Michel Serrault

Personnalité

Interprète : années 1950-2000

Nationalité :  France

Naissance :  24/01/1928 - France - Brunoy, Seine-et-Oise

Décès :  29/07/2007 - France - Honfleur, Calvados

Identité

Genre : homme

État civil :

  • Michel Lucien Serrault

Fonctions : Acteur, Dialoguiste, Producteur délégué, Auteur, Photographe

Biographie

Formation :

Michel Serrault est refusé au Conservatoire au terme de deux années d'études au Centre d'art dramatique de la rue Blanche, à Paris. Il fréquente également l'école de mime d'Etienne Ducroux et le conservatoire Maubel et rejoint en 1949 la troupe des "Branquignols". Il bifurque vers le cabaret ou avec son complice, Jean Poiret, il forme un duo comique célèbre. Sa carrière cinématographique débute en 1954 avec Ah ! Les belles bacchantes ! de Jean Loubignac.

Carrière :

Cantonné à des rôles secondaires et aux comédies légères pendant une vingtaine d'années, Michel Serrault aborde des rôles à sa mesure à partir des années soixante-dix. Après Le viager de Pierre Tchernia (1972), il incarne des personnages inquiétants dans des films de Jean-Pierre Mocky (Un linceul n'a pas de poche , 1974 et L'ibis rouge , 1975). Mais c'est l'adaptation cinématographique de la pièce de Jean Poiret, La cage aux folles , par Edouard Molinaro en 1978, qui marque un tournant dans la carrière du comédien. Consacré tant par le public que par ses pairs, il obtient le César du meilleur acteur pour le rôle d'Albin. Serrault impose désormais un personnage original dans le cinéma français, déroutant, caustique, et trompeusement débonnaire. À l'aise dans tous les genres, ses interprétations dramatiques ou comiques fonctionnent à chaque fois. On le voit ainsi dans des films sombres, incarnant des personnages complexes et quelque peu incernables, comme dans Buffet froid (Bertrand Blier, 1979), Garde à vue (Claude Miller, 1981), Les fantômes du chapelier (Claude Chabrol, 1982), Mortelle randonnée (Claude Miller, 1982), Docteur Petiot (Christian de Chalonge, 1989) ou Nelly et Monsieur Arnaud (Claude Sautet, 1994), qui lui vaut également un César. Grand acteur de comédie, Serrault s'impose dans des rôles inoubliables comme celui de César dans Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ (Jean Yanne, 1982) ou celui de Louis XV dans Liberté, égalité, choucroute (Jean Yanne, 1984). Comme il sait tout jouer, il campe aussi des personnages historiques dans des films en costumes; il est ainsi Louis XV dans Beaumarchais, l'insolent (Édouard Molinaro, 1995), cardinal dans Le Libertin (Gabriel Aghion, 1999) ou encore évêque dansAntonio Vivaldi, un prince à Venise (Jean-Louis Guillermou, 2006). Homme profondément attaché à ses racines, Serrault affectionne les peintures authentiques et chaleureuses de la ruralité, synonymes de bonheur simple et tranquille, peuplées de personnages vrais et attachants ; il tourne ainsi Le bonheur est dans le pré (Etienne Chatiliez, 1995), Les enfants du marais (Jean Becker, 1998), Une hirondelle a fait le printemps (Christian Carion, 2000) ou Le Papillon (Philippe Muyl, 2002). Il retrouve son vieux complice Jean-Pierre Mocky, à deux reprise dans Le Furet (2002) et Grabuge (2004). Ces dernières années, la nouvelle génération de réalisateur fait souvent appel à lui, on a pu le voir dans Assassin (s) (Mathieu Kassovitz, 1999), Belfégor, le fantôme du Louvre (Jean-Paul Salomé, 2000), Vingt-quatre heures de la vie d'une femme (Laurent Bouhnik, 2002) ou Joyeux Noël (Christian Carion, 2004). Régis Wargnier lui donna l'un des ses derniers rôles dans Pars vite et reviens tard (2006).

Autres activités :

Michel Serrault privilégie sa carrière théâtrale dans les années 60-70, jouant ainsi dans Gugusse (Marcel Achard, 1968), Le tombeur (Neil Simon, 1972). Il remporte un succès sans précédent dans La cage aux folles , pièce créée avec son complice de toujours Jean Poiret en 1973. Il remonte sur les planches pour L'avare , en 1986, et pour Knock , en 1992. On le voit également parfois à la télévision (son nom au générique étant à lui seul le meilleur gage d'audience), comme dans L'Affaire Dominici (Pierre Boutron, 2003). Il publie son autobiographie "Vous avez dit Serrault ?" en 2001, et "Les pieds dans le plat" en 2004, un jounal de bord ou l'on peut lire ses remarques, ses pensées, ses critiques sur le monde actuel depuis 2002. En 1999, Jacques Chirac, président de la République Française décore Michel Serrault de la légion d'honneur dans le registre du cinéma

Filmographie

Longs métrages

Acteur

Dialoguiste

Producteur délégué

Récompenses et nominations

  • 1996 - Meilleure interprétation masculine - César du Cinéma Français - Nelly et Monsieur Arnaud - Obtenu
  • 1982 - Meilleure interprétation masculine - César du Cinéma Français - Garde à vue - Obtenu
  • 1979 - Meilleure interprétation masculine - César du Cinéma Français - La cage aux folles - Obtenu

Liens familiaux

Marié(e) à :

Collections liées