Emma Thompson
Personnalité
Interprète, productrice, scénariste : années 1980-2020
Nationalité : Royaume-Uni
Naissance : 15/04/1959 - Royaume-Uni - Paddington, Comté de Londres, Angleterre
Identité
Genre : femme
Fonctions : Acteur, Scénariste, Auteur de l'œuvre originale, Producteur délégué, Producteur, Auteur
Biographie
Formation :
Enfant de la balle (ses deux parents sont comédiens), Emma Thompson suit des études littéraires à Cambridge, où elle fonde une compagnie de théâtre. Très active sur les planches dans des comédies musicales et humoristiques, la comédienne se prête également au jeu de la télévision où elle tourne dans de nombreuses mini-séries (Tutti Frutti ) ainsi que dans des téléfilms (The Winslow Boy ; Knuckle ).Carrière :
Emma Thompson, figure majeure du cinéma britannique, est une actrice et scénariste aux multiples facettes, aussi à l’aise dans les drames littéraires que dans les comédies grand public, couronnée par deux Oscars et une carrière jalonnée de rôles audacieux et inoubliables. Son talent pour mêler profondeur, humour et humanité en fait l’une des comédiennes les plus respectées de sa génération.
Emma Thompson débute au cinéma dans The Tall Guy (Mel Smith, 1989) mais c'est au côté de son mari de l'époque, l'acteur et réalisateur Kenneth Branagh, qu'elle fait véritablement ses preuves. Vouée à une simple apparition dans Henri V (1989), elle gagne en présence dans Beaucoup de bruit pour rien (1993), deux adaptations de William Shakespeare. L'actrice et le cinéaste se retrouvent dans la comédie dramatique contemporaine Peter's Friends (1992) puis débutent tous deux dans le polar avec Dead Again (1992) où elle tient cette fois la vedette. Le réalisateur James Ivory lui donne ensuite, dans Retour à Howards End (1992), la possibilité de prouver l'étendue de son talent, un jeu tout en nuances qui lui vaut de nombreuses récompenses dont un Oscar de la meilleure actrice. Le duo Anthony Hopkins-Emma Thompson se trouve de nouveau réuni dans Les Vestiges du jour (1993) du même James Ivory pour lequel elle obtient un Golden Globe. Après avoir joué une avocate déterminée dans Au nom du père (Jim Sheridan, 1993), l'actrice s'essaie à la comédie grand public aux côtés d'Arnold Schwarzenegger et Danny De Vito dans Junior (Ivan Reitman, 1994). Renouant avec les films en costumes, elle interprète Dora Carrington, peintre appartenant au fameux groupe de Bloomsbury au début du XXè siècle, dans Carrington (1995) avant de jouer Elinor dans Raison et sentiments (1995), une comédie romanesque de Ang Lee d'après le roman de Jane Austen, dont l'actrice signe également l'adaptation, récompensée par un nouvel Oscar. En 1998, la comédienne troque son costume du XIXe siècle pour une paire de rollers et ses rôles de châtelaine pour un emploi au FBI dans Judas Kiss (Sebastian Gutierrez, 1998). Elle interprète avec brio la même année l'épouse d'un candidat à la présidence des Etats-Unis dans Primary Colors de Mike Nichols face à John Travolta, prouvant une fois de plus son goût pour l'éclectisme. En dépit de sa participation au casting prestigieux de la comédie romantique Love Actually (Richard Curtis, 2003), sa carrière semble marquer le pas jusqu'à ce qu'elle rejoigne la saga Harry Potter dans laquelle elle tient le rôle de Sibylle Trelawney, la professeure de divination de l'école des sorciers de Poudlard. Elle est ainsi présente dans trois des films de cette série ultrapopulaire (Harry Potter et le prisonnier d'Azbakan, Alfonso Cuaron, 2004 ; Harry Potter et l'ordre du Phénix, David Yates, 2007 ; Harry Potter et les reliques de la mort, 2eme partie, David Yates, 2011). Elle triomphe également dans un autre film pour enfants, Nanny McPhee (Kirk Jones, 2005), où elle incarne la très laide gouvernante dotée de pouvoirs magiques d'enfants dissipés. Très impliquée dans la longue production de ce film dont elle a également écrit le scénario, elle en reprendra le personnage dans Nanny McPhee et le big bang (Susanna White, 2010). Sur un tout autre registre, entre deux seconds rôles dans des petits films d'auteur (Une éducation, Lone Scherfig, 2009) ou dans des blockbusters (l'agent O de Men in Black 3, Barry Sonnenfeld, 2012), cette comédienne vibrionnante fait preuve de beaucoup de sensibilité dans la comédie romantique Last Chance for Love (Joel Hopkins, 2008) où, quinquagénaire blessée par la vie, elle partage une dernière histoire d'amour avec un autre loser vieillissant incarné par Dustin Hoffman. En 2012, Emma Thompson campe P.L. Travers, l’auteure de Mary Poppins, dans Dans l’ombre de Mary (John Lee Hancock), où elle affronte Walt Disney, déterminé à adapter son roman au cinéma. Elle y livre une performance saluée par la critique, mêlant humour et gravité. La même année, elle partage l’affiche de Duo d’escorcs (Joel Hopkins) avec Pierce Brosnan, dans une comédie sur un couple divorcé qui se lance dans une aventure rocambolesque pour récupérer leur retraite. En 2015, elle prête ses traits à Mme Samovar dans La Belle et la Bête (Bill Condon), adaptation live-action du classique Disney, puis incarne une baronne excentrique dans Cruella (Craig Gillespie, 2019), aux côtés d’Emma Stone. En 2018, elle reprend son rôle de l’agent O dans Men in Black: International (F. Gary Gray), confirmant son aisance dans les blockbusters. En 2022, elle se glisse dans la peau de Miss Trunchbull, la terrible directrice de Matilda the Musical (Matthew Warchus, VOD), adaptation de la comédie musicale inspirée de Roald Dahl et crée la surprise avec Mes rendez-vous avec Léo. Pour de film de Sophie Hyde, Emma Thompson incarne Nancy Stokes, une enseignante de religion à la retraite, veuve et sexagénaire, qui n’a jamais connu de véritable épanouissement sexuel. Après la mort de son mari, elle décide de s’offrir les services de Léo Grande (Daryl McCormack), un jeune escort boy, pour explorer sa sensualité et briser les tabous d’une vie entière. Le film, centré sur leurs échanges intimes et leurs dialogues audacieux, permet à Thompson de livrer une performance à la fois drôle, touchante et profondément humaine, abordant sans fard la sexualité des seniors et la quête de soi à un âge où la société tend à invisibiliser les désirs féminins. Son interprétation, saluée pour son audace et sa vulnérabilité, a marqué les esprits et confirmé son talent pour les rôles complexes et engagés. En 2024, elle retrouve le personnage de Bridget Jones dans Bridget Jones : folle de lui (Paul Feig), où elle campe une mère de famille confrontée à de nouveaux défis sentimentaux. Enfin, en 2026, elle se plonge dans le thriller Dead of Winter (Brian Kirk, TV), où elle incarne une femme en deuil découvrant un secret terrifiant dans une cabane isolée du Minnesota, prouvant une fois de plus son talent pour les rôles complexes et nuancés.