Identité
Genre : homme
État civil :
- Bernard René Pierre Fresson
Fonctions : Acteur
Biographie
Formation :
Fils d'un boulanger-pâtissier, Bernard Fresson fait ses études à Paris. Licencié en droit, il intègre HEC et sort major de sa promotion. Son goût pour l'aventure l'éloigne très vite de la carrière commerciale ou administrative. Il devient tour à tour footballeur, coureur cycliste, trompettiste, garagiste. Après avoir suivi une tournée théâtrale au Brésil comme transporteur de décors, il revient à Paris et s'inscrit au cours d'art dramatique de Tania Balachova. En 1956, Arlette Reinberg lui propose de jouer dans Le cheval dans la cuisine , pièce du Belge Charles-Louis Paron. Il débute deux ans plus tard au cinéma, au côté d'Emmanuelle Riva, dans Hiroshima, mon amour d'Alain Resnais.Carrière :
Bernard Fresson connaît des débuts de carrière difficiles. Durant les années 1970, il apparaît souvent en marginal bourru, agressif, mais jamais franchement méchant (La guerre est finie , 1965, d'Alain Resnais ; Z , 1968, de Costa-Gavras ; Max et les ferrailleurs , 1970, de Claude Sautet). Parmi ses seconds rôles d'alors, il garde surtout un bon souvenir de La prisonnière (1967) de Robert Ménegoz et Henri-Georges Clouzot, ou de Tante Zita (1967) de Robert Enrico. André Cayatte (Il n'y a pas de fumée sans feu , 1972) ou Luc de Heusch (Jeudi, on chantera comme dimanche , 1966) sont bien les seuls réalisateurs à lui confier des rôles de premier plan. Cependant, avec le temps, le répertoire de Bernard Fresson s'enrichit. Dans Ursule et Grelu (1972) de Serge Korber, qui ne récolte pourtant aucun succès, il prend plaisir à être successivement accordéoniste, faux aveugle cul-de-jatte, flic, fondé de pouvoirs, banquier. Quand sa carrière connaît un retentissement outre-Atlantique avec French connection II (1974) de John Frankenheimer, Bernard Fresson s'affirme enfin à l'écran. Son personnage se colore de nuances plus inquiétantes qu'auparavant. Il se transforme indifféremment en petit-bourgeois arrogant et équivoque (Les galettes de Pont-Aven , 1975, de Joël Seria), en " beauf " abject (Le locataire , 1975, de Roman Polanski), en homme d'affaires crapuleux (Rive droite, rive gauche , 1984, de Philippe Labro), en chef de cuisine irascible (Garçon , 1983, de Claude Sautet) ou en pyromane (L'amour ou presque , 1985, de Patrice Gautier). Ouvrier dans Germinal (1992) de Claude Berri, il se transforme en père tendre et aimant dans Le guêpiot (1980) de Joska Pilissy, et se montre ainsi sous un jour inédit.Autres activités :
Au théâtre, Bernard Fresson joue Humiliés et Offensés (1957), Athalie (id. ), Le Knak (1966), Hamlet (1978), Danton et Robespierre (1979), Faust (1987), Le Partage de midi (1986), La Danse de mort (1990) et La Chatte sur un toit brûlant (1993). Il tourne pour la télévision, notamment Les Compagnons de Jehu (1965) de Michel Drach et Jean Jaurès, vie et mort d'un socialiste (1979) d'Ange Costa. En 1974, il est la vedette de la série Jo Gaillard .Filmographie
Courts métrages
Acteur
- 1963 - Quinze mille voisins
- 1965 - La Surface perdue
- 1967 - Contacts
- 1968 - Action homo
- 1969 - On vous parle du Brésil : Tortures
- 1976 - Lettres de fusillés (Groupe Manouchian)
- 1977 - Rail-marchandises
Longs métrages
Acteur
- 1958 - Hiroshima, mon amour
- 1960 - La Bride sur le cou
- 1960 - La Ragazza in vetrina
- 1961 - The Longest Day
- 1964 - Le Ciel sur la tête
- 1964 - Cent briques et des tuiles
- 1965 - La Guerre est finie
- 1965 - La Grosse caisse
- 1965 - Paris brûle-t-il ?
- 1966 - Belle de Jour
- 1966 - Jeudi on chantera comme dimanche
- 1966 - Belle de jour
- 1966 - Triple Cross
- 1966 - Mon amour, mon amour
- 1967 - Tante Zita
- 1967 - Je t'aime, je t'aime
- 1967 - La Prisonnière
- 1967 - Loin du Vietnam
- 1967 - L'Écume des jours
- 1968 - Z
- 1968 - Adieu l'ami
- 1968 - Z
- 1969 - La Dame dans l'auto avec des lunettes et un fusil
- 1969 - Trop petit mon ami
- 1969 - Soleil Ô
- 1969 - L'Américain
- 1969 - Le Portrait de Marianne
- 1970 - Opération Macédoine
- 1970 - Un condé
- 1970 - Macédoine
- 1970 - Max et les ferrailleurs
- 1971 - Un peu de soleil dans l'eau froide
- 1972 - Trois milliards sans ascenseur
- 1972 - Les Feux de la Chandeleur
- 1972 - Il n'y a pas de fumée sans feu
- 1973 - Ursule et Grelu
- 1974 - Le Futur aux trousses
- 1974 - French Connection II
- 1975 - Le Locataire
- 1975 - L'Ordinateur des pompes funèbres
- 1975 - Il pleut sur Santiago
- 1975 - Les Galettes de Pont-Aven
- 1975 - Cours après moi... que je t'attrape
- 1975 - Mords pas, on t'aime = Rose et Frédéric
- 1976 - Mado
- 1976 - Un type comme moi ne devrait jamais mourir
- 1976 - Les Passagers
- 1976 - Marie-poupée
- 1976 - À chacun son enfer
- 1977 - Le Dernier baiser
- 1977 - L'Amant de poche
- 1978 - On efface tout...
- 1978 - La Petite fille en velours bleu
- 1978 - Charch mou'amara
- 1980 - Le Guépiot
- 1981 - L'Ogre de barbarie
- 1981 - Madame Claude 2
- 1981 - Espion, lève-toi
- 1983 - Garçon !
- 1983 - Clash
- 1984 - Réveillon chez Bob
- 1984 - Rive droite, rive gauche
- 1985 - L'Amour ou presque
- 1986 - Sweet Lies
- 1987 - En toute innocence
- 1987 - Bonjour l'angoisse
- 1988 - Street of No Return
- 1988 - Sons
- 1988 - Equipe de nuit
- 1988 - Le Dénommé (Oublie que tu es un homme)
- 1989 - Bal perdu
- 1990 - Money
- 1990 - Dingo
- 1992 - Germinal
- 1993 - La Règle de l'Homme
- 1995 - Mon homme
- 1997 - Place Vendôme
- 1997 - Le Serpent a mangé la grenouille
- 1998 - Six-pack
- 1999 - L'Envol
- 2000 - Le Pacte des loups
- 2001 - La Beauté sur la terre
- 2001 - L'Adversaire
- 2002 - Les Amants de Mogador
Bibliographie éditoriale
- Ouvrage : Stars deuxième / Jacques Valot ; Gilles Grandmaire.- Paris : Edilig, 1989
- Périodique : Ciné-Revue, n° 31, juillet 1987
- Périodique : Ecran, n° 80, mai 1979
- Périodique : Image et Son, n° 249, avril 1971
- Périodique : Revue du Cinéma (La) / Image et Son, n° 436, mars 1988
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