Orson Welles

Personnalité

Réalisateur, producteur, scénariste... : années 1930-1980

Nationalité :  Etats-Unis

Naissance :  06/05/1915 - Etats-Unis - Kenosha, Wisconsin

Décès :  10/10/1985 - Etats-Unis - Hollywood, Los Angeles, Californie

Identité

Genre : homme

Pseudonyme(s) :

  • O.W. Jeeves
  • G.O. Spelvin

État civil :

  • George Orson Welles

Fonctions : Réalisateur, Superviseur de la réalisation, Collaborateur à la réalisation, Acteur, Voix (doublage), Voix (commentaire), Intervenant, Scénariste, Dialoguiste, Auteur de l'œuvre originale, Producteur, Producteur associé, Créateur des costumes, Monteur, Décorateur, Collaborateur, Préfacier, postfacier, Auteur, Illustrateur, Auteur primaire, Auteur secondaire

Biographie

Formation :

La légende fait d'Orson Welles un enfant surdoué, qui questionne ses parents dès l'âge de dix huit mois sur le sens de la vie. A sept ans, il joue Shakespeare pour ses parents qu'il perd très jeune. Il lui reste la fortune de son père pour partir en Europe et découvrir la tauromachie en Espagne, la prestidigitation en France et le théâtre en Irlande. De retour aux Etats-Unis en 1934, il se lance dans le théâtre, obtenant de nombreux succès tant comme acteur que comme metteur en scène. Il n'a alors que vingt-deux ans lorsqu'il fonde, avec John Houseman, Agnes Moorehead et Joseph Cotten, une troupe de théâtre, le Mercury Theatre. Au même moment, il publie quelques nouvelles et débute sur une station de radio new-yorkaise. Il y est animateur, journaliste, éditorialiste.

Carrière :

Orson Welles, l'américain qui mit Hollywood sens dessus dessous, un des inventeurs du cinéma moderne, le prodige multiple et exubérant n'a réalisé que quinze films. Allergique à son incompressible liberté et à son indomptable personnalité, les plus grands studios d'Hollywood lui fermeront en effet leurs portes et l'empêcheront de filmer. Tout avait pourtant bien commencé. Orson Welles, âgé alors de 25 ans, se voit proposer le contrat du siècle par la RKO. Il dispose des meilleurs moyens techniques, peut jouer, interpréter, réaliser et monter lui-même ses films. Le rêve est cependant de courte durée. Le temps de tourner Citizen Kane (1940) et le jeune cinéaste se voit notifier des réprobations qui s'amplifient les années suivantes. Orson Welles a osé s'attaquer à Randolph Hearst, magnat intouchable de la presse américaine. Le public est tiède ; la critique est enthousiaste. Quant à la profession, elle ne lui pardonne pas cet excès de franchise à peine voilée derrière le personnage de Charles Foster Kane, propriétaire de journaux avare et mégalomane. Le film est aujourd'hui considéré comme "le plus grand film du siècle" par beaucoup de cinéphiles. Au delà de son sujet sulfureux, ce film jette les bases d'un nouvel art cinématographique, fondé sur la subjectivité de la caméra (elle est l'enquêteur présent, mais que l'on ne voit jamais tout au long du film), sur un nouveau mode de narration (elle brise la progression chronologique traditionnelle), sur le rythme de l'enchaînement des plans-séquences (Welles capte sans cesse l'attention du spectateur par une succession de séquences lentes, puis extrêmement rapides), sur la profondeur de champs (il y a toujours quelque chose à voir en arrière plan), sur la primauté du montage. Le deuxième film d'Orson Welles souffre de l'aversion des producteurs. Amputé de plus d'une heure au montage, La splendeur des Ambersons (1941) trahit le propos du cinéaste et devient un mélo sans relief. Le contrat du jeune prodige est dénoncé. Welles disparaît totalement des studios en tant qu'auteur pendant quatre ans, mais se voit confier plusieurs emplois de comédien. Il trouve tout de même les crédits suffisants pour tourner La dame de Shangaï (1946), grâce à la présence au générique de Rita Hayworth. Le film est à nouveau fustigé par la production (Columbia) qui se plaint du traitement réservé à la star, la faisant tuer dans un dédale de miroirs. Dès lors, Welles n'obtient plus rien des producteurs. A de nombreuses reprises, il continue de "faire l'acteur" dans d'autres films que les siens afin de financer ses tournages. Viennent Macbeth (1947), Othello (1952), puis un policier dans la lignée de Citizen Kane , Mr Arkadin . Après La soif du mal (1957) et le Procès (1962), Welles revient à son auteur favori en empruntant le personnage de Falstaff (1964) à Shakespeare.

