Nicole Garcia

Personnalité

Interprète, réalisatrice, scénariste : années 1960-2020

Nationalité :  France

Naissance :  22/04/1946 - France - Oran, Oran, Algérie

Identité

Genre : femme

Fonctions : Réalisateur, Acteur, Scénariste, Dialoguiste, Adaptateur, Auteur de l'œuvre originale, Auteur, Auteur primaire, Auteur secondaire

Biographie

Formation :

Rentrée d'Algérie avec sa famille en 1962, et après des études de droit, Nicole Garcia s'inscrit au Conservatoire d'art dramatique de Paris où elle obtient un 1er prix de comédie en 1969. Elle se produit ensuite sur les planches sous la direction de Jean-Pierre Miquel, de Jean-Pierre Bisson et de Roger Planchon.

Carrière :

Nicole Garcia s’impose comme une figure majeure du cinéma français, célèbre autant pour sa finesse d’interprétation que pour sa direction empreinte de délicatesse et d’intelligence des relations humaines. Dotée d’un regard profond sur les âmes tiraillées, elle incarne et met en scène des personnages à la complexité nuancée, toujours avec une grande émotion retenue.
Après quelques apparitions dans des comédies légères (Des garçons et des filles, 1967, d'Etienne Périer ; Le Gendarme se marie, 1968, de Jean Girault), Nicole Garcia se voit proposer un rôle dans Que la fête commence (1974) de Bertrand Tavernier. Quand l'année suivante elle est Jeanne/Elsa dans Duelle de Jacques Rivette, elle est étiquetée comme intellectuelle, ce qui est un peu réducteur pour une actrice capable d'interpréter des rôles aussi sensibles que celui d'Agnès dans La Question (1976) de Laurent Heynemann, un film difficile sur la répression de l'Etat français pendant la guerre d'Algérie ; le film est d'ailleurs retiré des salles... Nicole Garcia reçoit le César du Meilleur second rôle féminin pour son interprétation d'épouse trompée dans Le Cavaleur (Philippe de Broca, 1978). En 1979, Mon oncle d'Amérique d'Alain Resnais marque un tournant dans sa carrière. Dans le rôle de Janine Garnier, une comédienne issue du milieu ouvrier, elle apparaît comme l'antithèse de la femme-objet. Sa douceur et sa force de caractère se conjuguent à l'écran, ainsi que le démontre son interprétation de veuve outragée dans L'Honneur d'un capitaine (1982) de Pierre Schoendoerffer. La même année, elle retrouve Laurent Heynemann pour Stella, où elle incarne avec conviction une femme juive qui refuse l'amour de celui qui s'est compromis avec les nazis pour la sauver. Après beaucoup de rôles dramatiques, Nicole Garcia démontre avec Garçon (1983) de Claude Sautet qu'elle est aussi capable de jouer dans un registre plus léger. Elle se perd un temps dans Un homme et une femme, 20 ans déjà (1985) de Claude Lelouch, une suite de son grand succès de 1965, Un homme et une femme, avant de retrouver un rôle à sa mesure dans Aux petits bonheurs (1993) de Michel Deville. Après un premier court-métrage réalisé en 1985 (15 août, avec une apparition de Jean-Louis Trintignant), Nicole Garcia se lance dans l'aventure de la réalisation et laisse sourdre en elle un véritable univers d'auteur, peuplé d'être troubles, ni bons ni mauvais, semblant être en perte de repères. Elle filme la chute de ses personnages, l'instant où ils " passent la ligne ". Ainsi, c'est Gérard Lanvin au bord de tuer son père dans Le Fils préféré (1993) ou Catherine Deneuve partant à la recherche de son passé dans Place Vendôme (1997). En 2001 Nicole Garcia signe L'Adversaire, où elle développe de manière romanesque l'affaire Romand : Daniel Auteuil y incarne de façon magistrale le personnage d'un mythomane devenu l'assassin de toute sa famille ; le film est un grand succès. Avec l'étrange Selon Charlie (2005), la réalisatrice signe un film choral autour de sept personnages masculins en quête de sens. Puis Nicole Garcia ressuscite deux enfances algériennes à Oran, à travers celles de ses deux personnages d'Un balcon sur la mer (2009), film intimiste et mélancolique. La cinéaste n'abandonne pas pour autant sa carrière d'actrice, elle privilégie uniquement les films d'auteurs comme ceux de Claude Miller (Betty Fisher et autres histoires en 2000, La Petite Lili en 2002) mais aussi de réalisateurs bien moins connus comme Luc Bondy (Ne fais pas ça! en 2003), Rodolphe Marconi (Le Dernier jour en 2004) ou Eric de Montarlier (Ma place au soleil en 2006). Nicole Garcia apparaît ensuite en conseillère du planning familial dans le film engagé Les Bureaux de Dieu (Claire Simon, 2007). En 2011 elle est Sylvie Loriot, la journaliste tenace de 38 témoins (Lucas Belvaux). Nicole Garcia poursuit une trajectoire riche à la fois devant et derrière la caméra, confirmant son statut d’actrice et réalisatrice incontournable du cinéma français. En 2015, elle est à l’affiche de Belles Familles (2014) de Jean-Paul Rappeneau, un film qui mêle comédie et drame familial, démontrant une fois de plus son habileté à interpréter des personnages complexes. Mais c’est surtout dans sa carrière de réalisatrice que Nicole Garcia marque les esprits dans cette décennie. Elle réalise Mal de pierres (2015), adapté du roman de Milena Agus, une fresque intime sur les blessures de l’âme et l’amour contrarié, portée par Marion Cotillard. Le film est sélectionné en compétition officielle au Festival de Cannes, illustrant la reconnaissance critique internationale de son travail. En 2019, elle signe Les Amants, présenté en compétition à Venise et Toronto, qui poursuit son exploration des relations humaines au fil des générations, avec un casting où figurent notamment Pierre Niney et Stacy Martin. Plus récemment, Nicole Garcia revient devant la caméra dans Un beau matin (2022) de Mia Hansen-Løve, film dans lequel elle incarne avec justesse un rôle de soutien marqué par une grande sensibilité. En 2025, elle est à l’affiche de Marcello Moi, de Christophe Honoré.

