Jack Nicholson

Personnalité

Interprète, producteur, scénariste, réalisateur... : 1950-2010

Nationalité :  Etats-Unis

Naissance :  22/04/1937 - Etats-Unis - Neptune City, New Jersey

Identité

Genre : homme

État civil :

  • John Joseph Nicholson

Fonctions : Réalisateur, Acteur, Intervenant, Scénariste, Producteur, Interprète des chansons préexistantes

Biographie

Formation :

Jack Nicholson exerce plusieurs petits métiers à Los Angeles avant d'être engagé par la Metro-Goldwyn-Mayer au service du courrier du département animation. Il suit des cours d'art dramatique et fait de la figuration au Los Angeles Players Ring Theatre .

Carrière :

Jack Nicholson, monstre sacré du cinéma américain, incarne à lui seul l’audace, la complexité et la rébellion hollywoodienne. Avec trois Oscars, des rôles cultes comme ceux de Shining, Vol au-dessus d’un nid de coucou ou Batman, il a marqué l’histoire du 7e art par son charisme envoûtant et ses interprétations inoubliables.
En 1958, Jack Nicholson débute au cinéma dans The Cry baby killer de Jus Addis. Il poursuit sa carrière dans des films réalisés par Roger Corman (The Little shop of horrors, 1961 ; The Raven, 1963 ; The Terror, 1963). Il écrit le scénario de deux longs-métrages réalisés par Monte Hellman, Flight to fury (1964) et Ride in the whirlwind (L'Ouragan de la vengeance, 1967), dans lesquels il interprète le rôle principal. Malgré l'échec de ces films, l'acteur est remarqué. En 1968, il écrit et produit Head, un documentaire sur la drogue réalisé par Bob Rafelson. C'est en 1969 qu'il accède à la notoriété mondiale avec son personnage d'avocat marginal dans Easy rider (1968) de Dennis Hopper. Les rôles qu'il interprète expriment un certain mal de vivre et revendiquent un refus des normes. Ainsi, on le retrouve en musicien devenu ouvrier dans Five easy pieces (5 pièces faciles, 1970) ou en vagabond assassin dans The Postman always rings twice (Le Facteur sonne toujours deux fois, 1980), deux films de Bob Rafelson. En 1970, Nicholson signe son premier long métrage : Drive he said (Vas-y fonce). Il joue pour Roman Polanski (Chinatown, 1974) et Michelangelo Antonioni (Profession : reporter, id.). Acteur introspectif, il cède à des excès à la limite du cabotinage, mais dans One flew over the cuckoo's nest (Vol au-dessus d'un nid de coucou, 1975) de Milos Forman, il maîtrise cette exubérance. Il renoue avec la mise en scène en 1978 avec Goin' south (En route pour le Sud). En 1980, Stanley Kubrick réinvente le film d'épouvante. Il lui offre un véritable rôle de composition dans Shining, adapté de l'oeuvre de Stephen King, où Nicholson exerce son talent en incarnant un écrivain schizophrène et possédé. Dans les années 1980, sa présence à l'affiche d'un film représente un atout considérable. Il campe l'écrivain Eugene O'Neill dans Reds (1981) de Warren Beatty, un tueur de la mafia dans L'Honneur des Prizzi (1985) de John Huston, le diable dans The Witches of Eastwick (Les Sorcières d'Eastwick, 1987) de George Miller, l'ignoble Joker de Batman (1989) de Tim Burton. En 1990, il tourne son troisième film, The Two Jakes, suite de Chinatown. Son charisme et son regard inquiétant sont utilisés par Rob Reiner pour interpréter un colonel fanatique dans Des hommes d'honneur (1992). Danny De Vito lui confie le rôle du célèbre syndicaliste américain Hoffa (1992). Dans Wolf (1993) de Mike Nichols, il se transforme en loup-garou, et dans The Crossing guard (1995) de Sean Penn, il joue un père vengeur. En 1997, il touche un large public dans une comédie de James L. Brooks, Pour le pire et pour le meilleur, sa prestation d'un auteur névrosé et attachant lui vaut un nouvel Oscar. A partir des années 2000, les apparitions de Jack Nicholson sont de moins en moins fréquentes. On retiendra la comédie romantique Tout peut arriver (Nancy Meyers, 2003), où il tombe amoureux de la mère de sa petite amie, partageant l'affiche avec Diane Keaton. En 2005 Scorsese le dirige dans Les Infiltrés, l'acteur y incarne un parrain de la mafia irlandaise de Boston. En 2008 il est à l'affiche de Sans plus attendre (Rob Reiner) avec Morgan Freeman : à la veille de leur mort prochaine, les deux personnages décident de réaliser les rêves de toute leur vie. Jack Nicholson se fait, dès lors, de plus en plus discret à l’écran. En 2010, il apparaît dans Comment savoir (2009) de James L. Brooks, une comédie romantique où il incarne un père charismatique et désinvolte, aux côtés de Reese Witherspoon et Owen Wilson. Ce rôle, bien que secondaire, confirme son talent pour donner de la profondeur à des personnages en apparence légers. Après ce film, Nicholson annonce officiellement prendre sa retraite du cinéma, mettant fin à une carrière exceptionnelle de plus de cinquante ans.

