Richard Gere

Personnalité

Interprète, producteur : années 1970-2020

Nationalité :  Etats-Unis

Naissance :  31/08/1949 - Etats-Unis - Philadelphie, Pennsylvanie

Identité

Genre : homme

État civil :

  • Richard Tiffany Gere

Fonctions : Acteur, Producteur, Producteur exécutif, Auteur primaire

Biographie

Formation :

Après des études de philosophie et de cinéma à l'université du Massachusetts, Richard Gere devient acteur professionnel à Seattle et à New York. En 1973, il obtient un rôle dans Grease sur une scène londonienne, avant de le reprendre à Broadway. Alors que sa carrière cinématographique démarre à peine, il incarne à Broadway un déporté homosexuel dans la pièce Bent (1979).

Carrière :

Acteur charismatique et séducteur, Richard Gere s’est imposé comme une figure majeure du cinéma américain, reconnu pour sa capacité à incarner des personnages complexes et nuancés à travers une carrière d’une remarquable longévité. Son œuvre, marquée par des collaborations emblématiques et plusieurs rôles cultes, continue d’évoluer avec une intensité artistique intacte.
Dès son troisième film, A la recherche de M. Goodbar (Richard Brooks, 1977), Richard Gere s'affirme comme l'un des nouveaux sex-symbols de la fin des années 1970. Charismatique et talentueux, il sait aussi choisir ses réalisateurs et participe à des projets originaux : le drame panthéiste Les Moissons du ciel (1978) de Terrence Malick, où il campe un ouvrier agricole ambitieux ou le film de guerre Yanks (1979) de John Schlesinger. Mais c'est son rôle de gigolo dans le film de Paul Schrader American Gigolo (1979) qui en fait véritablement une star. Versatile, n'hésitant pas à incarner des losers dès lors qu'ils sont sexy, il connaît un nouveau succès commercial avec la romance militaire Officier et Gentleman (Taylor Hackford, 1982). Ses films suivants, en dépit de sa belle prestation en musicien dans le Cotton Club de Francis Coppola (1984), ne sont pas à la hauteur, que ce soit le remake américain de A bout de souffle (A bout de souffle made in USA, Jim McBride, 1983), le péplum biblique King David (Bruce Beresford, 1985), le polar politique Les Coulisses du pouvoir (Sidney Lumet, 1986) ou les thrillers Le Consul honoraire (John Mckenzie, 1983) et Sans pitié (Richard Pearce, 1986). Son rôle de policier ripoux dans Affaires privées (Mike Figgis, 1990) lui permet de casser son image un peu trop lisse tandis que le triomphe international de la comédie romantique Pretty Woman (Gary Marshall, 1990) lui permet de rebondir en séducteur aux tempes grises ; sa composition d'un homme d'affaires cynique tombant amoureux d'une prostituée (Julia Roberts) permet en effet de redécouvrir son charme et son talent. Garry Marshall reformera le couple Gere-Roberts pour une autre romance, Just married (ou presque) (1999). Entre ces deux succès, Richard Gere enchaîne une série de réussites commerciales conventionnelles : les polars Sang chaud pour meurtre de sang-froid (Phil Joanou, 1992), Peur primale (Gregory Hoblit, 1996), Red Corner (Jon Avnet, 1997) ou le thriller Chacal (Michael Caton-Jones, 1997). Il se risque à un rôle en costumes en incarnant le fameux chevalier de la Table Ronde dans Lancelot (Jerry Zucker, 1995) et participe avec Intersection (Mark Rydell, 1994) à son second remake d'un film français, Les Choses de la vie. Il y en aura d'autres Sommersby (Jon Amiel, 1993), honorable remake du Retour de Martin Guerre, ou Infidèle (Adrian Lyne, 2002) d'après La Femme infidèle de Chabrol. De manière plus originale, Robert Altman lui offre le personnage du séduisant gynécologue de luxe de cette cruelle comédie sur les privilégiés qu'est Dr T. et les femmes (2000) tandis que la comédie musicale Chicago (Rob Marshall, 2002), lui permet de montrer ses aptitudes à la danse et au chant dans un rôle d'avocat véreux et sarcastique. Il récidive pour la danse en s'inscrivant dans un club de danse de salon avec comme seul objectif de rencontrer une belle inconnue (Jennifer Lopez) dans la romance un peu mièvre Shall We Dance (Peter Chelsom, 2004). Il réalise une performance très convaincante en escroc littéraire dans Faussaire (Lasse Hallstrom, 2006), histoire d'un écrivain médiocre qui obtient la gloire en signant une biographie inventée de Howard Hughes, et incarne une des six facettes de Bob Dylan (le Dylan âgé et country) dans le puzzle I'm Not There (Todd Haynes, 2007). Entre quelques rôles convenus dans des films médiocres (The Hunting Party, Richard Shepard, 2007 ; Amelia, Mira Nair, 2009 ; Hatchi, Lasse Hallstrom, 2009...), Richard Gere réussit des prestations très remarquées en flic à la veille de la retraite dans le très noir polar L'Elite de Brooklyn (Antoine Fuqua, 2009) et surtout en homme d'affaires rattrapé par ses fraudes dans le thriller financier Arbitrage (Nicholas Jarecki, 2012). Rare sur le grand écran, il confirme à nouveau son aisance dans les rôles d'hommes d'affaires tourmentés avec The Dinner (Oren Moverman, 2017, inédit), un drame familial et moral, où son jeu met au premier plan l'ambiguïté des choix personnels. Sous les traits d’un ancien documentariste, Richard Gere fait un retour remarqué devant la caméra de Paul Schrader avec Oh, Canada (2024). Ce rôle marque une collaboration majeure avec Paul Schrader, 44 ans après American Gigolo, et offre à Gere une performance mémorable et intense, où il incarne un homme en fin de vie confronté à ses regrets et à la vérité de son existence. Salué par la critique pour son interprétation, Richard Gere porte le film centré sur une exploration psychologique fine, dans une atmosphère sobre et presque douloureuse.

Autres activités :

Richard Gere, bouddhiste pratiquant, est très impliqué au service de la cause du Tibet et du dalaï-lama.

Bibliographie éditoriale

  • Périodique : American Film, vol. 5, n° 1, octobre 1979
  • Périodique : Films and Filming, n° 402, mars 1988
  • Périodique : Films and Filming, vol. 26, n° 6, mars 1980
  • Périodique : Interview, vol. 13, n° 10, octobre 1983
  • Périodique : Photoplay, vol. 29, n° 12, décembre 1978
  • Périodique : Photoplay, vol. 33, n° 12, décembre 1982
  • Périodique : Premiere (US), vol. 6, n° 7, mars 1993
  • Périodique : Première, n° 40, juin 1980
  • Périodique : Revue du Cinéma (La), n° 461, juin 1990
  • Périodique : Séquences, n° 164, mai 1993
  • Site Internet : Bio, filmo, articles, critiques, photos, actualité, bonus...

Récompenses et nominations

  • 2003 - Meilleure interprétation masculine - Golden Globes - Chicago - Obtenu
  • 2000 - Prix pour l'ensemble de la carrière - Chicago International Film Festival - Obtenu
  • 1997 - Prix spécial du jury - NBR - The National Board of Review of Motion Pictures (New York) - Red corner - Obtenu
  • 1979 - Meilleure interprétation masculine - David Di Donatello Awards - Days of heaven - Obtenu

Liens familiaux

Marié(e) à :