Autres activités :

Véritable homme orchestre, Welles sait tout faire. Privé de cinéma à plusieurs reprises, il est constamment présent sur le petit écran à partir de 1953. Il lègue une douzaine de fictions et de documentaires de grande valeur. Il est également engagé par les grandes chaînes américaines pour être commentateur ou voix off dans une trentaine de réalisations. Orson Welles est passionné par le théâtre, tout particulièrement par l'oeuvre de Shakespeare. Il s'y consacre presque exclusivement jusqu'à sa vingt cinquième année. Il est le premier, en 1936, à monter Macbeth avec des comédiens Noirs. A partir de 1938, Welles anime des émissions de radio et réalise de nombreuses fictions policières. S'il ne fallait en retenir qu'une seule, il faudrait se replonger dans l'incroyable mystification qu'il réussit en adaptant La guerre des mondes d'H.G. Welles. La nuit du 30 octobre 1938, il déclenche une véritable panique à travers tout le pays, faisant croire à l'invasion réelle des Martiens.

Filmographie

Courts métrages

Voix (commentaire)

Longs métrages

Acteur

Collaborateur à la réalisation

Superviseur de la réalisation

Producteur associé

Créateur des costumes

Décorateur

Dialoguiste

Monteur

Voix (commentaire)

Intervenant

Bibliographie éditoriale

  • Ouvrage : A Ribbon of dreams : the cinema of Orson Welles... / Peter Cowie.- New Brunswick ; New-York : Barnes ; London : Tantivy, 1973
  • Ouvrage : Despite the system : Orson Welles versus the Hollywood studios / Clinton Heylin. - Chicago : Chicago Review Press, c2005
  • Ouvrage : En tête en tête avec Orson : conversation entre Orson Welles et Henry Jaglom. - Paris : Robert Laffont, 2015
  • Ouvrage : Invito al cinema di Orson Welles / Riccardo Caccia. - Milano : Mursia, c1997
  • Ouvrage : Moi, Orson Welles : entretiens avec Peter Bogdanovich / Evelyne Chatelain ; George Orson Welles ; Peter Bogdanovich.- Paris : Belfond, 1993
  • Ouvrage : Orson Welles / André Bazin.- Paris : Ramsay, 1986.- Ramsay Poche Cinéma n° 5
  • Ouvrage : Orson Welles / Barbara Leaming.- Paris : Mazarine, 1986
  • Ouvrage : Orson Welles / Danièle Parra ; Jacques Zimmer.- Paris : Edilig, 1985
  • Ouvrage : Orson Welles / Fabien Gaffez. - [S.l.] : Nouveau monde, 2005
  • Ouvrage : Orson Welles / Jean Cocteau ; André Bazin.- Paris : Chavane, 1950
  • Ouvrage : Orson Welles / Joseph McBride.- Paris : Rivages, 1985
  • Ouvrage : Orson Welles / Maurice Bessy.- Paris : Pygmalion : Gérard Watelet, 1982
  • Ouvrage : Orson Welles / Paolo Mereghetti.- Paris : Cahiers du Cinéma, 2012
  • Ouvrage : Orson Welles / Paolo Mereghetti.- Paris : Cahiers du Cinéma, 2012
  • Ouvrage : Orson Welles : hello Americans / Simon Callow. - London : Jonathan Cape, 2006
  • Ouvrage : Orson Welles : la régle du faux / Johan-Frédérik Hel-Guedj.- Paris : Ed. Michalon, 1997
  • Ouvrage : Orson Welles : le magnifique, trad. de l'anglais par Mary-Claire Panzani / Peter Noble.- Paris : P. Horay, 1957
  • Ouvrage : Orson Welles : the rise and fall of an american genius / Charles Higham.- New-York : Saint-Martin, 1985
  • Ouvrage : Orson Welles : the road to Xanadu / Simon Callow.- London : J. Cape, 1995
  • Ouvrage : Orson Welles : the stories of his life / Peter Conrad. - London : Faber and Faber, 2003
  • Ouvrage : Orson Welles cinéaste : une caméra visible. I, Mais notre dépendance à l'image est énorme... / Youssef Ishaghpour. - Paris : Ed. de la Différence, 2001
  • Ouvrage : Orson Welles cinéaste : une caméra visible. II, Les films de la période américaine / Youssef Ishaghpour. - Paris : Ed. de la Différence, 2001
  • Ouvrage : Orson Welles cinéaste : une caméra visible. III, Les films de la période nomade / Youssef Ishaghpour. - Paris : Ed. de la Différence, 2001
  • Ouvrage : Orson Welles in Italia / Alberto Anile. - Milano : Il castoro, 2006
  • Ouvrage : Orson Welles ou itinéraire d'un poète maudit / Jean-Claude Allais-Viart. - Lyon : Aléas, 2006
  • Ouvrage : Orson Welles, Shakespeare, and popular culture / Michael Anderegg. - New York : Columbia University Press, c1999
  • Ouvrage : Orson Welles.- Paris : Cahiers du Cinéma, 1986
  • Ouvrage : Prima del cinema : il teatro di Orson Welles / Mariapaola Pierini. - Roma : Bulzoni, 2005
  • Ouvrage : Rosebud : the story of Orson Welles / David Thomson.- New York : Alfred A. Knopf : Distributed by Random House, Inc., 1996