Filmographie

Longs métrages

Réalisation

Scénariste

Producteur

Interprète des chansons préexistantes

Intervenant

Bibliographie éditoriale

  • Ouvrage : Jack Nicholson / Derek Sylvester. - New-York ; London : Proteus Books, 1982
  • Ouvrage : Jack Nicholson / Didier Sandre. - Paris : Solar, 1981
  • Ouvrage : Jack Nicholson / Philippe Durant. - Clamart : Sévigny, 1990
  • Ouvrage : Jack Nicholson : a biography / by David Downing. - London : W.H. Allen, 1984
  • Ouvrage : Jack Nicholson : the life and times of an actor on the edge / Peter Thompson. - Secaucus, N.J. : Carol Pub. Group, 1997
  • Ouvrage : Jack Nicholson : une biographie / John Parker. - Paris : Presses de la Cité, 1992
  • Ouvrage : The films of Jack Nicholson / Douglas Brode. - London : Columbus Books, 1987
  • Périodique : American Film, vol. 9, n° 4, janvier-février 1984. J. Wolf, "It's all right, Jack"
  • Périodique : Chaplin, n° 8, 1974. Lars-Olof Löthwall, "Dialog"
  • Périodique : Chaplin, vol. 26, n° 3, 1984. Jannike Åhlund, "Att mala ett gront trad lila"
  • Périodique : Ecran, n° 70, juin 1978. "Jack Nicholson"
  • Périodique : Film a Doba, vol. 20, n° 9, septembre 1974. H. Faltysová, "6/hf"
  • Périodique : Film a Doba, vol. 33, n° 4, avril 1987. V. Hendrich, "Jack Nicholson"
  • Périodique : Film Comment, vol. 21, n° 3, mai-juin 1985. Beverly Walker, "The bird is on his own"
  • Périodique : Film Dope, n° 47, décembre 1991. Adrian Wootton, "1228. - Jack Nicholson"
  • Périodique : Film en Televisie, n° 282, novembre 1980. K. Bert, "Jack Nicholson : de man met de moordglimlach"
  • Périodique : InterView, vol. 4, n° 4, avril 1974. R. Kent, "Jack Nicholson & Anjelica Huston"
  • Périodique : Iskusstvo Kino, n° 11, novembre 1991. A. Doroshevich, "Jack Nickolson, ili Vozvrashchenie klouna"
  • Périodique : Kino, vol. 16, n° 5, mai 1981. M. Golinski, "Jack Nicholson : aktorstwo jako praktyczna filozofia czlowieka"
  • Périodique : Positif, n° 150, mai 1973. Michel Cieutat, "Jack Nicholson, ou la vocation de l'abandon"
  • Périodique : Positif, n° 187, novembre 1976
  • Périodique : Première, n° 373, mars 2008
  • Périodique : Revue du Cinéma (La), n° 442, octobre 1988. Didier Roth-Bettoni, "Jack Nicholson. Plus grand que la vie"
  • Périodique : Revue du Cinéma (La)/Image et Son, n° 294, mars 1975. Henri Béhar, "Entretien avec Jack Nicholson"
  • Périodique : Sight & Sound, vol. 4, n° 9, septembre 1994. Ian Penman; Philip Kemp, "Sisyphus in Ray-Bans./ Wolf"
  • Périodique : Sight & Sound, vol. 43, n° 3, été 1974. John Russell Taylor, "Profession : actor"
  • Périodique : Skoop, vol. 17, n° 10, décembre 1981. T. Cahill, "Jack Nicholson de outsider in The postman always rings twice"
  • Périodique : Stars, n° 8, juin 1990. "Jack Nicholson"
  • Périodique : Stills, n° 21, octobre 1985. D. Caulfield; Pat H. Broeske, "Heres Johnny..."

