Woody Allen

Personnalité

Réalisateur, scénariste, interprète... : années 1950-2020

Nationalité :  Etats-Unis

Naissance :  30/11/1935 - Etats-Unis - New York, New York

Identité

Genre : homme

État civil :

  • Allan Stewart Konigsberg
  • Allen Stewart Konigsberg

Fonctions : Réalisateur, Acteur, Scénariste, Dialoguiste, Auteur de l'œuvre originale, Collaborateur au scénario, Producteur associé, Compositeur de la musique originale, Auteur, Auteur primaire, Auteur secondaire

Biographie

Formation :

Woody Allen, de son vrai nom Allen Stewart Königsberg, passe son enfance à Brooklyn. A 16 ans, il commence à écrire des gags qui sont publiés dans des journaux. Peu enclin aux études il n'a de cesse d'écrire gags et sketches de stand-up pour les magazines, les cabarets, la télévision et le théâtre. Il s'assoit une solide réputation dans le monde du spectacle en créant et peaufinant son personnage d'intellectuel névrosé qui ne le quittera plus.

Carrière :

Réalisateur, scénariste et acteur américain prolifique, Woody Allen est une figure emblématique du cinéma indépendant, connu pour son humour intellectuel, son style unique et ses comédies dramatiques qui explorent les relations humaines, l'amour et l'existentialisme. Oscarisé à quatre reprises, il a marqué l'histoire du cinéma avec des chefs-d'œuvre tels que Annie Hall et Manhattan.
Woody Allen débute au cinéma en écrivant le scénario de What's new, Pussycat ? (Clive Donner, 1964), qui devient un énorme succès. Il poursuit sa carrière d'humoriste dans des cabarets et réalise des premiers films à ressort purement comiques comme l'étrange Lily la tigresse (1964) ou Prends l'oseille et tire-toi (1969). L'humour juif new-yorkais est la base de ses situations comiques. Le cinéaste se caractérise lui-même comme étant "marxiste à tendance Groucho", mais au fil de ses réalisations va développer son propre comique.
Sa rencontre avec le public a réellement lieu grâce à Annie Hall (1977), qui remporte quatre Oscars ; Allen y dépasse le burlesque et le satirique de ses premiers opus et commence à développer un style plus personnel, empreint de mélancolie, d'humour et d'une forte dose d'autodérision. En effet Woody Allen se met lui-même en scène de films en films et se créé un personnage d'intellectuel maladroit, hypocondriaque, bourré de complexes et d'inhibitions, un brin paranoïaque mais à l'humour salvateur.
La comédie de moeurs devient son genre de prédilection, et après Annie Hall, il tourne Manhattan (1979), film en noir et blanc qui magnifie New York. Offrant ses plus beaux rôles à Diane Keaton, sa compagne de l'époque, il fera ensuite régulièrement appel aux femmes qui partagent sa vie. A partir de 1982, c'est à Mia Farrow, sa nouvelle compagne, qu'il donne tous les premiers rôles. Woody Allen établit de nombreuses connexions entre sa vie privée et son métier. Ce qui amène de nombreux critiques à voir dans son oeuvre un cinéma égocentrique et autobiographique ; une thèse qui reste discutable car la variété des situations auxquelles son personnage est confronté prouve le contraire : les personnages de ses films sont bien plus que des déclinaisons de la personnalité du réalisateur.