  • Ouvrage : The films of Orson Welles / Charles Higham.- Berkeley ; Los Angeles : University of California Press, 1970
  • Ouvrage : The medium and the magician : Orson Welles, the radio years, 1934-1952 / Paul Heyer. - Lanham, Md. : Rowman & Littlefield, c2005
  • Ouvrage : This is Orson Welles / Orson Welles and Peter Bogdanovich ; Jonathan Rosenbaum, editor ; new introduction by Peter Bogdanovich.- New York : Da Capo Press, 1998.
  • Ouvrage : Une grosse légume / George Orson Welles.- Paris : Gallimard, 1953
  • Ouvrage : Welles / Ben Walters. - London : Haus Pub., 2004
  • Ouvrage : Welles au travail / Jean-Pierre Berthomé; François Thomas.- Paris: Cahiers du Cinéma, 2006
  • Périodique : American Cinematographer, vol. 56, n° 4, avril 1975. "The one and only Orson Welles"
  • Périodique : American Film, vol. 14, n° 2, novembre 1988. Andrew Sarris, "Orson Welles"
  • Périodique : Avant-Scène Cinéma (L'), n° 346-347, janvier-février 1986. "Orson Welles à la Cinémathèque française"
  • Périodique : Cahiers de la Cinémathèque (Les), n° 20, printemps 1976. Jean-Claude Allais, "Orson Welles itinéraire d'un poète maudit"
  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), hors série n° 12, 1982. François Truffaut, "Welles et Bazin"
  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), hors série n° 12, 1982. Jean Cocteau, "Orson Welles"
  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), hors série n° 12, 1982. Jeanne Moreau, "Un homme libre"
  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n° 117, mars 1961. André S. Labarthe, "My name is Orson Welles"
  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n° 181, août 1966. Serge Daney, "Welles au pouvoir"
  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n° 377, novembre 1985. Serge Toubiana, "Welles, géant"
  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n° 84, juin 1958. André Bazin; Charles Bitsch, "Entretien avec Orson Welles"
  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n° 87, septembre 1958. André Bazin; Charles Bitsch; Jean Domarchi, "Entretien avec Orson Welles (II)"
  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n° 87, septembre 1958. André Bazin; Jacques Doniol-Valcroze; Orson Welles (Illustrateur), "L' oeuvre d'Orson Welles"
  • Périodique : Ciné-Club, n° 7 mai 1948. Georges Sadoul, "L'enfant prodige de Kenosha"
  • Périodique : Ciné-club, n° 7, mai 1948. Jean Mitry, "Orson Welles et le jeu en profondeur"
  • Périodique : Cineforum, n° 19, novembre 1962.
  • Périodique : Cinéma n° 11, printemps 2006. François Thomas, "Un film d'Orson Welles en cache un autre"
  • Périodique : Cinéma, n° 42, janvier 1960.
  • Périodique : Cinéma, n° 9, printemps 2005. Erik Bullot , "Trompe-l'oeil"
  • Périodique : Cinémonde, n° 1137, 24 mai 1956.
  • Périodique : Etudes Cinématographiques, n° 13, été 1963. Jean Clay, "Entretien avec Orson Welles"
  • Périodique : Études cinématographiques, n° 24-25, 2e trimestre 1963. "Orson Welles, l'éthique et l'esthétique"
  • Périodique : Film Comment, vol.22, n° 1, janvier 1986.
  • Périodique : Film Quarterly, vol. 35, n° 4, été 1982. Beverle Houston, "Power and Dis-Integration in the Films of Orson Welles"
  • Périodique : Films and Filming, vol.21, n° 3, décembre 1974.
  • Périodique : Image et Son, n° 139, mars 1961.
  • Périodique : Nuovo Spettatore Cinematografico, vol.5, n°5, décembre 1963.
  • Périodique : Positif, n° 167, mars 1975. Richard Marienstras, "Orson Welles, interprète et continuateur de Shakespeare"
  • Périodique : Positif, n° 418, décembre 1995. Orson Welles, "Orson Welles par Orson Welles"
  • Périodique : Positif, n° 449-450, juillet-août 1998. François Thomas, "Orson Welles"
  • Périodique : Positif, n° 470, avril 2000. Jean-Pierre Berthomé, "Hitchcock et Welles : Je l'aimais beaucoup. Il n'aimait pas mes films non plus"
  • Périodique : Positif, n° 536, octobre 2005. Jean-Pierre Berthomé, "Orson Welles"
  • Périodique : Positif, n°449-450, juillet-août 1998. Lorenzo Codelli, "F for Fragments. Vingt-deux films sur Welles"
  • Périodique : Revue du Cinéma (La), vol.1, n° 3, décembre 1946.
  • Périodique : Sight & Sound, vol. 55, n° 3, été 1986. Jonathan Rosenbaum, "The Invisible Orson Welles"
  • Périodique : Sight and Sound, vol.19, n°8, décembre 1950.
  • Périodique : Téléciné, n°118, décembre 1964.
  • Site Internet : The Orson Welles web resource (anglais)

