Sylvester Stallone
Personnalité
Interprète, réalisateur, scénariste... : années 1960-2020
Nationalité : Etats-Unis
Naissance : 06/07/1946 - Etats-Unis - New York, New York
Identité
Genre : homme
État civil :
- Sylvester Enzio Stallone
Fonctions : Réalisateur, Acteur, Scénariste, Auteur de l'œuvre originale, Dialoguiste, Producteur, Interprète des chansons originales
Biographie
Formation :
Renvoyé d'établissement scolaire en école pour jeunes délinquants, le jeune Sylvester, qui se fait appeler Michael - pour échapper aux quolibets de ses camarades à propos de son prénom -, participe aux activités théâtrales, devient footballeur vedette et champion universitaire d'escrime et d'équitation. Il entre ensuite à l'American College de Suisse, où il finance ses études en travaillant comme professeur de gymnastique. Il exerce ensuite différents petits métiers. De retour en 1967 aux Etats-Unis, il s'inscrit aux cours d'art dramatique de l'université de Miami. Il tente ensuite sa chance à New York et fait des apparitions dans des rôles de figuration et dans des spots publicitaires. Dès 1970, il commence à rédiger des scénarios.Carrière :
Sylvester Stallone, icône indétrônable du cinéma d’action et architecte de deux des mythes les plus durables d’Hollywood, a transcendé son image de « dur » pour devenir un symbole de résilience, de polyvalence et de longévité exceptionnelle. Avec une carrière jalonnée de succès populaires, de nominations aux Oscars et d’une influence culturelle mondiale, il incarne à lui seul l’épopée d’un self-made-man, passé des rings de Philadelphie aux sommets de la gloire cinématographique.
Sylvester Stallone est surtout connu pour deux personnages mythiques du cinéma américain qu'il a popularisés à travers le monde : le boxeur Rocky Balboa et le vétéran de la guerre du Vietnam John Rambo. De ses paupières lourdes et de sa bouche aux coins tombants, stigmates d'une naissance difficile qui paralysa la moitié de son visage, Stallone a fait les traits emblématiques d'un dur. Sa carrière cinématographique débute avec de courtes apparitions (Les mains dans les poches, Stephen Verone, 1974 ; La course à la mort de l'an 2000, Paul Bartel, 1975 ; Cannonball, id., 1976), y compris dans un film pornographique soft, L’étalon italien (Gail Palmer, 1970). En 1975, il assiste à un match de boxe opposant Muhammed Ali à Chuck Wepner. Le challenger résiste pendant 15 rounds. Stallone s'enferme chez lui et rédige le script de Rocky. Après de longues négociations avec les producteurs, le film sort en 1976 (réalisé par John Avildsen), avec Stallone dans le rôle-titre, un jeune boxeur des quartiers pauvres de Philadelphie qui accède à la gloire. Cette "succes story" triomphe au box-office et reçoit trois oscars, dont celui du meilleur film. L'acteur enchaîne avec FIST (Norman Jewison, 1977), dans le rôle d'un leader syndicaliste. En 1978, il réalise son premier long métrage, teinté de souvenirs d'enfance : La taverne de l'enfer. Vient la suite de Rocky qu'il réalise lui-même. En 1982, il crée un autre héros, Rambo (Ted Kotcheff), alors que sort le troisième volet de Rocky. Dès lors, le public voit en Stallone un acteur spécialisé dans les rôles musclés. Outre les suites des séries Rocky et Rambo, il s'illustre dans des films d'action (Cobra, George Pan Cosmatos, 1986) ou dans la peau de personnages aux gros bras, non dénués de sensibilité (Over the top, Menahem Golan, 1987 ; Haute Sécurité, John Flynn, 1989). Soucieux de casser son image de gros dur, il s'essaie à la comédie avec Oscar (John Landis, 1990), Arrête, ou ma mère va tirer ! (Robert Spottiswoode, 1992). Sans grand succès. Il excelle plus dans des films d'action aux scènes spectaculaires, comme Cliffhanger (Renny Harlin, 1993) ou Judge Dredd (Danny Cannon, 1995), adapté d'une célèbre bande dessinée de science-fiction. En 1997, il surprend avec sa prestation de shérif dans Copland (James Mangold). Il y montre un incontestable talent d'acteur, tout en nuances et en fragilité. L'année suivante, il prête sa voix rauque à un personnage de fourmi soldat, croqué à son image, dans le film d'animation numérique Fourmiz. Les années 2000 marquent un retour en force avec des films d’action comme Driven (Renny Harlin, 2000), où il incarne un pilote de course, et Compte à rebours mortel (Jim Gillespie, 1999), un thriller psychologique. En 2003, il surprend dans Spy Kids 3 (Robert Rodriguez) s’amusant à parodier son image de dur. Mais c’est en 2005 qu’il relance sa carrière avec Rocky Balboa, sixième opus de la saga, où il reprend le rôle du boxeur vieillissant avec une émotion rare, saluée par la critique. Le film, réalisé et écrit par Stallone, confirme son statut de cinéaste complet. En 2007, il ressuscite le vétéran du Viet Nam avec John Rambo, un retour violent et sombre qui séduit le public. Deux ans plus tard, il lance la saga Expendables, où il rassemble les plus grandes stars du cinéma d’action des années 1980-90. Le succès est au rendez-vous, et les suites (Expendables 2 en 2011, Expendables 3 en 2013, Expend4bles en 2023) renforcent son image de légende du genre. En 2011, il explore un registre plus sombre avec Du plomb dans la tête (Walter Hill), puis revient à la comédie avec Evasion (Mikael Håfström, 2012) et ses suites, aux côtés d’Arnold Schwarzenegger. En 2015, Stallone renoue avec le drame et la nostalgie en reprenant son rôle de boxer dans Creed : L’Héritage de Rocky Balboa (Ryan Coogler), où il incarne le mentor du fils d’Apollo Creed. Sa performance lui vaut une nomination aux Oscars, rappelant au monde qu’il est aussi un acteur de caractère. Les suites (Creed II en 2018, Creed III en 2023) confirment la longévité de l’univers Rocky, même si Stallone y joue un rôle secondaire. En 2018, il clôt la saga Rambo avec Rambo: Last Blood (Adrian Grunberg), un film ultra-violent qui divise mais marque la fin d’une ère. Les années 2020 voient Stallone diversifier ses choix : il apparaît dans The Suicide Squad (2020) de James Gunn, puis dans le troisième volet des Gardiens de la Galaxie (James Gunn, 2022), où il incarne Stakar Ogord, un capitaine Ravageurs bienveillant. En 2025, il est honoré aux Kennedy Center Honors, reconnaissance ultime pour une carrière qui a marqué l’histoire du cinéma américain.