James Woods
Interprète, réalisateur, producteur... : années 1970-2020
Nationalité : Etats-Unis
Naissance : 18/04/1947 - Etats-Unis - Vernal, Utah
Personnalité
Identité
Genre : homme
État civil :
- James Howard Woods
Fonctions : Réalisateur, Acteur, Voix (doublage), Scénariste, Producteur, Producteur exécutif, Préfacier, postfacier
Biographie
Formation :
Licencié ès mathématiques et sciences politiques, James Woods s'illustre d'abord sur les planches et obtient en 1965 le New England Regional Drama Festival Award pour son rôle dans The Little Foxes . Installé à New York en 1968, il débute à Broadway dans South Pacific , Borstal boy et Saved , qui lui valent plusieurs récompenses.Carrière :
Spécialiste des personnages troubles, violents ou cyniques, James Woods s’est imposé comme l’un des grands visages de la noirceur américaine à l’écran. Doté d’un jeu tendu et incisif, cet acteur au regard perçant a marqué aussi bien le cinéma d’auteur que les thrillers hollywoodiens, de Salvador à Vidéodrome.
C'est sous la houlette d'Elia Kazan dans Les Visiteurs (1972) que James Woods débute à l'écran, dans un emploi de psychopathe qui inaugure une longue série de rôles de tueur et de pervers. Employé dans des rôles secondaires (Le Flambeur, Karel Reisz, 1974 ; La Fugue, Arthur Penn, 1975 ; Bande de flics, Robert Aldrich, 1977), cet acteur au faciès osseux ne tarde pas à se faire un nom grâce au rôle principal de Tueurs de flics (1979), d'Harold Becker, nouvelle adaptation d'un roman de Joseph Wambaugh. Découvert par le public, James Woods promène son regard noir et cynique dans des rôles de voyeur (Vidéodrome, David Cronenberg, 1982), de paumé (L'Œil du témoin, Peter Yates, 1981) ou de truand (Contre toute attente, Taylor Hackford, 1984), (Il était une fois en Amérique, Sergio Leone, 1982). Journaliste raté dans Salvador (1986), d'Oliver Stone, rôle pour lequel il est nommé aux Oscars, il se fond aussi bien dans la peau d'un flic (Cop, J.B. Harris, 1988 ; La Manière forte, John Badham, 1991). Au cours des années 1990, de nombreux cinéastes l'emploient dans des seconds rôles à forte personnalité (Casino, Martin Scorsese, 1995 ; Nixon, Oliver Stone, id.). En 1999, James Woods s'illustre dans le premier film très remarqué de Sofia Coppola, Virgin Suicides. Il prête également sa voix pour des dessins animés : Final fantasy, les créatures de l'esprit, Hironobu Sakaguchi, 2000 ; La Cour de récré : Vive les vacances, Chuck Shutz, 2000 ; Hercule, John Musker, 1997. Au cours des années 2000, James Woods continue d’exploiter son image de prédateur cynique ou d’autorité ambiguë dans des productions souvent nerveuses et violentes. On le retrouve en médecin froid dans John Q. (Nick Cassavetes, 2001), en producteur véreux dans Be Cool (F. Gary Gray, 2004) ou en notable manipulateur dans Pretty Persuasion (Marcos Siega, id.). Son regard aigu et sa diction tranchante nourrissent également plusieurs compositions vocales, de Stuart Little 2 (Rob Minkoff, 2001) à Apprentis super-héros (Kyung Ho Lee, Wonjae Lee, 2017) en passant par Les Rois de la glisse (Ash Brannon et Chris Buck, 2004). Fidèle aux personnages durs et inquiétants, il campe un ancien shérif brutal dans Chiens de paille (Rod Lurie, 2011), remake du classique de Sam Peckinpah, puis des figures d’hommes de pouvoir dans Jobs (Joshua Michael Stern, 2012), White House Down (Roland Emmerich, 2012) et Officer Down (Brian A. Miller, 2013). Plus rare au cinéma à partir des années 2010, il poursuit néanmoins une carrière intermittente où son jeu nerveux et abrasif continue d’imposer une présence singulière dans le paysage hollywoodien.