Mel Gibson

Personnalité

Interprète, producteur, réalisateur... : années 1970-2020

Nationalité :  Australie

Naissance :  03/01/1956 - Etats-Unis - Peekskill, New York

Identité

Genre : homme

Naturalisation : Irlande

État civil :

  • Mel Columcille Gerard Gibson

Fonctions : Réalisateur, Acteur, Scénariste, Producteur délégué, Producteur exécutif, Producteur, Parolier des chansons originales, Préfacier, postfacier, Auteur secondaire

Biographie

Formation :

La famille de Mel Gibson s'installe en Australie quand il a douze ans. Il suit des études d'art dramatique au National Institute of Dramatic Art de Sydney. Alors qu'il est encore étudiant, il obtient son premier rôle au cinéma dans Summer city (Christopher Fraser, 1978).

Carrière :

Acteur charismatique, Mel Gibson s'est imposé mondialement autant par ses rôles marquants dans des sagas populaires comme Mad Max et L'Arme fatale que par sa carrière de réalisateur saluée, notamment avec Braveheart, La Passion du Christ.
Après quelques tournées théâtrales et des apparitions à la télévision, Mel Gibson devient subitement célèbre en Australie avec deux rôles fort différents. Il est le retardé mental de Tim (Michael Pate, 1978) et le justicier couvert de cuir d'un monde détruit par la guerre nucléaire dans Mad Max (George Miller, 1979). Son physique de jeune premier et une réelle sensibilité lui permettent d'alterner les cascades et les compositions psychologiques. Mel Gibson incarne un jeune soldat sensible dans Gallipoli (Peter Weir, 1981) avant de connaître son premier succès mondial avec Mad Max II (George Miller, 1981). Réclamé par Hollywood, il y commence une carrière avec des rôles très travaillés dans Le Bounty (Roger Donaldson, 1983) et La rivière (Mark Rydell, 1985). Il donne un supplément d'humanité à Mad Max beyond the Thunderdome (George Miller, 1985), tandis que L'arme fatale (Richard Donner, 1987) marque le début d'une longue série à succès, en 1989, 1991 et 1997. Aux triomphes conventionnels Mel Gibson ajoute des défis attachants, tels celui d'Hamlet (Franco Zeffirelli, 1990), ou ceux de ses propres réalisations. Il interprète un héros défiguré dans son premier film, L'homme sans visage (1993), puis remporte un immense succès avec Braveheart (1994), où il campe avec fougue la figure du nationaliste écossais William Wallace. Richard Donner emploie l'acteur avec bonheur dans de nouvelles grosses productions qui seront des "cartons" au box-office : le surprenant Maverick (1993) qui narre un tournoi de poker hors-norme à l'époque du vieil Ouest et le thriller Complots. Dans La rançon (Ron Howard, 1996), Mel Gibson est un père de famille décidé par tous les moyens à retrouver les ravisseurs de son fils. Au fil des films et des personnages, l'acteur est l'un des plus populaires au monde. A la fin des années 90 on le voit dans des films plus sombres, comme le polar Payback (Brian Helgeland, 1998) ou le film de Wim Wenders Million Dollar Hotel (1999). La même année, Mel Gibson est le héros complexe d'une nouvelle fresque épique située fin XVIIIe : Patriote : le chemin de la liberté (Roland Emmerich), il y incarne un propriétaire terrien de Caroline de Sud, poussé malgré lui dans la lutte pour l'indépendance face aux Anglais. Changement total de ton dans la comédie romantique Ce que veulent les femmes (Nancy Meyers, 2000). Les années 2000 sont des années sombres pour la star : les tabloïds commencent à relayer ses problèmes familiaux et son addiction à la boisson. Une image difficile à gérer d'autant plus que Mel Gibson se revendique catholique fervent et militant. Night Shyamalan dans Signes (2001) lui offre un rôle de pasteur à la dimension mystique évidente. En 2002 Mel Gibson réalise l'œuvre de sa vie, dira-t-il : La Passion du Christ ; tourné en araméen le film retrace l'agonie et la passion de Jésus de la manière la plus réaliste possible, collant aux évangiles ; appel à la réflexion ou à la conversion, le film sort dans le monde entier avec fracas. En 2005, Gibson crée encore la polémique en réalisant Apocalypto, un film violent et difficile, tourné cette fois en maya, sur la fin de cette civilisation. Après toute une décennie et juste une poignée d'interprétations peu mémorables, l'acteur réapparaît dans un film de maturité, dirigé Jodie Foster, dans Le complexe du castor (2009) : il endosse le rôle d'un quinquagénaire qui a tout raté ; la performance de Mel Gibson est magistrale et résonne comme une mise en abyme... En 2010, il joue un policier endeuillé prêt à tout dans Hors de contrôle (Martin Campbell, 2008), renouant brièvement avec le thriller intense. Gibson dévoile aussi son sens de l’autodérision dans la satire explosive Machete Kills (Robert Rodriguez, 2012). Aux côtés de Sylvester Stallone dans Expendables 3 (Patrick Hughes, 2013), l’acteur surprend en incarnant un antagoniste impitoyable. Et, dans Blood Father (Jean-François Richet, 2014), il impressionne dans le rôle d’un père prêt à protéger sa fille envers et contre tous. Mais c’est en tant que réalisateur qu’il opère un retour marquant avec Tu ne tueras point (2015), fresque guerrière remarquable sur l’héroïsme et la foi : le film récolte six nominations aux Oscars. Mel Gibson délaisse le grand écran pour apparaitre sur des supports télévisés, en VOD ou directement en DVD. En parallèle, il prépare la suite très attendue de La Passion du Christ, confirmant une volonté persistante de bousculer les genres et les conventions.

