Susan Sarandon
Personnalité
Interprète, productrice : années 1970-2020
Nationalité : Etats-Unis
Naissance : 04/10/1946 - Etats-Unis - New York, New York
Identité
Genre : femme
État civil :
- Susan Abigail Tomalin
- Susan Abigail Tomaling
Fonctions : Acteur, Voix (doublage), Producteur exécutif, Auteur secondaire, Auteur, Auteur primaire
Biographie
Formation :
D'une famille de neuf enfants, Susan Sarandon suit des études d'art dramatique à l'Université catholique de New York. Quelque temps mannequin, elle fait ses débuts au cinéma à la suite de sa première audition.Carrière :
Susan Sarandon, icône du cinéma américain, incarne depuis plus de cinq décennies une liberté de jeu et un engagement qui ont marqué l’histoire du 7e art. Actrice oscarisée pour La Dernière Marche, elle a traversé les époques en multipliant les rôles audacieux, du road-movie culte Thelma et Louise aux personnages de femmes fortes, drôles ou tragiques, toujours avec une intensité rare.
Après son premier rôle au cinéma dans Joe, c'est aussi l'Amérique (John G. Avildsen, 1970), Susan Sarandon obtient des emplois réguliers à la télévision et au cinéma, apparaissant notamment dans Spéciale première (Billy Wilder, 1974) le film d'aventures La Kermesse des aigles (George Roy Hill, 1975). Sa participation, dans le rôle de la naïve Janet, à la comédie musicale culte Rocky Horror Picture Show (Jim Sharman, 1975) révèle ses talents de chanteuse et lui apporte une indéniable popularité. Dotée d'un jeu instinctif qui mêle avec grâce sensibilité et sex-appeal, elle est à l'aise dans tous les genres. Emouvante en jeune mère prostituée (La Petite, Louis Malle, 1978), ou en croupière désabusée (Atlantic City, Louis Malle, 1981), elle sait aussi se montrer sexy, à l'image du couple saphique qu'elle forme avec Catherine Deneuve dans le film de vampires Les Prédateurs (Tony Scott, 1983). Elle montre sa nature comique dans la comédie fantastique Les Sorcières d'Eastwick (George Miller, 1987), où elle rivalise de loufoquerie et de beauté avec Cher et Michelle Pfeiffer. Sur le tournage de la comédie romantique Duo à trois (Ron Shelton, 1988) où elle passe des bras de Kevin Costner à ceux de Tim Robbins, elle rencontre ce dernier qui deviendra son compagnon durant plus de vingt ans et la dirigera dans plusieurs films, que ce soit Bob Roberts (1992), Broadway 39ème rue (1999) et surtout La Dernière Marche (Tim Robbins, 1995), dans lequel elle atteint la plénitude de sa force dramatique en incarnant une religieuse opposée à la peine de mort : elle y gagne, après quatre nominations, l'Oscar de la meilleure actrice. Entre ces différents films, elle s'est imposée dans le polar Calendrier meurtrier (Pat O'Connor, 1989), dans le film anti-apartheid Une saison blanche et sèche (Euzhan Palcy, 1989), dans l'errance nocturne de Light Sleeper (Paul Schrader, 1992) ou dans le mélo Lorenzo (George Miler, 1992). Aucun de ces rôles n'atteint toutefois la richesse de sa composition de femme libérée dans Thelma et Louise (Ridley Scott, 1991), road-movie féminin qui lui vaut la consécration. On la retrouve avocate déterminée dans Le Client (Joel Schumacher, 1994), thriller judiciaire d'après le best-seller de John Grisham, ou mère de famille idéale dans la version de Gillian Armstrong des Quatre filles du docteur March (1995). Actrice désoeuvrée recueillant Paul Newman dans le policier L'Heure magique (Robert Benton, 1998), ex-épouse cancéreuse passant le relais à Julia Roberts dans le mélo Ma meilleure ennemie (Chris Columbus, 1998), mère excentrique entraînant Natalie Portman dans ses délires dans la comédie dramatique Ma mère, moi et ma mère (Wayne Wang, 1999), mère au foyer renouant avec sa jeunesse grâce à la délurée Goldie Hawn dans la comédie Sex fans des sixties (Bob Dolman, 2002), épouse de Dustin Hoffman et mère d'une jeune fille assassinée dans le drame Moonlight Mile (Brad Silberling, 2002)... les personnages de Susan Sarandon se suivent et ne se ressemblent pas. Peu à peu pourtant, elle passe des premiers aux seconds rôles, guest star de luxe de films qui ne la méritent pas toujours. Elle traverse donc Shall We Dance ? (Peter Chelsom, 2004), Irrésistible