Comme pour prouver qu'il n'est pas qu'un amuseur, le cinéaste livre également un vrai drame avec Intérieurs (1978), inspiré par le cinéma de Bergman. A cette époque, Allen se nourrit des créateurs européens. Stardust Memories (1980), September (1987), Une autre femme (1988) ont des accents felliniens. En 1984, il signe La Rose pourpre du Caire, réflexion enlevée sur le septième art où il insère sur sa pellicule des éléments puisés dans des classiques des années 1950. Mais la veine comique ou introspective de Woody Allen n'est pas tarie. Dans Hannah et ses sœurs (1986), il explore de rocambolesques relations amoureuses et familiales, incarnant Mickey, un producteur de radio stressé en quête de Dieu. On peut citer dans la même veine autobiographique Maudite Aphrodite (1995) et Harry dans tous ses états (1997), véritable mise en abyme de son cinéma habituel.
Mais toujours, le réalisateur prouve qu'il sait mêler son humour à d'autres genres, comme la comédie policière, avec Meurtre mystérieux à Manhattan (1992) ou Le sortilège du scorpion de jade (2001). En 1996 il tourne Tout le monde dit I love you, une comédie bien plus grand public. Allen aime s'interroger sur le sens de la célébrité et du showbiz, comme dans Accords et désaccords (1999) - véritable hommage au jazz, Celebrity (1998), Hollywood ending (2001). Peut-être lassés par le style allenien, les producteurs, la critique et le public adhèrent désormais moins à son cinéma.
Il faut attendre 2004 pour revoir un "grand" Woody Allen : le cinéaste rejoint à nouveau l'Europe, change de ton, et tourne à Londres Match point, dans lequel il révèle Scarlett Johansson dans un film profond qui explore tout le désarroi et la noirceur de l'âme humaine à travers un personnage manipulateur et complexe. Nouveau gros succès en 2006 avec Le rêve de Cassandre où Ewan McGregor et Colin Farrel incarnent deux frères que l'argent et la jalousie vont détruire. Les films suivants sont inégaux. On retiendra Vicky Cristina Barcelona (2007), qui met en scène Penelope Cruz ; Minuit à Paris (2010), une romance au casting prestigieux qui revisite le Paris de la première moitié du XXe siècle. Après le succès de Minuit à Paris, Allen réalise To Rome with Love (2012), une comédie romantique se déroulant dans la capitale italienne. En 2013, il revient aux États-Unis avec Blue Jasmine, un drame psychologique qui vaut l'Oscar de la meilleure actrice à Cate Blanchett. Le cinéaste retourne ensuite en Europe pour Magic in the Moonlight (2014), une comédie romantique située dans le sud de la France des années 1920. L'Homme irrationnel (2015) explore des thèmes philosophiques plus sombres, tandis que Café Society (2016) offre une vision nostalgique du Hollywood des années 1930. En 2017, Allen réalise Wonder Wheel, un drame se déroulant à Coney Island dans les années 1950. Un jour de pluie à New York (2019) marque son retour à sa ville natale, mettant en scène de jeunes acteurs dans une comédie romantique. Rifkin's Festival (2020), tourné en Espagne, est une comédie sur un couple américain assistant à un festival de cinéma. En 2022, il réalise son 50e long-métrage, Coup de chance, entièrement tourné en français à Paris, confirmant son affinité pour l'Europe et le cinéma français. Malgré des controverses sur sa vie privée qui ont affecté sa carrière aux États-Unis, Woody Allen continue de trouver un public fidèle en Europe, où ses films sont généralement bien accueillis. Son style unique, mêlant humour, introspection et références culturelles, reste une constante dans son œuvre, même si ses derniers films n'ont pas atteint le même niveau de succès critique et commercial que ses classiques des décennies précédentes.

