Max von Sydow
Personnalité
Interprète, réalisateur : années 1940-2010
Naissance : 10/04/1929 - Lund
Décès : 08/03/2020 - France - Seillans, Var
Identité
Genre : homme
État civil :
- Carl Adolf von Sydow
Fonctions : Acteur, Photographe, Annotateur
Biographie
Formation :
Max Von Sydow s'intéresse très tôt au théâtre. Après avoir effectué son service militaire, il s'installe à Stockholm et suit les cours de l'Ecole Royale d'Art Dramatique. Divers théâtres municipaux l'engagent. A vingt-cinq ans, il reçoit le prix de la Fondation Culturelle de Suède. En 1955, il entre au théâtre de Malmö, dirigé par Ingmar Bergman, dont il devient l'acteur de prédilection.Carrière :
Max Von Sydow est associé à l'oeuvre du réalisateur suédois Ingmar Bergman. Ils tournent ensemble une douzaine de films jusqu'en 1971. La carrière cinématographique de l'acteur commence en 1949 dans Rien qu'une mère (Alf Sjöberg), dans la peau d'un paysan timide et amoureux. C'est en 1957 qu'il accède à la reconnaissance, pour sa performance dans Le Septième Sceau (Ingmar Bergman). Il y impose son physique hiératique et osseux dans la peau d'un chevalier médiéval jouant aux échecs avec la Mort. Même s'il travaille pour d'autres cinéastes de son pays, Max von Sydow collabore essentiellement avec Bergman pour Les Fraises sauvages (1957), Au seuil de la vie (1958), Le Visage (1959), La Source (1960), A travers le miroir (1961), Les Communiants (1962)... avant de débuter une carrière américaine et internationale favorisée par sa maîtrise de quatre langues. Il incarne ainsi le Christ dans la superproduction La Plus Belle Histoire jamais contée (George Stevens, 1965). Chef néonazi dans le Berlin du film d'espionnage Le Secret du rapport Quiller (Michael Anderson, 1966), missionnaire calviniste du XIXè siècle dans Hawaï (George Roy Hill, 1966), officier russe pervers dans La Lettre du Kremlin (John Huston, 1970)... sa haute silhouette séduit les cinéastes américains les plus divers. Il ne délaisse pas pour autant son pays natal, puisqu'il tourne encore sous la direction de Bergman (L'Heure du loup , 1968 ; L'OEuf du serpent , 1977) mais aussi avec Jan Troell pour sa puissante saga sur l'émigration d'une famille suédoise aux Etats-Unis : Les Emigrants (1971) et sa suite Le Nouveau Monde (1972). Entre-temps, il accède à la consécration dans L'Exorciste (William Friedkin, 1973), où il interprète le père Merrin combattant le diable lui-même, rôle qu'il reprend dans L'Exorciste II : l'hérétique (John Boorman, 1977). Il tourne en Suisse une adaptation du Loup des steppes de Hermann Hesse (Fred Haines, 1974) dont il tient le rôle principal, avant de participer à une autre adaptation littéraire, celle du Désert des Tartares de Dino Buzzatti par Valerio Zurlini (1976). Toujours en Italie, il joue un magistrat chez Francesco Rosi (Cadavres exquis , 1976) et un double rôle (un inspecteur et une femme !) chez de Mauro Bolognini (Gran Bollito , 1977). Aux USA, il devient l'inquiétant tueur à gages traquant Robert Redford dans le thriller Les Trois Jours du Condor (Sydney Pollack, 1975). Il est le Baron, chef d'une communauté post-apocalyptique dans le futuriste New York ne répond plus (Robert Clouse, 1975) et le capitaine du navire transportant des Juifs vers Cuba dans Le Voyage des damnés (Stuart Rosenberg, 1976). Aux Etats-Unis, on lui confie essentiellement des rôles de méchants, souverains fourbes dans Flash Gordon (Mike Hodges, 1979) et dans Conan le Barbare (John Milius, 1982), commandant de camp de concentration nazi et fan de football dans A nous la victoire (John Huston, 1981), impitoyable adversaire de James Bond dans Jamais plus jamais (Irvin Kershner, 1983). En 1985, il travaille avec Woody Allen, grand fan du cinéma de Bergman, et prête ses traits à un peintre misanthrope dans Hannah et ses soeurs . Grâce notamment à sa prestation en vieil homme émigrant de Suède au Danemark avec son fils dans l'espoir d'une vie meilleure, Pelle le conquérant (Bille August, 1988) remporte la Palme d'or au festival de Cannes : Von Sydow retrouve en 1992 le cinéaste pour un film qui obtient lui aussi la Palme d'or, Les Meilleures intentions , tiré d'un scénario autobiographique d'Ingmar Bergman. Dans les années 1990, ses apparitions se font plus brèves. Tantôt inquiétant, tantôt attendrissant, il s'illustre notamment dans Jusqu'à la fin du monde (Wim Wenders, 1991) et Judge Dredd (Danny Cannon, 1995). Il est surtout inoubliable à cette période en étant la voix hypnotisante qui guide les spectateurs dans Europa de Lars von Trier (1991). En 2001, Steven Spielberg lui confie le rôle du chef de la brigade pré-crime du film d'anticipation Minority Report tandis que Martin Scorsese complète, avec le rôle d'un médecin au passé trouble dirigeant l'hôpital de Shutter Island (2010), le panel des méchants interprétés par l'acteur. Il est beaucoup plus rassurant dans un autre rôle de médecin, dans le film français Oscar et la dame rose (Eric-Emmanuel Schmitt, 2009) mais aussi en gentil grand-père de l'orpheline Heidi (Paul Marcus, 2005), en père du Mathieu Amalric tétraplégique du Scaphandre et le papillon (Julian Schnabel, 2007), en noble anglais fidèle à Richard Coeur de Lion dans la version de Robin des bois signée Ridley Scott (2010) ou en ancien déporté muet dans le mélo Extrêmement fort et incroyablement près (Stephen Daldry, 2011). Max von Sydow a attendu 1988 pour s'essayer à la réalisation avec Katinka , d'après une nouvelle de Herman Bang.Autres activités :
Max Von Sydow apparaît également à la télévision suédoise dans les années 1950 et y reviendra régulièrement dans les décennies suivantes. Son premier téléfilm aux Etats-Unis est The Diary of Anne Franck (Alex Segal, 1967). Il tourne aussi diverses coproductions historiques (Quo Vadis ? , 1985, où il joue l'apôtre Pierre ; Christopher Columbus , 1985, dans le rôle du roi du Portugal ; La Marche de Radetzky , 1994 ; Nuremberg , 2000) et tient un rôle récurrent, celui du cardinal von Waldburg, dans la série Les Tudor (2009). Au théâtre, il a joué aussi bien dans son pays d'origine (il a rejoint l'Académie Royale de Théâtre de Stockholm en 1960), souvent sous la direction de Bergman, qu'à Broadway où sa première pièce fut The Night of the Tribades de Per Olov Enqvist en 1977, mais aussi à l'Old Vic de Londres pour The Tempest en 1988.Filmographie
Courts métrages
Longs métrages
Récompenses et nominations
Liens familiaux
Parent de :