Nicolas Cage

Personnalité

Interprète, producteur, réalisateur : années 1980-2020

Nationalité :  Etats-Unis

Naissance :  07/01/1964 - Etats-Unis - Long Beach, Californie

Identité

Genre : homme

Pseudonyme(s) :

  • Nicolas Coppola

Fonctions : Réalisateur, Acteur, Voix (doublage), Producteur exécutif, Producteur

Biographie

Formation :

Entré à l'American Conservatory Theatre of San Franscisco en 1979, Nicolas Cage intègre ensuite la Beverly Hills Highschool et décroche son premier rôle dans un téléfilm (The Best of time ).

Carrière :

Nicolas Cage, acteur culte oscarisé pour Leaving Las Vegas (1995), incarne depuis quatre décennies un cinéma protéiforme mêlant marginalité flamboyante et excentricité géniale.
Après plusieurs apparitions au cinéma (sous le nom de Nicolas Coppola) dans Fast times at Ridgemont High (Amy Heckerling, 1982) et Les Moissons du printemps (Richard Benjamin, 1983), Nicolas Cage est remarqué pour ses rôles de paumé dans Cotton Club (Coppola, 1984) puis dans Birdy (Alan Parker, 1984). Dans la même veine, il triomphe dans Arizona Junior (Joel Coen, 1986), puis dans Sailor et Lula (1990), de David Lynch. La même année, il s'éloigne des rôles sombres pour incarner le héros de Fire birds (David Green, 1989), film à la gloire des pilotes d'hélicoptère. A l'affiche de la comédie Milliardaire malgré lui (Andrew Bergman, 1994), il renoue avec des personnages marginaux dans Kiss of death (Barbet Schroeder, 1994) et surtout Leaving Las Vegas (Mike Figgis, 1995), où son interprétation poignante d'un alcoolique suicidaire lui vaut de nombreuses récompenses dont l'Oscar du meilleur acteur. Après plusieurs films d'action spectaculaires comme Rock (Joel Schumacher, 1996), Les Ailes de l'enfer (Simon West, 1996) ou Volte/Face (John Woo, 1996), Nicolas Cage découvre d'autres univers avec le polar Snake eyes (Brian De Palma, 1997) et le thriller cauchemardesque Huit millimètres (Joel Schumacher, 1998). Résolument éclectique, il interprète l'ambulancier hanté et déprimé d'A tombeau ouvert (Martin Scorsese, 1999), le voleur de voitures repenti du spectaculaire 60 secondes chrono (Dominic Sena, 1999) et le père de famille déboussolé de Family man (Brett Ratner, 1999). Nicolas Cage est désormais un des acteurs majeurs du cinéma américain.
Dans les années 2000, l'acteur se verra reprocher ou gentiment moqué pour des choix de rôles dans des films d'action n'ayant pas forcément grand intérêt (comme la saga de l'aventurier Benjamin Gates). On retiendra malgré tout sa prestation outrancière dans The Lord of War (Andrew Niccol, 2004) où il campe un trafiquant d'armes ukrainien plus vrai que nature. La même année il joue sous la direction d'Oliver Stone dans World Trade Center, il interprète le sergent John McLoughlin qui va se trouver au milieu de la catastrophe. Les années suivantes, afin certainement de rembourser de grosses dettes, Nicolas Cage tourne à une cadence élevée, dans des blockbusters ou des films d'action qui ne resteront pas forcément dans la légende... On peut retenir son second rôle dans l'original Kick-Ass (Matthew Vaughn, 2008), hommage aux films de super-héros. L’acteur oscille entre projets indépendants et blockbusters, confirmant son statut de caméléon imprévisible. Il prête sa voix au sorcier Balthazar Blake dans L'Apprenti sorcier (Jon Turteltaub, 2008), puis incarne un père hanté par des prophéties apocalyptiques dans Prédictions (Alex Proyas, 2008). Malgré des choix souvent critiqués (Le Dernier des Templiers, Dominic Sena, id.), il retrouve des rôles plus nuancés dans Joe (David Gordon Green, 2013), portrait d'un sylviculteur solitaire, et Pig (Michael Sarnoski, 2020), où son interprétation minimaliste d'un traqueur éploré stupéfie la critique. Les années 2010 le voient surtout s'engouffrer dans un cinéma de genre excentrique : il livre une performance psychédélique dans Mandy (Panos Cosmatos, 2017), film culte mêlant heavy metal et horreur cosmique, et explore la science-fiction lovecraftienne avec Color Out of Space (Richard Stanley, 2019). Parallèlement, il campe un sosie halluciné de lui-même dans Un talent en or massif (Tom Gormican, 2022), satire sur la célébrité, et multiplie les collaborations avec de jeunes réalisateurs audacieux (Dream Scenario de Kristoffer Borgli, 2023 ; Longlegs d'Oz Perkins, 2024). Ces dernières années, Cage réinvente son jeu dans des rôles à contre-emploi, passant du père post-apocalyptique d'Arcadian (Benjamin Brewer, id.) au surfeur paranoïaque de The Surfer (Lorcan Finnegan, id.), tout en explorant le western existentialiste (Butcher's Crossing, Gabe Polsky, 2023).

