Robert Redford

Personnalité

Interprète, réalisateur, producteur : années 1960-2020

Nationalité :  Etats-Unis

Naissance :  18/08/1936 - Etats-Unis - Santa Monica, Californie

Décès :  16/09/2025 - Etats-Unis - Sundance, Utah

Identité

Genre : homme

État civil :

  • Charles Robert Redford Jr.

Fonctions : Réalisateur, Acteur, Intervenant, Producteur délégué, Producteur, Producteur exécutif, Préfacier, postfacier, Annotateur

Biographie

Formation :

Robert Redford s'essaie d'abord à la peinture mais, peu satisfait, il s'oriente vers la décoration de théâtre. Pour mieux comprendre la scène, il prend des cours à l'Académie américaine d'art dramatique. Son professeur, metteur en scène, recherche un acteur bien bâti pour incarner un joueur de basket-ball. Il propose naturellement le rôle à son élève. Robert Redford obtient ensuite un rôle plus important dans le drame Highest Tree . Il gravit peu à peu les échelons, jusqu'à obtenir en 1963 le premier rôle de la farce à succès de Neil Simon, Barefoot in the Park . Pour War Hunt (1962) de Denis Sanders, sa première apparition sur le grand écran, il choisit délibérément le rôle d'un soldat idéaliste contre celui de vedette qui lui est proposé. Sur le tournage, il rencontre Sydney Pollack avec qui il se lie d'amitié.

Carrière :

Robert Redford, légende hollywoodienne, a marqué l’histoire du cinéma par son charisme d’acteur iconique et son audace de réalisateur engagé. Symbole d’une Amérique idéaliste et critique, il a incarné à l’écran des héros romantiques, des rebelles politiques et des figures tourmentées, tout en défendant, derrière la caméra, un cinéma exigeant et indépendant. 
Le début de la carrière de Robert Redford est partagé entre théâtre, télévision et cinéma. Trois ans après sa première apparition sur les écrans, il tourne dans Situation désespérée, mais pas sérieuse de Gottfried Reinhardt. Mais c'est en 1966 que Robert Redford se lance en réalisant un triplé : Daisy Clover de Robert Mulligan est son premier défi qu'il relève en se transformant en homosexuel ; La poursuite impitoyable d'Arthur Penn le fait jouer face à Jane Fonda et à Marlon Brando ; Propriété interdite de son ami Sydney Pollack l'oblige à révéler sa sensibilité et son sens du drame. En 1967, il interprète l'adaptation cinématographique de sa première pièce à succès Pieds nus dans le parc de Gene Saks. Son physique de jeune premier est idéal pour incarner l'image d'une Amérique qui veut croire en sa jeunesse. The candidate (1972) de Michael Ritchie montre un Robert Redford déguisé en politicien à la J. F. Kennedy. Alors que l'acteur refuse régulièrement des rôles, mêmes prestigieux, il se démène pour faire aboutir les Hommes du Président (1976) d'Alan J. Pakula. Au côté de Dustin Hoffman, il entend faire la lumière sur l'affaire du Watergate. Le film prend à cette occasion des allures de documentaire. Tout en s'essayant à la réalisation, l'acteur revient vers son metteur en scène favori, Pollack, pour incarner l'amant romantique d'Out of Africa (1985). Redford ne cache pas ses amitiés politiques : dans Brubaker (1980) de Stuart Rosenberg, il profite de son rôle de directeur de centre pénitentiaire pour dénoncer l'idéal sécuritaire américain et l'univers carcéral. Il renoue avec le rêve américain en 1984 en interprétant Roy Robbs, champion de base-ball des années 1930, dans Le meilleur de Barry Levinson. En 1992, Les experts de Phil Alden Robinson lui permet d'aborder enfin la comédie d'action. Lorsque Robert Redford atteint l'apogée de sa carrière d'acteur, il se tourne vers la réalisation. Son premier long métrage, Des gens ordinaires (1980), est plébiscité dans les salles. Exploration des blessures secrètes d'une famille déchirée après la mort subite d'un des siens, ce film reçoit plusieurs prix. En 1988, le réalisateur signe Milagro qui retrace la lutte d'une communauté mexicaine contre un promoteur immobilier. Il revisite ensuite avec une nostalgie poignante les mythes américains qui ont façonné son enfance et nous offre Et au milieu coule une rivière (1992), une ode lyrique à la nature et à la famille, adaptée du roman de Norman Maclean. Le film, porté par Brad Pitt et Craig Sheffer, lui vaut une nomination au Golden Globe. Deux ans après, il dirige Quiz Show, une plongée dans le scandale des jeux télévisés truqués des années 1950, où il explore avec finesse les mécanismes de la manipulation médiatique. En 1997, il joue dans L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux (1997), où il incarne un dresseur au contact apaisant, face à une jeune Scarlett Johansson. Ce film, salué pour sa sensibilité, lui vaut deux nominations aux Golden Globes. Les années 2000 voient Redford alterner réalisation et rôles marquants. En 2000, il met en scène La légende de Bagger Vance, une fable golfique et spirituelle avec Will Smith et Matt Damon. La même année, il incarne un espion désabusé dans Spy Game (Tony Scott) face à Brad Pitt, confirmant son aisance dans les thrillers politiques. Son engagement pour le cinéma indépendant reste entier : il continue de promouvoir le Festival de Sundance, qu’il a cofondé en 1978, et soutient des projets audacieux. À partir de 2010, Redford ralentit progressivement sa carrière d’acteur, mais signe des apparitions remarquées. En 2013, il incarne un aventurier solitaire dans All Is Lost de J.C. Chandor, où son interprétation, presque muette, est saluée par la critique. En 2018, il annonce officiellement sa retraite d’acteur après The Old Man & the Gun (David Lowery, VOD), où il reprend le rôle d’un braqueur vieillissant, aux côtés de Sissy Spacek et Casey Affleck. Ce dernier film, empreint de nostalgie, clôt en beauté une carrière de près de soixante ans. En parallèle, Redford poursuit son œuvre de réalisateur et producteur, défendant un cinéma exigeant et engagé. Il reçoit en 2017 un Lion d’or pour l’ensemble de sa carrière à la Mostra de Venise, puis un César d’honneur en 2019. Jusqu’à sa disparition en 2025, il reste une figure majeure du cinéma américain, tant pour son jeu d’acteur que pour son héritage de réalisateur et de militant du septième art indépendant. 

