Jean Reno
Personnalité
Interprète : années 1970-2020
Nationalité : Espagne
Naissance : 30/07/1948 - Casablanca, Protectorat français au Maroc
Identité
Genre : homme
État civil :
- Juan Moreno y Herrera Jiménez
Fonctions : Acteur, Voix (doublage), Réalisateur, Annotateur
Biographie
Formation :
Après avoir suivi des cours au Conservatoire de Casablanca, Jean Reno gagne Paris en 1970 pour y suivre les cours de René Simon. Grâce à son imposant physique, il obtient d'apparaître dans L'Hypothèse du tableau volé (1978) de Raoul Ruiz, dans Clair de femmes (1978) de Costa-Gavras, ou encore dans On n'est pas des anges... elles non plus (1980) de Michel Lang.Carrière :
Jean Reno, monstre sacré du cinéma français, est l’un des rares acteurs à avoir conquis Hollywood sans jamais renier ses racines. Sa carrière, marquée par des rôles cultes et une présence à l’écran aussi imposante que polyvalente, en fait une figure incontournable du 7e art, des Visiteurs à Léon, en passant par Da Vinci Code et Marsupilami.
La carrière de Jean Reno ne débute vraiment qu'après sa rencontre avec Luc Besson, qui fait appel à ses services pour jouer le colosse dans son court-métrage L'Avant-dernier (1981), qui devient l'année suivante le premier long métrage du réalisateur : Le Dernier combat (1982). Les deux hommes se retrouvent pour Subway (1984), dans lequel Jean Reno joue un joueur de batterie dans les couloirs du métro parisien. Ils gravissent ensemble les marches de la célébrité avec Le Grand bleu (1987). Cette fois, c'est sous l'eau, en plongeur en apnée concurrent de Jacques Mayol, interprété par Jean-Marc Barr, que Jean Reno s'illustre. En battant tous les records d'entrée, le film propulse l'acteur sur la plus haute marche, succès qu'il confirme deux ans plus tard avec Nikita (1989) du même réalisateur. Il se transforme pour l'occasion en tueur expéditif exempt de sentiments, rôle qu'il endosse de nouveau en 1993 pour Léon. Entre-temps, Jean Reno s'essaie avec réussite à la comédie au côté de Christian Clavier dans les films de Jean-Marie Poiré : L'Opération corned-beef (1990) et surtout Les Visiteurs (1992) où il est l'inénarrable "Cousin Hubert". Après Léon, tourné en anglais et aux États-Unis, l'acteur connaît une carrière internationale : French Kiss (Lawrence Kasdan, 1994) Par-delà les nuages (Michelangelo Antonioni, 1994). Il séduit les maisons de production américaines et joue dans Mission : impossible (Brian de Palma, 1995), Godzilla (Roland Emmerich, 1997) et Ronin (John Frankenheimer, 1997). En France, Reno s'illustre dans de grandes comédies tout public comme Le Jaguar (Francis Veber, 1995), Les Visiteurs II (Jean-Marie Poiré, 1997), Tais-toi ! (Francis Veber, 2002) ou L'Enquête corse (Alain Berbérian, 2003) ; tous ses films sont des "cartons". Durant les années 2000, Jean Reno va alterner petites comédies (au succès parfois mitigé) et films sombres. L'acteur semble affectionner les thrillers depuis son rôle du commissaire Pierre Niemans dans les deux films de Kassovitz Les Rivières pourpres (1999 et 2003) ; en effet on le revoit à l'affiche de L'Empire des loups (Chris Nahon, 2004), de Da Vinci code (Ron Howard, 2005) ou du Premier cercle (Laurent Tuel, 2008). Son physique imposant, son visage anguleux, sa voix caverneuse incitent les réalisateurs à lui confier des rôles de flics, efficaces, bourrus et secrets. En 2009 dans La Rafle (Roselyne Bosch) Jean Reno incarne le docteur David Sheinbaum, un médecin juif qui soignera les blessés parqués dans le Vel d'Hiv en 1942. La même année l'acteur est Charles Matteï, un truand rangé qui va reprendre du service dans le polar efficace de Richard Berry L'Immortel. À partir de 2010, Jean Reno poursuit une carrière éclectique, alternant comédies populaires et rôles plus sombres, tout en confirmant son statut d’acteur international. En 2011, il forme un duo savoureux avec Michaël Youn dans Comme un chef de Daniel Cohen, et incarne un père de famille décalé dans On ne choisit pas sa famille de Christian Clavier. En 2014, il enchaîne avec Hector et la recherche du bonheur de Peter Chelsom, où il campe un riche homme d’affaires, puis dans Benoît Brisefer : Les Taxis rouges (2013) de Manuel Pradal, où il joue un gangster haut en couleur. La même année, il apparaît dans Days and Nights de Christian Camargo, Avis de mistral de Rose Bosch, et confirme son aisance dans le registre policier avec Antigang de Benjamin Rocher, où il incarne un flic charismatique et sans scrupules. En 2016, il est à l’affiche de L’Aigle et l’Enfant (2014) de Gerardo Olivares et Otmar Penker, puis retrouve Christian Clavier pour Les Visiteurs – La Révolution (2015) où il reprend son rôle culte du cousin Hubert. L’année suivante, il joue un père de famille en quête de rédemption dans Mes trésors (2015) de Pascal Bourdiaux. En 2018, il tourne dans Cold Blood Legacy : La Mémoire du sang de Frédéric Petitjean, un thriller où il incarne un ancien soldat traqué. En 2019, il est présent dans Le Dernier voyage de Romain Quirot, puis dans Da 5 Bloods de Spike Lee, où il campe un marchand d’armes français aux côtés de Delroy Lindo et Chadwick Boseman. Les années suivantes voient Jean Reno multiplier les projets : Les Promesses (2023) de Amanda Sthers, où il joue un ancien policier, puis Marsupilami (2024) de Philippe Lacheau, où il incarne un explorateur en Amazonie, et Mon ami le petit manchot (David Schürmann, 2024), un film animalier familiale. Timbre apprécié par le cinéma d’animation, Jean Réno prête sa voix au Jour des Corneilles (Jean-Christophe Dessaint, 2011), double Mufasa pour Le Roi Lion (2019) de Jon Favreau ainsi que les officiers Chèvre et Bûcheron pour Zootopie 2 (Byron Howard & Jared Bush, 2025).