Gene Hackman
Personnalité
Interprète, producteur, cascadeur : années 1960-2000
Nationalité : Etats-Unis
Naissance : 30/01/1930 - Etats-Unis - San Bernardino, Californie
Décès : 26/02/2025 - Etats-Unis - Santa Fe, Nouveau-Mexique
Identité
Genre : homme
État civil :
- Eugene Allen Hackman
Fonctions : Acteur, Producteur exécutif
Biographie
Formation :
Après s'être engagé dans les Marines, Gene Hackman entreprend des études à l'Université d'Illinois dans la section de journalisme et de production audiovisuelle. Il part ensuite pour New York où il suit une formation de technicien pour la radio. Rêvant de devenir acteur depuis l'âge de dix ans, il prend des cours d'art dramatique à New York puis à Los Angeles et au théâtre de Pasadena, en Californie. A la fin de sa première année, il se voit décerner le prix de " l'étudiant qui a le moins de chance de réussir ", ex-aequo avec son camarade de classe Dustin Hoffman. Sa première apparition à Broadway date de 1958 dans Chaparral : il a presque 30 ans...Carrière :
Acteur majeur des années 70, Gene Hackman demeure une légende à la filmographie impressionnante et éclectique, auréolée de deux Oscars et de multiples récompenses prestigieuses. Surnommé le caméléon d’Hollywood, il s’est imposé par son intensité, sa justesse et sa capacité unique à incarner aussi bien des anti-héros tourmentés (French Connection, Impitoyable) que des personnages à la fantaisie troublante (Superman, La Famille Tenenbaum).
Robert Rossen le remarque sur scène dans la pièce Any Wednesday (1964) et lui offre son premier rôle au cinéma dans Lilith (1964), où il donne la réplique à Warren Beatty dans une scène courte mais décisive. Producteur de Bonnie et Clyde (1967) d'Arthur Penn, Beatty l'engage pour le rôle de Buck Barrow, le frère du gangster Clyde Barrow qu'il interprète lui-même. Sa prestation lui vaut la première de ses nominations à l'Oscar du meilleur second rôle. Il enchaîne d'ailleurs ceux-ci, petits films de prison (La Mutinerie, Buzz Kulik, 1969) ou gros films de guerre (Les Parachutistes arrivent, John Frankenheimer, 1969), aventures spatiales (Les Naufragés de l'espace, John Sturges, 1969) ou westerns (Les Charognards, Don Medford, 1971) avant de se voir offrir par William Friedkin le rôle qui va faire de lui une des stars les plus demandées des années 70 : Jimmy "Popeye" Doyle, le flic violent et alcoolique de French Connection (1971). Récompensé par un Oscar, un Golden Globe et un BAFTA, Gene Hackman incarnera à nouveau son personnage fétiche dans French Connection II (John Frankenheimer, 1975). Désormais tête d'affiche, Hackman tourne ensuite dans une multitude de films de tous genres, film catastrophe (L'Aventure du Poséidon, Ronald Neame, 1972), comédie (Frankenstein junior, Mel Brooks, 1974), polar (La Fugue, Arthur Penn, 1975), western humaniste (La Chevauchée sauvage, Richard Brooks, 1975), thriller (La Théorie des dominos, Stanley Kramer, 1977), superproduction de guerre au casting impressionnant (Un pont trop loin, Richard Attenborough, 1977) ... Il réussit même à enchaîner deux Palmes d"or cannoises, L'Epouvantail (Jerry Schatzberg, 1973) où il joue un vagabond émouvant face à Dustin Hoffman, et Conversation secrète (Francis Ford Coppola, 1974), où il est impressionnant en plombier solitaire et piégé à l'imperméable fripé, aux lunettes tristes et aux moustaches pendantes. Formidable Lex Luthor dans les deux premières aventures de Superman (Superman, Richard Donner, 1978 ; Superman II, Richard Lester, 1980), il n'en finit pas de donner la mesure de son talent multiforme en cocu journaliste sceptique (Underfire, Roger Spottiswoode, 1983), ex-agent de la CIA reprenant du service pour sauver sa femme (Target, Arthur Penn, 1985), politicien mégalomane (Sens unique, Roger Donaldson, 1987), avocat trouble et pathétique (La Firme, 1993, de Sydney Pollack) ... Il excelle dans les rôles de composition. Dans Une autre femme (1988), Woody Allen lui laisse carte blanche. Comme seule instruction, il lui dit : " Vous êtes un écrivain, vous habitez au Nouveau-Mexique. " (Télérama, 31 janvier 1990). Ce monsieur Tout-le-Monde au visage ordinaire, au physique d'athlète joue avec une authenticité égale et un même souci de vérité tous ses rôles, les grands comme les petits. "Réflexe d'ancien pauvre", comme il l'avoue, il accepte "n'importe quoi pour de l'argent" (Télérama, 31 janvier 1990), préférant jouer des seconds rôles dans des films sans succès que ne rien faire. Remarquable en détective du FBI enquêtant sur des meurtres racistes dans l'Amérique de la ségrégation (Mississippi burning, Alan Parker, 1988), il tient avec le terrifiant shérif Little Bill Daggett du western crépusculaire Impitoyable (1992) de Clint Eastwood un de ses rôles les plus mémorables, pour lequel il reçoit son second Oscar, en tant que meilleur second rôle cette fois. À la suite de ce triomphe, il participe à l'inattendu renouveau du western, en incarnant un général dans Geronimo (Walter Hill, 1993), un vieux juge dans Wyatt Earp (Lawrence Kasdan, 1993) et un puissant propriétaire dans Mort ou vif (Sam Raimi, 1995).
Toujours très à l'aise dans les rôles d'hommes de pouvoir, il est le belliqueux capitaine d'un sous-marin nucléaire dans USS Alabama (Tony Scott, 1995), l'intransigeant grand-père raciste du héros de L'Héritage de la haine, le chirurgien mégalomane de Mesure d'urgence (Michael Apted, 1996), l'ambitieux général du dessin animé Fourmiz (Eric Darnell, Tim Johnson, 1998) auquel il prête sa voix, l'amiral de En territoire ennemi (John Moore, 2001)... Clint Eastwood lui confie même le rôle du président des Etats-Unis dans Les Pleins Pouvoirs (1997), où il est impliqué dans un meurtre. A côté de ces films d'action (Ennemi d'Etat, Tony Scott, 1998 ; Suspicion, Stephen Hopkins, 2000 ; Braquages, David Mamet, 2001 ; Le Maître du jeu, Gary Fleder, 2003), il fait quelques incursions dans la comédie. Il reprend notamment le rôle de Michel Galabru dans le remake de La Cage aux folles, Birdcage (Mike Nichols, 1996), et incarne le chef de la fantasque Famille Tenenbaum (2001) inventée par Wes Anderson. Son dernier film avant qu'il ne mette un terme à sa carrière est une autre comédie Welcome to Mooseport (Donald Petrie, 2004), où il joue un ex-président américain se lançant dans la course à la mairie de sa petite ville natale.