Autres activités :

Mel Gibson exerce également une activité de producteur depuis 1995, à la tête de la compagnie LowellGibson, qu'il a fondée avec son ami Pat Lowell.

Filmographie

Courts métrages

Longs métrages

Producteur délégué

Réalisation

Producteur

Producteur exécutif

Scénariste

Parolier des chansons originales

Bibliographie éditoriale

  • Ouvrage : Mel Gibson / Keith McKay. - London : Sidgwick & Jackson, 1986
  • Ouvrage : Mel Gibson / Nadine Schmidt. - Clamart : Sévigny, 1990
  • Périodique : Cinema Papers, n° 42, mars 1983
  • Périodique : Ciné-Revue, vol. 63, n° 18, mai 1983
  • Périodique : Ecran Fantastique (L'), n° 60, septembre 1985
  • Périodique : Films and Filming, n° 345, juin 1983
  • Périodique : Films and Filming, n° 350, novembre 1983
  • Périodique : Films in Review, vol. 47, n° 5/6, mai/juin 1996
  • Périodique : Interview, vol. 14, n° 6, juin 1984
  • Périodique : Premiere (US), vol. 10, n° 4, décembre 1996
  • Périodique : Premiere (US), vol. 7, n° 1, septembre 1983
  • Périodique : Premiere (US), vol. 7, n° 10, juin 1994
  • Périodique : Premiere (US), vol. 8, n° 9, mai 1995
  • Périodique : Première, n° 125, août 1987
  • Périodique : Time Out, n° 1380, janvier 1997
  • Site Internet : Actualité, bio, photos, citations, liens, critiques....

Récompenses et nominations

  • 1996 - Meilleur réalisateur - AMPAS - Academy of Motion Picture Arts and Sciences - Braveheart - Obtenu
  • 1996 - Meilleure photographie - AMPAS - Academy of Motion Picture Arts and Sciences - Braveheart - Obtenu
  • 1996 - Meilleur réalisateur - Golden Globes - Braveheart - Obtenu
  • 1995 - Meilleur réalisateur - NBR - The National Board of Review of Motion Pictures (New York) - Braveheart - Obtenu