Jean-Pierre Darroussin
Personnalité
Interprète, réalisateur, scénariste : années 1970-2020
Nationalité : France
Naissance : 04/12/1953 - France - Courbevoie, Seine
Identité
Genre : homme
État civil :
- Jean-Pierre Ernest Darroussin
Fonctions : Réalisateur, Acteur, Scénariste, Adaptateur, Dialoguiste, Auteur
Biographie
Formation :
En 1976, Jean-Pierre Darroussin entre au Conservatoire d'art dramatique de Paris et débute une carrière théâtrale en 1979. Il entre réellement dans le monde du cinéma français en 1984 grâce à Bertrand Blier dans Notre histoire .Carrière :
Figure incontournable du cinéma français, Jean-Pierre Darroussin est reconnu pour sa sensibilité, sa justesse et sa capacité à incarner des personnages populaires, tendres ou cabossés, notamment dans ses collaborations avec Robert Guédiguian (Marius et Jeannette, La Ville est tranquille, Les Neiges du Kilimandjaro, La Villa), et pour son César du meilleur acteur dans un second rôle dans Un air de famille.
Jean-Pierre Darroussin fait ses premiers pas au cinéma en 1978 puis en 1980, dans un film de Philippe de Broca, Psy. Il incarne un personnage paranoïaque au côté de Patrick Dewaere. Il interprète par la suite des seconds rôles dans Est-ce bien raisonnable ? (1980) de Georges Lautner, Notre histoire (1984) de Bertrand Blier, On ne meurt que deux fois (1985) de Jacques Deray. Il tourne pour la première fois sous la direction de son ami Robert Guédiguian, dans Ki lo sa ? (1985) et c'est le début d'une longue histoire, la naissance d'une petite " famille " du cinéma. En 1988 il se fait remarquer grâce à Mes meilleurs copains de Jean-Marie Poiré, où il campe un jeune hippie attardé. Il prête sa silhouette de Pierrot lunaire un tantinet naïf et son regard de chien battu à des personnages populaires auxquels il donne des airs de tendresse et d'ironie, entre réserve et timidité. En 1992, il joue dans Cuisine et dépendances de Philippe Muyl, un film adapté d'une pièce d'Agnès Jaoui et de Jean-Pierre Bacri. Le succès est total. En 1995, il accède à la reconnaissance du grand public en barman maladroit dans une autre pièce du couple Jaoui-Bacri, Un air de famille réalisé par Cédric Klapisch. Il retrouve Guédiguian en 1996 qui le dirige dans Marius et Jeannette, où il interprète aux côtés d'Ariane Ascaride un ancien communiste marseillais. Le public plébiscite le film. En 1997, il fait partie de la distribution d'On connaît la chanson d'Alain Resnais et d'A la place du cœur de Guédiguian. En 1997 il obtient un rôle principal et change de registre : on le retrouve en détective anarchiste dans Le Poulpe de Guillaume Nicloux. Fin 1998, il joue un père suicidaire élevé par ses deux filles dans Qui plume la lune ? de Christine Carrière, et en 2000, il travaille à nouveau avec la famille Guédiguian pour La Ville est tranquille. Il incarne en 2002 le personnage principal de Ah ! si j'étais riche, un co-propriétaire dans la " fantaisie immobilière " dans Mille millièmes, de Rémy Waterhouse. Il tourne avec Marc Esposito, alors critique cinéma dans le magazine Studio. Pour ce film, Le cœur des hommes, il est aux côtés de Bernard Campan, Gérard Darmon et Marc Lavoine. En 2005, Jean-Pierre Darroussin réalise son premier long métrage, Le Pressentiment, il y interprète lui-même le rôle principal. Il retrouve de nouveau Guédiguian pour le film Le Voyage en Arménie, sorti en 2006. Au printemps 2007, il est à l'affiche de la comédie dramatique J'attends quelqu'un et il est aux côtés de Daniel Auteuil dans Dialogue avec mon jardinier réalisé par Jean Becker. Il est ensuite à l'affiche, avec Ariane Ascaride, de Lady Jane (2007), de Robert Guédiguian, et du Voyage aux Pyrénées (id.), des frères Larrieu. Il s’illustre ensuite dans Les Grandes Personnes (2007) d’Anna Novion, puis dans Erreur de la banque en votre faveur (2089) et Rien de personnel (2008). La même année, il incarne l’inspecteur Pujol dans L’Armée du crime de Guédiguian, avant de retrouver ce dernier à de multiples reprises, notamment dans Les Neiges du Kilimandjaro (2010), où il campe un ouvrier syndicaliste bouleversé par la vie, puis dans La Villa (2016), chronique familiale sur fond de Méditerranée, et Gloria Mundi (2019), portrait social poignant. Darroussin multiplie les registres, passant du polar (L’Immortel, 2009), à la comédie (Holiday, 2010), du drame social (De bon matin, 2010) à la fable humaniste (Le Havre d’Aki Kaurismäki, 2010). Il se distingue également dans La Fille du puisatier (2010) de Daniel Auteuil, puis dans Rendez-vous à Kiruna (2011), road-movie intimiste, et dans Le Cœur des hommes 3 (2012), retrouvant le personnage de Manu, témoin des tourments masculins contemporains. En 2012, il incarne Panisse dans les adaptations de Marius et Fanny, puis enchaîne avec Bon rétablissement ! (2013) d’après Marie-Sabine Roger. Il continue d’explorer les relations humaines dans La Ritournelle (2013) et Coup de chaud (2014), avant de prêter sa sensibilité à Une vie (2015), adaptation du roman de Maupassant et de s’illustrer dans Les Éblouis (2018). Dans les années 2020, il joue Rabut dans Des hommes (2019) de Lucas Belvaux, puis le directeur dans Le Trésor du Petit Nicolas (2021), et participe à Rumba la vie (2020) de Franck Dubosc. Il poursuit sa collaboration avec Guédiguian dans Et la fête continue ! (2023), chronique sociale sur fond de Marseille, confirmant une fidélité rare et une capacité à incarner, avec justesse, des personnages populaires, tendres ou cabossés, toujours empreints d’une humanité profonde. En 2025, il est à l’affiche de Juliette au printemps (2024) poursuivant un parcours où se mêlent éclectisme, engagement et discrétion, fidèle à cette silhouette de Pierrot lunaire, tour à tour grave ou malicieuse, qui a su conquérir le public et marquer durablement le cinéma français.