Autres activités :

Woody Allen travaille à la télévision comme gagman dans le Gary More Show et dans Tonight Show dans les années 1960. Il écrit également dans les revues From A to Z , Play boy , The New Yorker et Evergreen . En 1961, sa popularité explose lorsqu'il se produit dans le cabaret Bitter End de Greenwich Village. Woody Allen est joueur de clarinette dans un orchestre de jazz de La Nouvelle-Orléans, The Ragtime Rascals et a enregistré plusieurs disques. Il est également dramaturge. Ses pièces sont régulièrement jouées sur les grandes scènes internationales.

Filmographie

Courts métrages

Auteur de l'œuvre originale

Longs métrages

Producteur associé

Collaborateur au scénario

Auteur de l'œuvre originale

Compositeur de la musique originale

Bibliographie éditoriale

  • Ouvrage : Conversation avec Woody Allen : D'après les entretiens Parus dans Le Monde / Jean-Michel Frodon. - Paris : Plon, 2000
  • Ouvrage : Figures filmiques : les mondes New-Yorkais de Martin Scorsese et Woody Allen / Patricia Kruth. - [S.l. : s.n.], 2000
  • Ouvrage : Le petit Woody Allen illustré.- Paris : Plon, 1995
  • Ouvrage : Love, sex, death and the meaning of life : the films of Woody Allen / Foster Hirsch.- New York : Limelight, 1990
  • Ouvrage : The films of Woody Allen / Sam B. Girgus.- Cambridge ; New York : Cambridge University Press, 1993
  • Ouvrage : Woody : movies from Manhanttan / Julian Fox.- London : Bastford, 1996
  • Ouvrage : Woody Allen / Jean-Philippe Guérand.- Paris : Rivages, 1989
  • Ouvrage : Woody Allen / Jean-Philippe Guérand.- Paris : Rivages, 1995
  • Ouvrage : Woody Allen : A biography / John Baxter. - London : HarperCollins, 1999
  • Ouvrage : Woody Allen : biographie / Eric Lax.- Paris : Julliard, 1992
  • Ouvrage : Woody Allen at work : the photographs of Brian Hamill / Brian Hamill ; Charles Champlin ; Derrick Tseng.- New York : Harry N. Abrams, 1995
  • Ouvrage : Woody Allen on Woody Allen : in conversation with Stig Björkman / Woody Allen ; Stig Bjorkman.- London : Faber and Faber, 1994
  • Périodique : American Film, vol. 2, n° 7, mai 1977. B. Drew : "Woody Allen is feeling better".
  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n° 462, décembre 1992. Frédéric Strauss & Nicolas Saada : "Retour vers le futur".
  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n° 472, octobre 1993. Camille Taboulay, Thierry Jousse & Frédéric Strauss : "Crimes et délires".
  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n° 520, janvier 1998. Serge Toubiana & Antoine De Baecque : "Docteur Allen et Mister Flou".
  • Périodique : Cinéma 72, n° 265, janvier 1981. Jacqueline Nacache : "L'insolence du désespoir".
  • Périodique : Cinema Papers, n° 58, juillet 1986. A. Walker : "Woody Allen".
  • Périodique : Cinema, vol. 7, n° 3, hiver 1972/73. S. Mamber & R. Mundy : "Interview".
  • Périodique : CinémAction, n° 37, février 1986. D. Cohen : "Dans les bagages culturels du juif : l'humour".
  • Périodique : Ecran, n° 83, septembre 1979. Gilles Cèbe : "Woody Allen".
  • Périodique : Films and Filming, n° 375, décembre 1985. John Kobal : "The Kobal tapes".
  • Périodique : Jeune Cinéma, n° 120, juillet/août 1979. M. Fernandez & C.G. Brusco : "Woody Allen".
  • Périodique : Jeune Cinéma, n° 197, octobre/novembre 1989. Bernard Nave : "La maturation d'une oeuvre".
  • Périodique : Mensuel du Cinéma (Le), n° 1, novembre/décembre 1992. Jacqueline Nacache & Yves Alion : "Fragments du discours amoureux".
  • Périodique : Mensuel du Cinéma (Le), n° 10, octobre 1993. Yves Alion & Lucie Desanglois : "Entretien avec Woody Allen".
  • Périodique : Positif, n° 279, mai 1984. Robert Benayoun : "Vous avez dit Woody ?".
  • Périodique : Positif, n° 348, février 1990. Vincent Amiel : "L'inconséquence de Woody".
  • Périodique : Positif, n° 408, février 1995. Christian Viviani : "Woody Allen".
  • Périodique : Positif, n° 432, février 1997. Alain Masson : "Woody Allen".
  • Périodique : Positif, n° 444, février 1998. Numéro Spécial consacré à Woody Allen.
  • Périodique : Positif, n° 456, février 1999. Olivier de Bruyn : "Woody Allen".
  • Périodique : Positif, n° 468, février 2000. Grégory Valens, Jean-Loup Bourget & Franck Garbarz : "Woody Allen".
  • Périodique : Positif, n° 490, décembre 2001. Jean-Loup Bourget, Michel Ciment & Franck Garbarz : "Woody Allen".
  • Périodique : Premiere (ENG), vol. 5, n° 4, mai 1997
  • Périodique : Première, n° 239, février 1997
  • Périodique : Revue du Cinéma (La), n° 398, octobre 1984. Yves Alion & Gilles Colpart : "Woody Allen".
  • Périodique : Revue du Cinéma (La), n° 412, janvier 1986. Raymond Lefèvre : "Dedans dehors".
  • Périodique : Revue du Cinéma (La), n° 416, mai 1986. Aline Bertoni & Henri Béhar : "Woody Allen".
  • Périodique : Revue du Cinéma (La), n° 479, février 1992. Jacqueline Nacache : "Les mystères de l'évidence".
  • Périodique : Sight and Sound, vol. 4, n° 2, février 1994. Jonathan Romney & Philip Kemp : "Shelter from the storm/Manhattan murder mystery".
  • Périodique : Télérama, n° 2348, janvier 1995. Pierre Murat & Marie-Elisabeth Rouchy : "L'art ne change rien à la vie".
  • Périodique : Wide Angle, vol. 3, n° 2, 1979. Maurice Yacowar : "Forms of coherence in the Woody Allen comedies".
  • Site Internet : Filmographie, ouvrages, albums, fichiers audio, anecdotes...
  • Site Internet : Woody Allen et les femmes

