Mickey Rourke

Personnalité

Interprète, producteur, scénariste : années 1970-2020

Nationalité :  Etats-Unis

Naissance :  16/09/1952 - Etats-Unis - Schenectady, New York

Identité

Genre : homme

Pseudonyme(s) :

  • Sir Eddie Cook

État civil :

  • Philip Andre Rourke Jr.

Fonctions : Acteur, Scénariste

Biographie

Formation :

Après une enfance difficile à Miami, où il débute une carrière de boxeur amateur, Mickey Rourke part à dix-neuf ans pour New York. Il accumule les grandes victoires mais est victime de commotions cérébrales. Il exerce divers métiers, comme celui de videur de boîte de nuit. Mickey Rourke se tourne alors sérieusement vers son autre passion et suit des cours d'art dramatique à l'Actors Studio ; il apparaît au théâtre, notamment dans Richard III . Il débute en 1978 dans un téléfilm, City of fear où il campe un tueur fou.

Carrière :

Mickey Rourke, acteur au charisme brut et à la carrière tumultueuse, incarne comme nul autre la figure du rebelle hollywoodien, oscillant entre rôles cultes, chutes spectaculaires et retours triomphaux. Son interprétation d’une star du catch déchu dans The Wrestler (2008) reste gravée dans l’histoire du cinéma, couronnée par un Golden Globe et une nomination aux Oscars.
En 1979, c'est Steven Spielberg qui met fin à une longue et vaine période de castings en lui proposant un petit rôle dans 1941. En 1981, il joue dans La Fièvre au corps (Lawrence Kasdan) un personnage de voyou repenti qui attire l'attention sur lui, tout comme le rôle de séducteur qui lui revient dans Diner (Barry Levinson, 1982). Par la suite, il incarne un motard dans Rusty James (Francis Ford Coppola, 1983), qui l'assimile dans les esprits à un jeune rebelle des années 1950, sorte de Marlon Brando à ses débuts. Après Le Pape de Greenwich Village (Stuart Rosenberg, 1984), il connaît un immense succès dans L'Année du dragon (Michael Cimino, 1985), où il joue Stanley White, un policier décidé à nettoyer New York de sa mafia chinoise, selon des méthodes héritées de la guerre du Vietnam. Ce film controversé par la presse et la communauté chinoise de la ville, qui crient au racisme, marque aussi le début des relations difficiles entre Mickey Rourke et son public américain. Pourtant, l'année suivante, il tourne dans 9 semaines 1/2 (Adrian Lyne, 1986) avec Kim Basinger, qui remporte un grand succès commercial. Il n'hésite plus, dès lors, à interpréter des rôles très divers, parfois assez risqués. Dans Angel heart (Alan Parker, 1987), il est un détective médiocre aux prises avec le diable. On le retrouve la même année en écrivain alcoolique dans Barfly (Barbet Schroeder), puis en saint François d'Assise dans le film de Liliana Cavani, Francesco (1988). En 1987, il écrit le scénario de Homeboy (tourné par Michael Seresin), où il règle ses comptes avec une enfance troublée et le milieu de la boxe. Il retrouve Cimino en 1990 dans The Desperate hours. Il exploite ensuite à nouveau une veine plus sensuelle, avec L'Orchidée sauvage (Zalman King, 1989) ou Love in Paris (Anne Goursaud, 1996), suite de 9 semaines 1/2. Mais la carrière de Mickey Rourke patine, sa vie privée compliquée fait la une des tabloïds ; le milieu du showbiz se détourne de lui. Ne parvenant pas à retrouver son statut de vedette des années 80, il doit se cantonner dans des rôles secondaires. Au nombre des films dans lesquels il tourne on retiendra L'Idéaliste (Francis Ford Coppola,1997), Animal Factory (Steve Buscemi, 1999), film sur l'univers carcéral américain, The Pledge (Sean Penn, 2000), où il incarne un père de famille endeuillé, Desperado 2 (2002) et surtout Sin city (Robert Rodriguez, 2004) qui va totalement relancer sa carrière. L'estime de la profession et du public retrouvée, c'est avec The Whrestler (Darren Aronofsky, 2008) que Mickey Rourke s'impose à nouveau comme un très grand acteur ; sa bouleversante interprétation d'une star du catch tombée dans l'oubli lui vaut un Golden Globe. La même année, il incarne un tueur à gages dans Killshot (John Madden) et un ancien garde de studio dans The Informers (Gregor Jordan, DVD). En 2009, il rejoint l'univers Marvel en jouant Whiplash dans Iron Man 2 (Jon Favreau) et intègre la bande de mercenaires de Expendables : Unité spéciale (Sylvester Stallone). Il se glisse ensuite dans la peau du roi Hypérion dans Les Immortels (Tarsem Singh, 2010), puis retrouve le personnage de Marv dans Sin City : J'ai tué pour elle (Robert Rodriguez, 2012). Les années suivantes, il alterne entre blockbusters et films plus intimistes : Ashby (Tony McNamara, 2015, VOD), où il joue un ancien agent de la CIA atteint d'un cancer, ou encore en père d’un boxer dans Tiger (Alister Grierson, 2018). Il apparaît aussi dans des productions internationales comme dans le film à sketchs Berlin, I Love You (2019), L'Homme de Dieu (Yelena Popovic, 2020), où il campe un homme paralysé, et The Palace de Roman Polanski (2023).