Autres activités :

Nicole Garcia exprime également ses talents de comédienne au théâtre. Elle est l'interprète de nombreuses pièces : Smoking , les Caprices de Marianne , Elisabeth I , Cléopâtre . Elle ne dédaigne pas la télévision, où on la voit dans plusieurs films de qualité, dont Ce diable d'homme (1978) de Marcel Camus, Les capricieux (1983) de Michel Deville et Jeanne (1993) de Robert Mazoyer.

Filmographie

Courts métrages

Acteur

Réalisation

Scénariste

Longs métrages

Acteur

Auteur de l'œuvre originale

Adaptateur

Bibliographie éditoriale

  • Périodique : Avant-Scène Cinéma (L'), n° 451, avril 1996
  • Périodique : Ciné-Revue, vol. 61, n° 16, avril 1981
  • Périodique : Ciné-Revue, vol. 62, n° 39, septembre 1982
  • Périodique : Positif, n° 407, janvier 1995
  • Périodique : Première, n° 103, octobre 1985
  • Périodique : Première, n° 162, septembre 1990
  • Périodique : Première, n° 214, janvier 1995
  • Périodique : Première, n° 37, mars 1980
  • Périodique : Revue du Cinéma (La)/Image et Son, n° 402, février 1985
  • Périodique : Studio Magazine, n° 94, janvier 1995
  • Périodique : Studio Magazine, n° 98, mai 1995

Récompenses et nominations

  • 2001 - Prix d'interprétation féminine - Festival des Films du Monde (Montréal) - Betty Fischer et autres contes de Claude Miller - Obtenu
  • 1985 - Prix d'interprétation féminine - Festival des Films du Monde (Montréal) - Le quatrième pouvoir - Obtenu
  • 1980 - Meilleure interprétation féminine dans un 2nd rôle - César du Cinéma Français - Le cavaleur - Obtenu

Collections liées