Récompenses et nominations

  • 2003 - Meilleure interprétation masculine - Dallas-Forth Worth Film Critics Association Awards - About Schmidt, Alexander Payne, 2001 - Obtenu
  • 2003 - Meilleure interprétation masculine - Golden Globes - About Schmidt, Alexander Payne, 2001 - Obtenu
  • 2002 - Meilleure interprétation masculine - Los Angeles Film Critics Association Awards - About Schmidt, Alexander Payne, 2001 - Obtenu
  • 2001 - Prix pour l'ensemble de la carrière - Festival International du Film (Moscou) - Obtenu
  • 1999 - Meilleure interprétation masculine - London Film Critics Circle Awards - As good as it gets, James L. Brooks, 1997 - Obtenu
  • 1999 - Prix pour l'ensemble de la carrière - Golden Globes - Obtenu
  • 1998 - Meilleure interprétation masculine - Screen Actors Guild Awards (Los Angeles) - As good as it gets, James L. Brooks, 1997 - Obtenu
  • 1998 - Meilleure interprétation masculine - American Comedy Awards - As good as it gets, James L. Brooks, 1997 - Obtenu
  • 1998 - Meilleure interprétation masculine - Golden Globes - As good as it gets, James L. Brooks, 1997 - Obtenu
  • 1997 - Meilleure interprétation masculine - NBR - The National Board of Review of Motion Pictures (New York) - As good as it gets, James L. Brooks, 1997 - Obtenu
  • 1997 - Meilleure interprétation masculine - AMPAS - Academy of Motion Picture Arts and Sciences - As good as it gets, James L. Brooks, 1997 - Obtenu
  • 1994 - Prix pour l'ensemble de la carrière - AFI - American Film Institute - Obtenu
  • 1992 - Meilleure interprétation masculine dans un 2d rôle - NBR - The National Board of Review of Motion Pictures (New York) - A few good men, Rob Reiner, 1992 - Obtenu
  • 1987 - Meilleure interprétation masculine - New York Film Critics Circle Awards - Broadcast news, James L. Brooks, 1987 - Obtenu
  • 1987 - Meilleure interprétation masculine - New York Film Critics Circle Awards - Ironweed, Hector Babenco, 1987 - Obtenu
  • 1987 - Meilleure interprétation masculine - New York Film Critics Circle Awards - The Witches of Eastwick, George Miller, 1987 - Obtenu
  • 1987 - Meilleure interprétation masculine - Los Angeles Film Critics Association Awards - The Witches of Eastwick, George Miller, 1987 - Obtenu
  • 1987 - Meilleure interprétation masculine - Los Angeles Film Critics Association Awards - Ironweed, Hector Babenco, 1987 - Obtenu
  • 1986 - Meilleure interprétation masculine - NSFC Award - National Society of Film Critics Awards - Prizzi's honor, John Huston, 1985 - Obtenu
  • 1986 - Meilleure interprétation masculine - Boston Society of Film Critics Awards - Prizzi's honor, John Huston, 1985 - Obtenu
  • 1986 - Meilleure interprétation masculine - Golden Globes - Prizzi's honor, John Huston, 1985 - Obtenu
  • 1985 - Meilleure interprétation masculine - New York Film Critics Circle Awards - Prizzi's honor, John Huston, 1985 - Obtenu
  • 1984 - Meilleure interprétation masculine dans un 2d rôle - Golden Globes - Terms of endearment, James L. Brooks, 1983 - Obtenu
  • 1984 - Meilleure interprétation masculine dans un 2d rôle - Boston Society of Film Critics Awards - Terms of endearment, James L. Brooks, 1983 - Obtenu
  • 1984 - Meilleure interprétation masculine - AMPAS - Academy of Motion Picture Arts and Sciences - Terms of endearment, James L. Brooks, 1983 - Obtenu