Alfie (Charles Shyer, 2004) ou Rencontres à Elisabethtown (Cameron Crowe, 2005), Middle of Nowhere (John Stockwell, 2008)..., s'amuse un instant dans Romance & Cigarettes (John Turturro, 2005) et participe à un film proche de ses convictions anti-guerre avec Dans la vallée d'Elah (Paul Haggis, 2007). Les productions Disney lui offrent l'occasion de joyeusement cabotiner en méchante reine dans le conte Il était une fois... (Kevin Lima, 2007) tandis que Andy et Lana Washowski l'embarquent dans un autre film familial, la comédie automobile Speed Racer (2008). Ils la réengageront pour Cloud Atlas (2012) dans lequel, comme nombre des autres comédiens de ce film fantastique, elle tiendra quatre rôles. Dans la plupart de ces films (mais aussi dans The Greatest, Shana Feste, 2009 ; Escrocs en herbe, Tim Blake Nelson, 2009 ; Wall Street : l'argent ne dort jamais, Oliver Stone, 2010 ; Jeff Who Lives at Home, Jay et Mark Duplass, 2011...) elle accumule les rôles de mères ou d'épouses plus ou moins délaissées (Solitary Man, Brian Kopelman, David Levien, 2010 ; Arbitrage, Nicholas Jarecki, 2012 ; Un grand mariage, Justin Zackham, 2013)... Parmi les rares exceptions, Sous surveillance (Robert Redford, 2012), dans lequel elle est une ancienne activiste d'extrême-gauche rattrapée par son passé, un rôle qui n'est pas sans résonnances avec son propre parcours. Elle incarne une mère de famille en phase terminale dans Blackbird (Roger Michell, 2019), où son interprétation d’une femme rassemblant ses proches pour un dernier week-end avant son suicide confirme sa capacité à donner une profondeur tragique à des personnages ordinaires. La même année, elle se glisse dans la peau d’une grand-mère décalée dans Bad Moms’ Moms (Jon Lucas, Scott Moore, 2017, inédit), où son humour et son énergie dynamisent l’écran aux côtés de Mila Kunis et Kristen Bell. En 2015, Ma mère et moi (Lorene Scafaria, VOD) lui offre le rôle d’une mère envahissante et attachante, qui s’immisce dans la vie de sa fille célibataire à Los Angeles. Ce portrait, à la fois drôle et touchant, lui vaut une nouvelle nomination aux Golden Globes. Elle retrouve ensuite des rôles de femmes fortes et déterminées, comme dans The Calling (Jason Stone, 2014, VOD), où elle joue une inspectrice de police confrontée à un tueur en série, ou dans Viper Club (Maryam Keshavarz, 2018), où elle incarne une infirmière luttant pour libérer son fils otage. Susan Sarandon s’aventure aussi dans l’univers des super-héros avec Blue Beetle (Ángel Manuel Soto, 2023), où elle campe Victoria Kord, une méchante impitoyable, prouvant qu’elle peut encore surprendre dans des registres inattendus. Elle participe également à des comédies comme The Fabulous Four (Jocelyn Moorhouse, 2024, VOD), aux côtés de Bette Midler, où elle incarne une femme libre et excentrique, toujours prête à défier les conventions. En 2024, elle se glisse dans la peau d’Eleanor Roosevelt pour Messagères de guerre (Tyler Perry, VOD), un film historique mettant en lumière le rôle des femmes pendant la Seconde Guerre mondiale. Ses choix récents incluent aussi des projets plus intimistes, comme Nonnas (Stephen Chbosky, VOD, 2025), où elle joue une grand-mère italienne, ou Exit Right (Thomas Morgan, id.), un thriller politique.
Autres activités :
Très engagée sur le plan politique, Susan Sarandon soutient activement de nombreuses causes humanitaires. Elle a régulièrement tourné pour la télévision à ses débuts. Par la suite, elle est apparue dans quelques séries (dont Friends , Malcolm , Rescue me, les héros du 11 septembre , Urgences , 30 Rock , The Big C ...) et téléfilms. Elle a entre autres tenu le rôle d'une noble romaine dans les cinq épisodes de la série biblique A.D. (1985), parmi de nombreuses autres stars. Elle a incarné la fille de Mussolini dans le téléfilm Mussolini and I (Alberto Negrin, 1985). Elle a prêté sa voix à plusieurs personnages de dessins animés comme James et la pêche géante (Henry Selick, 1996) ou Les Razmoket à Paris, le film (Stig Bergqvist, Paul Demeyer, 2000).Filmographie
Courts métrages
Longs métrages
Bibliographie éditoriale
Récompenses et nominations
Liens familiaux
Parent de :