Récompenses et nominations

  • 2012 - Meilleur scénario - AMPAS - Academy of Motion Picture Arts and Sciences - Minuit à Paris - Obtenu
  • 2012 - Meilleur scénario - Golden Globes - Minuit à Paris - Obtenu
  • 2012 - Meilleur scénario - Writers Guild of America Awards - Minuit à Paris - Obtenu
  • 2002 - Prix pour l'ensemble de la carrière - Festival International du Film (Cannes) - Palme des Palmes - Obtenu
  • 1998 - Prix pour l'ensemble de la carrière - Las Vegas Film Critics Society Awards - Obtenu
  • 1997 - Prix pour l'ensemble de la carrière - BAFTA - The British Academy of Film and Television Arts - Obtenu
  • 1996 - Prix pour l'ensemble de la carrière - DGA - Directors Guild of America (Los Angeles) - Obtenu
  • 1995 - Lion d'or pour l'ensemble de la carrière - Mostra Internazionale d'Arte Cinematografica (Venezia) - Obtenu
  • 1993 - Meilleur scénario - BAFTA - The British Academy of Film and Television Arts - Husbands and wives - Obtenu
  • 1990 - Meilleur scénario - Writers Guild of America Awards - Crimes and misdemeanors - Obtenu
  • 1990 - Meilleur scénario - David Di Donatello Awards - Crimes and misdemeanors - Obtenu
  • 1987 - Meilleur réalisateur - BAFTA - The British Academy of Film and Television Arts - Hannah and her sisters - Obtenu
  • 1987 - Meilleur scénario - BAFTA - The British Academy of Film and Television Arts - Hannah and her sisters - Obtenu
  • 1987 - Meilleur scénario - AMPAS - Academy of Motion Picture Arts and Sciences - Hannah and her sisters - Obtenu
  • 1987 - Meilleur scénario - Writers Guild of America Awards - Hannah and her sisters - Obtenu
  • 1987 - Prix pour l'ensemble de la carrière - Writers Guild of America Awards - Obtenu
  • 1987 - Meilleur scénario - Boston Society of Film Critics Awards - Hannah and her sisters - Obtenu
  • 1987 - Meilleur scénario - David Di Donatello Awards - Hannah and her sisters - Obtenu
  • 1987 - Meilleure interprétation masculine - American Comedy Awards - Hannah and her sisters - Obtenu
  • 1987 - Prix pour l'ensemble de la carrière - American Comedy Awards - Obtenu
  • 1986 - Meilleur réalisateur - New York Film Critics Circle Awards - Hannah and her sisters - Obtenu
  • 1986 - Meilleur réalisateur - NBR - The National Board of Review of Motion Pictures (New York) - Hannah and her sisters - Obtenu
  • 1986 - Meilleur scénario - Golden Globes - The Purple Rose of Cairo - Obtenu
  • 1986 - Meilleur scénario - Los Angeles Film Critics Association Awards - Hannah and her sisters - Obtenu
  • 1986 - Meilleur scénario - BAFTA - The British Academy of Film and Television Arts - The purple rose of Cairo - Obtenu
  • 1986 - Meilleur scénario - Boston Society of Film Critics Awards - The purple Rose of Cairo - Obtenu
  • 1985 - Meilleur scénario - David Di Donatello Awards - Braodway Danny Rose - Obtenu
  • 1985 - Meilleur scénario - Writers Guild of America Awards - Broadway Danny Rose - Obtenu
  • 1985 - Meilleur scénario - BAFTA - The British Academy of Film and Television Arts - Broadway Danny Rose - Obtenu
  • 1985 - Meilleur scénario - New York Film Critics Circle Awards - The purple Rose of Cairo - Obtenu
  • 1984 - Meilleure interprétation masculine - David Di Donatello Awards - Zelig - Obtenu
  • 1980 - Meilleur réalisateur - NSFC Award - National Society of Film Critics Awards - Manhattan - Obtenu
  • 1980 - Meilleur scénario - BAFTA - The British Academy of Film and Television Arts - Manhattan - Obtenu
  • 1979 - Meilleur réalisateur - New York Film Critics Circle Awards - Manhattan - Obtenu
  • 1978 - Meilleur réalisateur - BAFTA - The British Academy of Film and Television Arts - Annie Hall - Obtenu
  • 1978 - Meilleur scénario - BAFTA - The British Academy of Film and Television Arts - Annie Hall - Obtenu
  • 1978 - Meilleur scénario - NSFC Award - National Society of Film Critics Awards - Annie Hall - Obtenu
  • 1978 - Meilleur réalisateur - AMPAS - Academy of Motion Picture Arts and Sciences - Annie Hall - Obtenu
  • 1978 - Meilleur réalisateur - DGA - Directors Guild of America (Los Angeles) - Annie Hall - Obtenu
  • 1978 - Meilleur scénario - AMPAS - Academy of Motion Picture Arts and Sciences - Annie Hall - Obtenu
  • 1977 - Meilleur réalisateur - New York Film Critics Circle Awards - Annie Hall - Obtenu
  • 1977 - Meilleur scénario - New York Film Critics Circle Awards - Annie Hall - Obtenu
  • 1977 - Meilleur scénario - Los Angeles Film Critics Association Awards - Annie Hall - Obtenu
  • 1975 - Prix pour l'ensemble de la carrière - Internationale Filmfestspiele (Berlin) - Obtenu

Liens familiaux

Marié(e) à :

Collections liées