Jean-Hugues Anglade
Personnalité
Interprète, réalisateur, scénariste : années 1970-2010
Nationalité : France
Naissance : 29/07/1955 - France - Thouars, Deux-Sèvres
Identité
Genre : homme
État civil :
- Jean-Hughes Marie Émile Anglade
Fonctions : Réalisateur, Acteur, Voix (commentaire), Scénariste, Dialoguiste, Auteur, Auteur primaire, Auteur secondaire
Biographie
Formation :
En 1975, Jean-Hugues Anglade entre au Conservatoire national d'art dramatique de Paris. Il commence une carrière au théâtre et à la télévision. On le voit dans Un comique-né (1977) de Michel Polac, La peau de chagrin (1978) d'après un roman éponyme de Balzac réalisé par Michel Favart, Par ordre du roy (1979) de Michel Mitrani.Carrière :
Figure emblématique du cinéma français depuis les années 1980, Jean-Hugues Anglade est reconnu pour sa polyvalence et son intensité à l'écran, incarnant des personnages complexes dans des films cultes comme 37°2 le matin et La Reine Margot, qui lui a valu un César du meilleur acteur dans un second rôle.
Après un premier rôle au cinéma dans L'indiscrétion (1982) de Pierre Lary, Jean-Hugues Anglade est révélé par L'homme blessé (1982) de Patrice Chéreau. Il incarne un homme troublé par sa rencontre avec un homosexuel. Le film est sélectionné au Festival de Cannes et Jean-Hugues Anglade est nominé aux Césars. En 1984, Luc Besson lui offre le rôle du pickpocket en rollers de Subway, film remarquablement accueilli par le public. Avec son rôle de Zorg dans 37°2 le matin (1986) de Jean-Jacques Beineix, Jean-Hugues Anglade accède à une reconnaissance mondiale : le film est plébiscité partout, du Japon aux Etats-Unis. En 1987, l'acteur partage l'affiche de Maladie d'amour de Jacques Deray avec Nastassja Kinski. L'année suivante, il se rend à Bombay pour jouer dans Nocturne indien d'Alain Corneau. Il retrouve Luc Besson en 1989 pour incarner le petit ami de Nikita. Le film remporte un grand succès. Acteur au registre très large, Jean-Hugues Anglade s'adapte à ses personnages avec aisance : dangereux chef de gang hystérique dans Killing Zoé (1993) de Roger Avary, il pratique un jeu plus sobre dans Les marmottes (1993) d'Elie Chouraqui, qu'il retrouve deux ans plus tard pour Les menteurs. Son interprétation de Charles IX dans La reine Margot (1993) de Patrice Chéreau lui vaut un César. Il tourne régulièrement en tant qu'acteur avant de s'essayer à la réalisation avec Tonka (1996), une histoire d'amour sur fond d'athlétisme mal accueillie par la critique. Il se consacrera par la suite à son métier d'acteur en enchaînant de nombreux tournages à la fois dans des seconds rôles et rôles principaux. Son talent lui permet de passer de la comédie, Laisse tes mains sur mes hanches (2002) de Chantal Lauby, au drame, Persécution (2008) de Patrice Chéreau, en passant par le film d'action de production américaine, Taking lives, destins violés (2003) de D.J. Caruso. En 2010, il apparaît dans le thriller Dans ton sommeil (2009) de Caroline et Eric du Potet, puis dans la comédie Le Marquis (2010) de Dominique Farrugia. L'acteur enchaîne avec des rôles variés, notamment dans Amitiés sincères (2011) de Stéphan Archinard et François Prévôt-Leygonie. En 2015, Anglade marque son retour dans un rôle principal avec Je suis un soldat (2014) de Laurent Larivière, présenté dans la section Un Certain Regard au Festival de Cannes. La même année, il apparaît dans L'Odeur de la mandarine (id.) de Gilles Legrand. En 2017, il rejoint le casting de la comédie dramatique à succès Le Grand Bain de Gilles Lellouche, où il incarne un membre d'une équipe masculine de natation synchronisée. L'acteur poursuit sa carrière avec des rôles dans des productions variées. En 2022, il joue dans la comédie Alors on danse (2021) de Michèle Laroque et dans Super-héros malgré lui (id.) de Philippe Lacheau. L'année 2023 est particulièrement active pour Anglade, qui apparaît dans deux films historiques : Vaincre ou mourir (2022) de Paul Mignot et Vincent Mottez, et Gueules noires (2023) de Mathieu Turi, un film d'horreur se déroulant dans une mine de charbon en 1956.