Autres activités :

Pendant son " passage à vide " des années 90, Mickey Rourke entame une carrière de boxeur professionnel. Malheureusement elle ne lui apporte pas la gloire escomptée, mais le ruine et entame sa santé. Il met fin à cette tentative " suicidaire " en 1995.

Bibliographie éditoriale

  • Ouvrage : Cahiers du cinéma, n° 619, janvier 2007
  • Ouvrage : Hollywood bad boys : loud, fast, and out of control / James Robert Parish. - Chicago : Contemporary Books, 2002
  • Ouvrage : Mickey Rourke : an illustrated biography / Bart Mills. - London : Sidgwick & Jackson, 1988.
  • Ouvrage : Mickey Rourke : high and low / Christopher Heard. - London : Plexus, 2006
  • Ouvrage : Mickey Rourke : wrestling with demons / Sandro Monetti. - Montreal, QC : Transit Publishing Inc., 2010
  • Ouvrage : Mickey Rourke [Biographie] / Michel Mahéo . - Lausanne : Favre, 1990 .
  • Ouvrage : Mickey Rourke [Biographie] / Philippe Durant . - Clamart : Sévigny, 1989 .
  • Ouvrage : Projections 10 : Hollywood film-makers on film-making / ed. by Mike Figgis ; executive ed. John Boorman and Walter Donohue. - London ; New York : Faber and Faber, 1999
  • Périodique : American Film, vol. 13 n° 2, novembre 1987.
  • Périodique : Cahiers du cinéma, n° 377, novembre 1985
  • Périodique : Cahiers du cinéma, n° 619, janvier 2007
  • Périodique : Cineforum, vol. 49, n° 483, avril 2009
  • Périodique : Films and Filming, n° 370, juillet 1985.
  • Périodique : Films and Filming, n° 376, janvier 1986.
  • Périodique : Jeune Cinéma, n° 171, décembre 1985.
  • Périodique : Revue du Cinéma (La), n° 410, novembre 1985.
  • Périodique : Sight and Sound, vol. 19, n° 2, février 2009
  • Périodique : Stars, n° 18, hiver 1993.

Récompenses et nominations

  • 2009 - Meilleure interprétation masculine - Golden Globes - The Wrestler - Obtenu
  • 2009 - Meilleure interprétation masculine - BAFTA - The British Academy of Film and Television Arts - The Wrestler - Obtenu
  • 2009 - Meilleure interprétation masculine - COFCA - Central Ohio Film Critics Association (Columbus, Ohio) - The Wrestler - Obtenu
  • 2009 - Meilleure interprétation masculine - Kansas City Film Critics Circle Awards - The Wrestler - Obtenu
  • 2009 - Acteur de l'année - London Film Critics Circle Awards - The Wrestler - Obtenu
  • 2008 - Meilleure interprétation masculine - The Washington DC Area Film Critics Association - The Wrestler - Obtenu
  • 2008 - Meilleure interprétation masculine - San Francisco Film Critics Circle - The Wrestler - Obtenu
  • 2008 - Meilleure interprétation masculine - San Diego Film Critics Society Awards - The Wrestler - Obtenu
  • 2008 - Meilleure interprétation masculine - Boston Society of Film Critics Awards - The Wrestler - Obtenu
  • 2008 - Meilleure interprétation masculine - Chicago Film Critics Association Awards - The Wrestler - Obtenu
  • 2008 - Meilleure interprétation masculine - Toronto Film Critics Association Awards - The Wrestler - Obtenu
  • 2008 - Meilleure interprétation masculine - Florida Film Critics Circle Awards - The Wrestler - Obtenu
  • 2006 - Meilleure interprétation masculine dans un 2d rôle - Chicago Film Critics Association Awards - Sin City - Obtenu
  • 2005 - Meilleure interprétation masculine dans un 2d rôle - The Academy of Science Fiction, Fantasy & Horror Films (Los Angeles) - Sin City - Obtenu
  • 1983 - Meilleure interprétation masculine dans un 2d rôle - NSFC Award - National Society of Film Critics Awards - Diner - Obtenu
  • 1983 - Meilleure interprétation masculine dans un 2d rôle - NSFC Award - National Society of Film Critics Awards - Diner - Obtenu
  • 1983 - Meilleure interprétation masculine dans un 2d rôle - Boston Society of Film Critics Awards - Diner - Obtenu