Récompenses et nominations

  • 1985 - Prix pour l'ensemble de l'oeuvre - NBR - The National Board of Review of Motion Pictures (New York) - Obtenu
  • 1984 - Prix pour l'ensemble de l'oeuvre - DGA - Directors Guild of America (Los Angeles) - Obtenu
  • 1978 - Prix pour l'ensemble de l'oeuvre - Los Angeles Film Critics Association Awards - Obtenu
  • 1975 - Prix pour l'ensemble de l'oeuvre - AFI - American Film Institute - Obtenu
  • 1971 - Oscar d'honneur pour l'ensemble de la carrière - AMPAS - Academy of Motion Picture Arts and Sciences - Obtenu
  • 1970 - Lion d'or pour l'ensemble de la carrière - Mostra Internazionale d'Arte Cinematografica (Venezia) - Obtenu
  • 1966 - Prix pour l'ensemble de l'oeuvre - Festival International du Film (Cannes) - Obtenu
  • 1959 - Prix d'interprétation masculine - Festival International du Film (Cannes) - Compulsion - Obtenu
  • 1952 - Grand Prix du jury - Festival International du Film (Cannes) - Othello - Obtenu
  • 1942 - Meilleur scénario - AMPAS - Academy of Motion Picture Arts and Sciences - Citizen Kane - Obtenu

Liens familiaux

Marié(e) à :

Collections liées