Filmographie

Courts métrages

Acteur

Longs métrages

Acteur

Producteur exécutif

Réalisation

Voix (doublage)

Bibliographie éditoriale

  • Périodique : American Film, vol. 15, n° 9, juin 1990. M. Rowland, "The beasts within... Nicolas Cage"
  • Périodique : Cahiers du cinéma (Les), n° 433, juin 1990. Nicolas Saada, "Nicolas Cage"
  • Périodique : Chaplin, vol. 34, n° 5, 1992. S. Kartvedt, "Ansikte mot ansikte. Nicolas Cage gast hos verkligheten"
  • Périodique : City Limits, n° 165, 30 novembre 1984
  • Périodique : Empire, n° 73, juillet 1995
  • Périodique : Film Comment, vol. 31, n° 6, novembre-décembre 1995
  • Périodique : Film en Televisie, n° 501, avril 2000. Dirk Michiels, "Nicolas Cage : alias Coppola"
  • Périodique : Film Review, novembre 1997
  • Périodique : Films and Filming, n° 367, avril 1985
  • Périodique : Films and Filming, n° 371, août 1985. R. Buskin, "Nicolas Cage"
  • Périodique : Films and Filming, n° 395, août 1987. Nick Hasted, "Open cage"
  • Périodique : Interview, vol. 24, n° 8, août 1994
  • Périodique : Neon, juin 1997
  • Périodique : Photoplay, vol. 36, n° 8, août 1985
  • Périodique : Premiere, vol. 10, n° 10, juin 1997
  • Périodique : Premiere, vol. 11, n° 9, mai 1998
  • Périodique : Radio Times, vol. 288, n° 3766, 30 mars 1996. Barry Norman, "Reflects on the career progress of the US actor"
  • Périodique : Repérages, n° 4, hiver 1998-99. Jari Litmanen, "Nicolas Cage. l'or et l'amour"
  • Périodique : Sight and Sound, vol. 5, n° 6, juin 1995. Manohla Dargis; Nick James, "Method and madness./ Kiss of death"
  • Site Internet : Cage News. - en anglais
  • Site Internet : The Cage Perspective. - en anglais

Récompenses et nominations

  • 2003 - Prix pour l'ensemble de la carrière - Chicago International Film Festival - Obtenu
  • 2002 - Meilleure interprétation masculine - Toronto Film Critics Association Awards - Adaptation, Spike Jonze, 2001 - Obtenu
  • 1998 - Prix pour l'ensemble de la carrière - San Francisco International Film Festival - Obtenu
  • 1996 - Prix pour l'ensemble de la carrière - Festival International du Film (Montréal) - Obtenu
  • 1996 - Meilleure interprétation masculine - AMPAS - Academy of Motion Picture Arts and Sciences - Leaving Las Vegas, Mike Figgis, 1995 - Obtenu
  • 1996 - Meilleure interprétation masculine - Boston Society of Film Critics Awards - Leaving Las Vegas, Mike Figgis, 1995 - Obtenu
  • 1996 - Meilleure interprétation masculine - Chicago Film Critics Association Awards - Leaving Las Vegas, Mike Figgis, 1995 - Obtenu
  • 1996 - Meilleure interprétation masculine - Dallas-Forth Worth Film Critics Association Awards - Leaving Las Vegas, Mike Figgis, 1995 - Obtenu
  • 1996 - Meilleure interprétation masculine - Golden Globes - Leaving Las Vegas, Mike Figgis, 1995 - Obtenu
  • 1996 - Meilleure interprétation masculine - Los Angeles Film Critics Association Awards - Leaving Las Vegas, Mike Figgis, 1995 - Obtenu
  • 1996 - Meilleure interprétation masculine - NBR - The National Board of Review of Motion Pictures (New York) - Leaving Las Vegas, Mike Figgis, 1995 - Obtenu
  • 1996 - Meilleure interprétation masculine - NSFC Award - National Society of Film Critics Awards - Leaving Las Vegas, Mike Figgis, 1995 - Obtenu
  • 1996 - Meilleure interprétation masculine - Screen Actors Guild Awards (Los Angeles) - Leaving Las Vegas, Mike Figgis, 1995 - Obtenu
  • 1995 - Mention Spéciale - Sundance Film Festival - Obtenu
  • 1995 - Meilleure interprétation masculine - New York Film Critics Circle Awards - Leaving Las Vegas, Mike Figgis, 1995 - Obtenu
  • 1995 - Meilleure interprétation masculine - Festival International de Cinéma (San Sebastian) - Leaving Las Vegas, Mike Figgis, 1995 - Obtenu

Liens familiaux

Enfant de :

Collections liées