Meryl Streep

Interprète, productrice : années 1970-2020

Nationalité :  Etats-Unis

Naissance :  22/06/1949 - Etats-Unis - Summit, New Jersey

Personnalité

Identité

Genre : femme

État civil :

  • Mary Louise Streep

Fonctions : Acteur, Intervenant, Voix (doublage), Interprète des chansons originales

Biographie

Formation :

Attirée par la musique, Meryl Streep suit une formation de chanteuse d'opéra avant de se passionner pour le théâtre à l'université de Yale où elle étudie pendant trois ans. Ses prestations sur les planches, notamment dans 27 wagons full of cotton de Tennessee Williams, lui valent de nombreuses citations et attirent l'intérêt des producteurs de cinéma et de télévision.

Carrière :

Meryl Streep, monument du cinéma contemporain, incarne à elle seule l’exigence et la métamorphose : trois Oscars, vingt-et-une nominations, et une filmographie où chaque rôle, du drame historique à la comédie musicale, devient une leçon d’art et de précision. Son talent, aussi rare qu’inépuisable, a fait d’elle l’actrice la plus admirée de sa génération, capable de passer de Margaret Thatcher à une cantatrice désaccordée avec une même intensité.
Considérée comme la plus grande actrice américaine des dernières décennies, la très perfectionniste Meryl Streep a un talent multiforme qui lui permet, sur tous les registres, d'interpréter depuis plus de trente ans des femmes en prise avec leur temps. Elle débute au cinéma aux côtés de Jane Fonda et Vanessa Redgrave dans Julia (Fred Zinnemann, 1977). Puis elle incarne la fiancée d'un soldat dans Voyage au bout de l'enfer (Michael Cimino, 1978). Elle est nominée aux Oscars pour le meilleur second rôle mais ce n'est que l'année suivante qu'elle obtient cette récompense pour sa performance en mère de famille en plein divorce avec Dustin Hoffman dans Kramer contre Kramer (Robert Benton, 1979). Woody Allen la dirige dans Manhattan (1979), où elle incarne son agaçante ex-épouse devenue lesbienne. Héroïne romantique dans La Maîtresse du lieutenant français (Karel Reisz, 1981), blonde glaciale et hitchcockienne dans le thriller La Mort aux enchères (Robert Benton, 1982), elle est une bouleversante ancienne déportée ayant dû faire un choix terrible pour sauver un de ses enfants dans Le Choix de Sophie (Alan J. Pakula, 1982), pour lequel elle remporte son premier Oscar de la meilleure actrice, prix pour laquelle elle sera au total nominée 15 fois, un record absolu.
Avec toujours la même intensité et la même implication, elle réussit à briller dans des univers très divers, quelle soit ouvrière en lutte contre l'industrie nucléaire dans Le Mystère Silkwood (Mike Nichols, 1983), ou femme mariée s'éprenant d'un inconnu dans Falling in Love (Ulu Grosbard, 1984). Elle connaît l'un de ses plus grands succès avec Out of Africa où elle interprète la romancière danoise Karen Blixen, femme de tête tombée sous le charme de l'Afrique et d'un chasseur de fauves, incarné à l'écran par Robert Redford. En 1986, elle retrouve Mike Nichols pour La Brûlure, drame sur l'échec d'un couple avec Jack Nicholson, avec qui elle tourne également Ironweed (Hector Babenco, 1987), où ils incarnent deux clochards. Son rôle de mère accusée d'infanticide dans Un cri dans la nuit (Fred Schepisi, 1988), récit adapté d'un fait divers, lui permet de remporter le Prix d'interprétation au Festival de Cannes. Elle brise son image d'actrice dramatique en enchaînant avec brio plusieurs comédies (La Diable, Susan Seidelman, 1989 ; Bons baisers d'Hollywood, Mike Nichols, 1990), en particulier la très satirique La Mort vous va si bien (Robert Zemeckis, 1992). Si son éclectisme l'amène à aborder tous les genres, de la saga familiale (La Maison aux esprits, Bille August, 1993) au film d'aventures (La Rivière sauvage, Curtis Hanson, 1994), l'actrice revient régulièrement aux rôles romantiques. Sur la route de Madison (1995), de et avec Clint Eastwood, est emblématique de son jeu naturel dans son rôle d'épouse modèle dont l'existence est bouleversée par le passage d'un photographe.