  • 1984 - Meilleure interprétation masculine dans un 2d rôle - NSFC Award - National Society of Film Critics Awards - Terms of endearment, James L. Brooks, 1983 - Obtenu
  • 1983 - Meilleure interprétation masculine - Los Angeles Film Critics Association Awards - Terms of endearment, James L. Brooks, 1983 - Obtenu
  • 1983 - Meilleure interprétation masculine dans un 2d rôle - New York Film Critics Circle Awards - Terms of endearment, James L. Brooks, 1983 - Obtenu
  • 1983 - Meilleure interprétation masculine dans un 2d rôle - BAFTA - The British Academy of Film and Television Arts - Reds, Warren Beatty, 1981 - Obtenu
  • 1983 - Meilleure interprétation masculine dans un 2d rôle - NBR - The National Board of Review of Motion Pictures (New York) - Terms of endearment, James L. Brooks, 1983 - Obtenu
  • 1982 - Meilleure interprétation masculine dans un 2d rôle - Boston Society of Film Critics Awards - Reds, Warren Beatty, 1981 - Obtenu
  • 1981 - Meilleure interprétation masculine dans un 2d rôle - NBR - The National Board of Review of Motion Pictures (New York) - Reds, Warren Beatty, 1981 - Obtenu
  • 1977 - Meilleure interprétation masculine - BAFTA - The British Academy of Film and Television Arts - One flew over the cuckoo's nest, Milos Forman, 1975 - Obtenu
  • 1976 - Meilleure interprétation masculine - Golden Globes - One flew over the cuckoo's nest, Milos Forman, 1975 - Obtenu
  • 1976 - Meilleure interprétation masculine - AMPAS - Academy of Motion Picture Arts and Sciences - One flew over the cuckoo's nest, Milos Forman, 1975 - Obtenu
  • 1975 - Meilleure interprétation masculine - New York Film Critics Circle Awards - One flew over the cuckoo's nest, Milos Forman, 1975 - Obtenu
  • 1975 - Meilleure interprétation masculine - BAFTA - The British Academy of Film and Television Arts - Chinatown, Roman Polanski, 1974 - Obtenu
  • 1975 - Meilleure interprétation masculine - NSFC Award - National Society of Film Critics Awards - The Last detail, Hal Ashby, 1973 - Obtenu
  • 1975 - Meilleure interprétation masculine - Golden Globes - Chinatown, Roman Polanski, 1974 - Obtenu
  • 1975 - Meilleure interprétation masculine - NSFC Award - National Society of Film Critics Awards - Chinatown, Roman Polanski, 1974 - Obtenu
  • 1975 - Meilleure interprétation masculine - NSFC Award - National Society of Film Critics Awards - One flew over the cuckoo's nest, Milos Forman, 1975 - Obtenu
  • 1975 - Meilleure interprétation masculine - NBR - The National Board of Review of Motion Pictures (New York) - One flew over the cuckoo's nest, Milos Forman, 1975 - Obtenu
  • 1975 - Meilleure interprétation masculine - BAFTA - The British Academy of Film and Television Arts - The Last detail, Hal Ashby, 1973 - Obtenu
  • 1974 - Meilleure interprétation masculine - New York Film Critics Circle Awards - Chinatown, Roman Polanski, 1974 - Obtenu
  • 1974 - Meilleure interprétation masculine - New York Film Critics Circle Awards - The Last detail, Hal Ashby, 1973 - Obtenu
  • 1974 - Meilleure interprétation masculine - Festival International du Film (Cannes) - The Last detail, Hal Ashby, 1973 - Obtenu
  • 1970 - Meilleure interprétation féminine dans un 2nd rôle - NSFC Award - National Society of Film Critics Awards - Easy rider, Dennis Hopper, 1968 - Obtenu
  • 1969 - Meilleure interprétation masculine dans un 2d rôle - New York Film Critics Circle Awards - Easy rider, Dennis Hopper, 1968 - Obtenu