Autres activités :

Pour réaliser ses films, Robert Redford crée sa maison de production, la Willwood. Il apparaît aussi à la télévision, notamment au début des années 1960 dans Playhouse 90 et dans le show Alfred Hitchcock presents . En 1981, il fonde le Sundance Institute , destiné à former et à aider les jeunes réalisateurs américains indépendants. Sydney Pollack et George Roy Hill y livrent leurs expériences et conseillent les novices. Passionné par la cause écologique et la redécouverte de l'Amérique originelle, Robert Redford joue un rôle de lobbying pour l'élaboration de décrets pour la protection de l'environnement, tel le Clear Air Act de 1974. En 1983, il crée l'Institut de recherche et de management qui organise des conférences sur ce thème. Il est l'auteur d'un ouvrage sur les légendes de l'Ouest : La piste des hors-la-loi .

Filmographie

Courts métrages

Longs métrages

Intervenant

Bibliographie éditoriale

  • Ouvrage : Robert Redford / François Guerif.- Paris : PAC, 1976
  • Ouvrage : Robert Redford / Gérard Bardavid.- Paris : Solar, 1980
  • Ouvrage : Robert Redford / Philippe Durant.- Lausanne : Favre, 1988
  • Ouvrage : Robert Redford : a photographic partrayal of the man and his films / Donald A. Reed.- New-York : Popular Library, 1975
  • Ouvrage : Robert Redford : Album photos / Philippe Durant.- Paris : Pac, 1985
  • Ouvrage : The films of Robert Redford / David Castell.- Bembridge : BCW, 1977
  • Périodique : American Film, vol. 13, n° 5, mars 1988
  • Périodique : American Film, vol. 7, n° 1, octobre 1981
  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n° 322, avril 1981
  • Périodique : Cineaste, vol. 16, n° 1/2, 1987/1988
  • Périodique : Cinéma, n° 257, mai 1980
  • Périodique : Ciné-Revue, vol. 59, n° 50, décembre 1979
  • Périodique : Ciné-Revue, vol. 62, n° 48, novembre 1982
  • Périodique : Ciné-Revue, vol. 65, n° 6, février 1985
  • Périodique : Empire, n° 45, mars 1993
  • Périodique : Film Comment, vol. 24, n° 1, janvier/février 1988
  • Périodique : Film, vol. 2, n° 26, mai 1975
  • Périodique : Films and Filming, n° 378, mars 1986
  • Périodique : Interview, n° 1, janvier 1997
  • Périodique : Interview, vol. 24, n° 9, septembre 1994
  • Périodique : Jeune Cinéma, n° 189, juillet/août 1988
  • Périodique : Photoplay, vol. 23, n° 7, juillet 1972
  • Périodique : Photoplay, vol. 31, n° 3, mars 1980
  • Périodique : Positif, n° 143, octobre 1972
  • Périodique : Positif, n° 159, mai 1974
  • Périodique : Premiere (US), vol. 4, n° 6, février 1991
  • Périodique : Première, n° 118, janvier 1987
  • Périodique : Sight and Sound, vol. 58, n° 1, hiver 1988/1989
  • Périodique : Time Out, n° 1279, février 1995

Récompenses et nominations

  • 2019 - César d'honneur - César du Cinéma Français - Obtenu
  • 2017 - Lion d'or pour l'ensemble de la carrière - Mostra Internazionale d'Arte Cinematografica (Venezia) - Obtenu
  • 2013 - Meilleure interprétation masculine - New York Film Critics Circle Awards - All is lost - Obtenu
  • 2002 - Oscar d'honneur pour l'ensemble de la carrière - AMPAS - Academy of Motion Picture Arts and Sciences - Obtenu
  • 1996 - Prix pour l'ensemble de la carrière - Screen Actors Guild Awards (Los Angeles) - Obtenu
  • 1994 - Prix pour l'ensemble de la carrière - Golden Globes - Obtenu
  • 1981 - Meilleur réalisateur - AMPAS - Academy of Motion Picture Arts and Sciences - Ordinary people - Obtenu
  • 1981 - Meilleur réalisateur - Golden Globes - Ordinary people - Obtenu
  • 1981 - Meilleur réalisateur - DGA - Directors Guild of America (Los Angeles) - Ordinary people - Obtenu
  • 1980 - Meilleur réalisateur - NBR - The National Board of Review of Motion Pictures (New York) - Ordinary People - Obtenu
  • 1971 - Meilleure interprétation masculine - BAFTA - The British Academy of Film and Television Arts - Butch Cassidy and the Sundance Kid/Downhill racer/Tell them Willie Boy is here - Obtenu
  • 1966 - Meilleur espoir masculin - Golden Globes - Inside Daisy Clover - Obtenu

Liens familiaux

Parent de :