En 1996, elle tourne un film noir sous la direction de Barbet Schroeder, Before and After puis un mélo où elle est la mère du tout jeune Leonardo DiCaprio (Simples secrets, Jerry Zaks). On la retrouve plus souvent dans des drames tels Contre-jour (Carl Franklin, 1998) ou La Musique de mon cœur (Wes Craven, 2000). Elle se risque dans l'univers singulier de Spike Jonze pour incarner la romancière Susan Orléan confrontée à la difficile adaptation d'un de ses livres dans Adaptation (2002) avant d'interpréter l'amie dévouée d'un homme rongé par le sida dans The Hours (2003) de Stephen Daldry. L'année d'après, elle incarne une politicienne manipulatrice dans le thriller politique Un crime dans la tête de Jonathan Demme et une tante un peu stricte dans la comédie familiale Les Désastreuses Aventures des orphelins Beaudelaire (Brad Silberling). Elle participe au dernier film de Robert Altman, The Last Show (2006) en chanteuse country, et confirme son excellence dans un registre léger, qu'elle joue une psychanalyste dans Petites confidences (à ma psy) (Ben Younger, 2006), une terrifiante grande-prêtresse de la mode dans Le Diable s'habille en Prada (David Frankel, 2006), une femme divorcée renouant avec son ex (Pas si simple, Nancy Meyers, 2009) ou une mère de famille très libérée dans la comédie musicale Mamma Mia ! (Phyllida Lloyd, 2008) où elle chante et danse sur les tubes du groupe disco Abba. Meryl Streep n'en abandonne pas pour autant les personnages de femmes de pouvoir, enchaînant la glaciale patronne de la CIA de Détention secrète (Gavin Hood, 2007), l'influente journaliste politique de Lions et Agneaux (Robert Redford, 2007), la rigide mère supérieure d'une école catholique de Doute (John Patrick Shanley, 2008) et surtout l'inflexible Premier ministre britannique, Margaret Thatcher, dans La Dame de fer (Phyllida Lloyd, 2011), rôle pour lequel elle remporte, enfin, son second Oscar de la meilleure actrice. Toujours en 2011, elle incarne une épouse en quête de renouveau dans la comédie Tous les espoirs sont permis (David Frankel), puis se glisse dans la peau de la cantatrice Florence Foster Jenkins, dont le manque de talent n’a d’égal que la passion, dans le film éponyme (2015) de Stephen Frears. Elle y livre une performance à la fois drôle et poignante, saluée par une nouvelle nomination aux Oscars. En 2014, elle campe une sorcière tourmentée dans Into the Woods, Promenons-nous dans les bois (Rob Marshall, 2013), adaptation de la comédie musicale de Stephen Sondheim. Toujours aussi à l’aise dans le drame, elle compose une matriarche acariâtre dans Un été à Osage County (2012) de John Wells, rôle qui lui vaut une nomination aux Golden Globes. En 2017, elle retrouve la comédie musicale avec Mamma Mia! Here We Go Again (Ol Parker), où elle reprend son rôle de Donna, et s’amuse dans Le Retour de Mary Poppins de Rob Marshall, en cousine excentrique. Elle aborde ensuite des sujets plus sombres : dans The Laundromat : L’affaire des Panama Papers (2018) de Steven Soderbergh, elle est une veuve déterminée à percer les secrets de la finance offshore, tandis que dans Les Filles du Docteur March (2089) de Greta Gerwig, elle incarne une tante autoritaire, réinterprétant avec brio un classique de la littérature. En 2020, elle se glisse dans le costume d’une présidente des États-Unis cynique et opportuniste dans Don’t Look Up : Déni cosmique (Adam McKay), satire mordante de la crise climatique, avant de prêter sa voix à un film d’animation en 2026 (Jumpers). L’apogée de cette période est sans doute son retour en Miranda Priestly, la redoutable rédactrice en chef de Le Diable s’habille en Prada 2 (D. Franke, 2026), où elle prouve une fois de plus son talent pour les personnages puissants et ambivalents.

Autres activités :

Meryl Streep s'illustre également à la télévision dans The Deadliest Season (Robert Markowitz, 1977) et surtout la série Holocauste (Marvin J. Chomsky, 1978), qui lui vaut un Emmy Award pour son rôle d'une jeune Allemande mariée à un juif. Elle brille également dans la mini-série de Mike Nichols, Angels in America (2003), adaptation de la pièce de Tony Kushner sur la pandémie de sida. Elle est aussi apparue dans plusieurs épisodes de la série Web Therapy (2010-2012).

