Dustin Hoffman
Personnalité
Interprète, producteur, réalisateur : années 1960-2020
Nationalité : Etats-Unis
Naissance : 08/08/1937 - Etats-Unis - Los Angeles, Californie
Identité
Genre : homme
État civil :
- Dustin Lee Hoffman
Fonctions : Réalisateur, Acteur, Intervenant, Voix (doublage), Producteur exécutif, Producteur, Auteur secondaire
Biographie
Formation :
Fils d'un décorateur de plateau, Dustin Hoffman grandit dans l'atmosphère d'Hollywood. Passionné de théâtre, il suit des cours à la Pasadena Playhouse puis met le cap sur New York. Il étudie avec Lee Strasberg à l'Actor's Studio auprès de Gene Hackman et de Robert Duvall. Au début des années 1960, il donne des cours à l'East Harlem Boy's Club . Il débute à Broadway dans A cook for Mr General . Pour survivre, il est tour à tour standardiste, fleuriste, garçon de café, vendeur de jouets ou garçon de salle dans un asile psychiatrique.Carrière :
Figure iconique du cinéma américain, couronné par deux Oscars pour ses rôles dans Kramer contre Kramer et Rain Man, Dustin Hoffman s’impose comme l’un des plus grands acteurs de sa génération, capable d’alterner émotions bouleversantes et humour subtil au fil d’une filmographie éclectique et exigeante.
C'est alors que Mike Nichols remarque le jeune homme et lui offre la vedette dans Lauréat (1967) ; son rôle d'étudiant naïf et idéaliste succombant aux assauts de la vénéneuse et fameuse Mme Robinson rend immédiatement Dustin Hoffman célèbre, et lui vaut même une nomination à l'Oscar. Sa carrière au cinéma est lancée. Il joue tour à tour le clochard tuberculeux de Macadam cow-boy (John Schlesinger, 1968), l'homme timide de John et Mary (Peter Yates, 1969), le centenaire ressassant ses souvenirs de la guerre de Sécession de Little big man (Arthur Penn, 1970) ou l'intellectuel qui transforme sa peur des Chiens de paille (Sam Peckinpah, 1971). L'intuition du bon rôle - et le talent aidant - font de Dustin Hoffman la tête d'affiche de succès mondiaux. Sa composition du père célibataire du mélodrame Kramer contre Kramer (Robert Benton, 1979) l'installe au sommet de la popularité et lui vaut "enfin" un Oscar. Attaché à la personnalité de marginaux, Hoffman se refuse cependant à les peindre sous un aspect négatif. S'il est bagnard (Papillon, Franklin J. Schaffner, 1973), poète misanthrope (Lenny, Bob Fosse, 1974)), juif paranoïaque (Marathon man, de John Schlesinger, 1975) ou encore comédien travesti dans le mythique Tootsie de Sydney Pollack (1982), ce n'est jamais sans rallier le public à sa cause. Son rôle peut-être le plus émouvant est tout un symbole : l'autiste de Rain Man (Barry Levinson, 1988) acquiert le charisme d'un véritable réconciliateur auprès de ces personnes soi-disant hors-normes et lui rapporte un deuxième Oscar. Dustin Hoffman fait un retour à la comédie avec Héros malgré lui (Stephen Frears, 1991), il campe un Bernie LaPlante qui sauve certainement le film. La même année l'acteur joue le gangster inquiétant de Billy Bathgate (Robert Benton) ou le capitaine Crochet haut en couleurs du Hook de Spielberg. Dustin Hoffman ne dédaigne pas les films d'action puisque son personnage de scientifique chevronné sauve le monde d'une pandémie dans Alerte (Wolfgang Petersen, 1995). L'année suivante Barry Levinson lui confie un rôle à contre-emploi d'avocat alcoolique dans son Sleepers. Année chargée pour l'acteur en 1997 puisqu'il travaille sur le thriller Mad city (Costa-Gavras) avec John Travolta, dans le film de science-fiction Sphere (Barry Levinson) au côté de Sharon Stone ; et son rôle pour Des hommes d'influence du même réalisateur lui vaut une septième nomination aux Oscars. En 1998, Dustin Hoffman tourne dans le Jeanne d'Arc de Luc Besson, il y incarne l'étrange confesseur dont la figure ambiguë pourrait être celle d'un tentateur. Les années 2000 semblent lui faire préférer des registres plus légers. C'est ainsi que le public va pouvoir le croiser dans des comédies fantastiques : en directeur de théâtre très british dans Neverland (Marc Forster, 2002), une variation subtile autour du mythe de Peter Pan, puis en étrange directeur d'un non moins étrange magasin de jouets dans Le Merveilleux magasin de Mr Magorium (Zach Helm, 2006). Dustin Hoffman est aussi à l'affiche de la comédie inclassable et décalée J'adore Huckabees (David O. Russel, 2003), où les comédiens sont davantage au service d'une réflexion sur le sens de l'existence que d'une histoire linéaire. Il fait partie des franches rigolades de Mon beau-père, mes parents et moi (Jay Roach, 2004) et Mon beau-père et nous (Paul Weitz, 2009). Et chose rare, il se prête même à une romance avec Last chance for love (Joel Hopkins, 2007), au bras d'Emma Thompson dans un Londres hivernal, il prouve qu'il n'y a pas d'âge pour tomber amoureux. Dustin Hoffman revient à quelques rôles sombres comme dans le drame d'Andy Garcia Adieu Cuba (2004) où il campe un parrain de la pègre cubaine des années 50. Dès 2010, il prête sa voix au maître Shifu dans les suites animées de Kung Fu Panda 2 (2010) et Kung Fu Panda 3 (2013), Kung Fu Panda 4 (2023), affichant un goût affirmé pour le cinéma d’animation grand public sans pour autant tomber dans la facilité. Hoffman renoue aussi avec l’humour dans Quartet (2012), comédie dramatique britannique sur l’amitié et la mémoire, qui marque son passage derrière la caméra en tant que réalisateur. En 2013, il rejoint l’affiche du thriller gourmand #Chef, sous la direction de Jon Favreau, où il incarne avec autorité le propriétaire d’un restaurant en crise puis apparaît en 2015 dans The Program, un biopic sur le cycliste Lance Armstrong, réalisé de Stephen Frears. Toujours ouvert aux collaborations, il participe au film choral The Meyerowitz Stories (VOD, 2017) réalisé par Noah Baumbach, portrait sensible d’un patriarche new-yorkais oscillant entre maladresse et nostalgie. À l’aube des années 2020, Hoffman ne ralentit pas la cadence : après As They Made Us (inédit, 2022), chronique douce-amère sur la famille, et apparaît en 2024 dans Megalopolis (2022) de Francis Ford Coppola.