Bernard Fresson

Personnalité

Interprète : années 1950-2000

Nationalité :  France

Naissance :  27/05/1931 - France - Reims, Marne

Décès :  20/10/2002 - France - Orsay, Essonne

Identité

Genre : homme

État civil :

  • Bernard René Pierre Fresson

Fonctions : Acteur

Biographie

Formation :

Fils d'un boulanger-pâtissier, Bernard Fresson fait ses études à Paris. Licencié en droit, il intègre HEC et sort major de sa promotion. Son goût pour l'aventure l'éloigne très vite de la carrière commerciale ou administrative. Il devient tour à tour footballeur, coureur cycliste, trompettiste, garagiste. Après avoir suivi une tournée théâtrale au Brésil comme transporteur de décors, il revient à Paris et s'inscrit au cours d'art dramatique de Tania Balachova. En 1956, Arlette Reinberg lui propose de jouer dans Le cheval dans la cuisine , pièce du Belge Charles-Louis Paron. Il débute deux ans plus tard au cinéma, au côté d'Emmanuelle Riva, dans Hiroshima, mon amour d'Alain Resnais.

Carrière :

Bernard Fresson connaît des débuts de carrière difficiles. Durant les années 1970, il apparaît souvent en marginal bourru, agressif, mais jamais franchement méchant (La guerre est finie , 1965, d'Alain Resnais ; Z , 1968, de Costa-Gavras ; Max et les ferrailleurs , 1970, de Claude Sautet). Parmi ses seconds rôles d'alors, il garde surtout un bon souvenir de La prisonnière (1967) de Robert Ménegoz et Henri-Georges Clouzot, ou de Tante Zita (1967) de Robert Enrico. André Cayatte (Il n'y a pas de fumée sans feu , 1972) ou Luc de Heusch (Jeudi, on chantera comme dimanche , 1966) sont bien les seuls réalisateurs à lui confier des rôles de premier plan. Cependant, avec le temps, le répertoire de Bernard Fresson s'enrichit. Dans Ursule et Grelu (1972) de Serge Korber, qui ne récolte pourtant aucun succès, il prend plaisir à être successivement accordéoniste, faux aveugle cul-de-jatte, flic, fondé de pouvoirs, banquier. Quand sa carrière connaît un retentissement outre-Atlantique avec French connection II (1974) de John Frankenheimer, Bernard Fresson s'affirme enfin à l'écran. Son personnage se colore de nuances plus inquiétantes qu'auparavant. Il se transforme indifféremment en petit-bourgeois arrogant et équivoque (Les galettes de Pont-Aven , 1975, de Joël Seria), en " beauf " abject (Le locataire , 1975, de Roman Polanski), en homme d'affaires crapuleux (Rive droite, rive gauche , 1984, de Philippe Labro), en chef de cuisine irascible (Garçon , 1983, de Claude Sautet) ou en pyromane (L'amour ou presque , 1985, de Patrice Gautier). Ouvrier dans Germinal (1992) de Claude Berri, il se transforme en père tendre et aimant dans Le guêpiot (1980) de Joska Pilissy, et se montre ainsi sous un jour inédit.

Autres activités :

Au théâtre, Bernard Fresson joue Humiliés et Offensés (1957), Athalie (id. ), Le Knak (1966), Hamlet (1978), Danton et Robespierre (1979), Faust (1987), Le Partage de midi (1986), La Danse de mort (1990) et La Chatte sur un toit brûlant (1993). Il tourne pour la télévision, notamment Les Compagnons de Jehu (1965) de Michel Drach et Jean Jaurès, vie et mort d'un socialiste (1979) d'Ange Costa. En 1974, il est la vedette de la série Jo Gaillard .

Filmographie

Longs métrages

Acteur

Bibliographie éditoriale

  • Ouvrage : Stars deuxième / Jacques Valot ; Gilles Grandmaire.- Paris : Edilig, 1989
  • Périodique : Ciné-Revue, n° 31, juillet 1987
  • Périodique : Ecran, n° 80, mai 1979
  • Périodique : Image et Son, n° 249, avril 1971
  • Périodique : Revue du Cinéma (La) / Image et Son, n° 436, mars 1988

Collections liées