Filmographie

Courts métrages

Longs métrages

Interprète des chansons originales

Voix (doublage)

Intervenant

Bibliographie éditoriale

  • Ouvrage : Awake in the Dark : The Best of Roger Ebert. Forty Years of Reviews, Essays, and Interviews / Roger Ebert. - Chicago : University Of Chicago Press, 2006
  • Ouvrage : Becoming myself : reflections on growing up female / Willa Shalit. - New York : Hyperion, 2006
  • Ouvrage : Bodies of Evidence. Geschlechterpräsentationen von Hollywoodstars / Susanne Weingarten. - Marburg : Schüren Verlag ; Auflage, 2004
  • Ouvrage : Meryl Streep / Elio Girlanda. - Roma : Gremese, 1997.
  • Ouvrage : Meryl Streep / Adolf Heinzlmeier ; Petra Gallmeister. - Wien : Zsolnay, 1994
  • Ouvrage : Meryl Streep : A Critical Biography / Eugene E. Pfaff. - Jefferson : McFarland & Company, 1987
  • Ouvrage : Meryl Streep : die kühle Dame mit versteckter Power / Sonja Kochius. - Bergisch Gladbach : G. Lübbe, 1995
  • Ouvrage : Meryl Streep : star d'aujourd'hui / Dominique Faux.- Paris : Atlas : P. Lherminier, 1986
  • Ouvrage : Meryl Streep : The Reluctant Superstar / Diana Maychick. - Londres : Londres : Robson Books, 1984
  • Ouvrage : Playing to the camera : film actors discuss their craft / Bert Cardullo. - New Haven : Yale University Press, 1998
  • Ouvrage : The actress : Hollywood acting and the female star / Karen Hollinger. - New York : Routledge, 2006
  • Ouvrage : The Meryl Streep story / Nick Smurthwaite.- London : Columbus Books, 1986
  • Périodique : American Film, vol. 4, n° 9, juillet/août 1979
  • Périodique : American Film, vol. 9, n° décembre 1983
  • Périodique : Cineaste, vol. 31, n° 4, 2006
  • Périodique : Ecran Fantastique (L'), n° 129, décembre 1992
  • Périodique : Empire, n° 43, janvier 1993
  • Périodique : Film Comment, vol. 21, n° 5, septembre/octobre 1985
  • Périodique : Films and Filming, n° 415, mai 1989
  • Périodique : Hablamos Cine, n° 77, mars 1984
  • Périodique : Photoplay, vol. 34, n° 2, février 1983
  • Périodique : Photoplay, vol. 34, n° 5, mai 1983
  • Périodique : Photoplay, vol. 36, n° 11, novembre 1985
  • Périodique : Premiere (US), n° spécial Women, 1997
  • Périodique : Premiere (US), vol. 5, n° 5, juin 1997
  • Périodique : Premiere (US), vol. 8, n° 4, décembre 1994
  • Périodique : Première, n° 190, janvier 1993
  • Périodique : Première, n° 256, juillet 1998
  • Périodique : Première, n° 356, octobre 2006
  • Périodique : Séquences, vol. 33, n° 133, mars 1988
  • Périodique : Stars, n° 8, juin 1990
  • Périodique : Studio Magazine, n° 13, avril 1988
  • Périodique : Studio Magazine, n° 135, juin 1998
  • Périodique : Studio Magazine, n° 146, juin 1999
  • Périodique : Studio Magazine, n° 26, mai 1989
  • Périodique : Studio Magazine, n° 69, janvier 1993
  • Périodique : Studio Magazine, n° 95, février 1995
  • Périodique : Time Out, n° 1279, 22 février 1995

Récompenses et nominations

  • 2017 - Meilleure interprétation féminine - NBR - The National Board of Review of Motion Pictures (New York) - Pentagon Papers - Obtenu
  • 2017 - Cecil B. DeMille Award - Golden Globes - Obtenu
  • 2016 - Prix meilleure actrice dans une comédie - Critics' Choice Movie Awards - Florence Foster Jenkins - Obtenu
  • 2016 - Cecil B. DeMille Award - Golden Globes - Obtenu
  • 2012 - Meilleure interprétation féminine - AMPAS - Academy of Motion Picture Arts and Sciences - The Iron Lady - Obtenu
  • 2012 - Meilleure interprétation féminine - BAFTA - The British Academy of Film and Television Arts - The Iron Lady - Obtenu
  • 2012 - Meilleure actrice dans un film dramatique - Golden Globes - La Dame de fer - Obtenu
  • 2011 - Meilleure interprétation féminine - New York Film Critics Circle Awards - The Iron lady - Obtenu
  • 2010 - Meilleure interprétation féminine - Golden Globes - Julie et Julia - Obtenu
  • 2007 - Meilleure interprétation féminine - Golden Globes - The Devil wears Prada - Obtenu
  • 2003 - Meilleure interprétation féminine dans un 2nd rôle - Golden Globes - Adaptation - Obtenu
  • 2003 - César d'honneur - César du Cinéma Français - Obtenu
  • 2003 - Ours d'argent - Internationale Filmfestspiele (Berlin) - The hours - Obtenu
  • 2003 - Meilleure interprétation féminine dans un 2nd rôle - Florida Film Critics Circle Awards - Adaptation - Obtenu
  • 1991 - Meilleure interprétation féminine - American Comedy Awards - Postcards from the edge - Obtenu
  • 1989 - Prix d'interprétation féminine - Festival International du Film (Cannes) - A cry in the dark - Obtenu
  • 1988 - Meilleure interprétation féminine - New York Film Critics Circle Awards - A cry in the dark - Obtenu
  • 1986 - Meilleure interprétation féminine - David Di Donatello Awards - Out of Africa - Obtenu
  • 1985 - Meilleure interprétation féminine - Los Angeles Film Critics Association Awards - Out of Africa - Obtenu
  • 1985 - Meilleure interprétation féminine - David Di Donatello Awards - Falling in love - Obtenu
  • 1983 - Meilleure interprétation féminine - AMPAS - Academy of Motion Picture Arts and Sciences - Sophie's choice - Obtenu
  • 1983 - Meilleure interprétation féminine - Boston Society of Film Critics Awards - Sophie's choice - Obtenu
  • 1983 - Meilleure interprétation féminine - Golden Globes - Sophie's choice - Obtenu
  • 1983 - Meilleure interprétation féminine - NSFC Award - National Society of Film Critics Awards - Sophie's choice - Obtenu
  • 1982 - Meilleure interprétation féminine - New York Film Critics Circle Awards - Sophie's choice - Obtenu
  • 1982 - Meilleure interprétation féminine - NBR - The National Board of Review of Motion Pictures (New York) - Sophie's choice - Obtenu
  • 1982 - Meilleure interprétation féminine - Los Angeles Film Critics Association Awards - Sophie's choice - Obtenu
  • 1982 - Meilleure interprétation féminine - BAFTA - The British Academy of Film and Television Arts - The french lieutenant's woman - Obtenu
  • 1982 - Meilleure interprétation féminine - Golden Globes - The french lieutenant's woman - Obtenu
  • 1981 - Meilleure interprétation féminine - Los Angeles Film Critics Association Awards - The french lieutenant's woman - Obtenu
  • 1980 - Meilleure interprétation féminine - Golden Globes - Kramer vs. Kramer - Obtenu
  • 1980 - Meilleure interprétation féminine dans un 2nd rôle - AMPAS - Academy of Motion Picture Arts and Sciences - Kramer vs. Kramer - Obtenu
  • 1980 - Meilleure interprétation féminine dans un 2nd rôle - NSFC Award - National Society of Film Critics Awards - Kramer vs. Kramer/Manhattan/The seduction of Joe Tynan - Obtenu
  • 1979 - Meilleure interprétation féminine dans un 2nd rôle - NSFC Award - National Society of Film Critics Awards - The deer hunter - Obtenu
  • 1979 - Meilleure interprétation féminine dans un 2nd rôle - New York Film Critics Circle Awards - Kramer vs. Kramer/The seduction of Joe Tynan - Obtenu
  • 1979 - Meilleure interprétation féminine dans un 2nd rôle - NBR - The National Board of Review of Motion Pictures (New York) - Manhattan/Kramer vs. Kramer/The seduction of Joe Tynan - Obtenu
  • 1979 - Meilleure interprétation féminine dans un 2nd rôle - Los Angeles Film Critics Association Awards - Kramer vs. Kramer/Manhattan/The seduction of Joe Tynan - Obtenu

Ressources média