Féodor Atkine
Personnalité
Interprète, voxographe... : années 1970-2020
Nationalité : France
Naissance : 27/02/1948 - France - Paris, Seine
Identité
Genre : homme
Fonctions : Acteur, Voix (doublage), Voix (commentaire)
Biographie
Formation :
Feodor Atkine fait ses études en Amérique latine avant de s'installer à Paris à l'âge de dix-sept ans. De rencontre en rencontre, il se constitue un bagage de danseur, de chanteur et de mime. Il débute au théâtre à vingt-quatre ans, dans L'avare de Molière et dans Songe d'une nuit d'été de William Shakespeare.Carrière :
Féodor Atkine est un acteur français et international aux multiples talents (cinéma, comédies musicales, cabaret, doublage...)
Front haut, regard noir, sourire accrocheur, silhouette svelte, il incarne à ses débuts les séducteurs chics, esthètes et cultivés. Il apparaît pour la première fois au cinéma dans La route (1972) de Bizot. Dès 1974, il mène une carrière internationale et travaille pour Woody Allen (Guerre et Amour). Il joue également dans un film de Sydney Pollack, Bobby Deerfield (1977). Il montre son talent dans des films policiers (La guerre des polices, 1979, de Robin Davis ; Trois hommes à abattre, 1980 de Jacques Deray) aussi bien que dans des comédies (Les sous-doués et Inspecteur la bavure, id., de Claude Zidi). Souvent utilisé dans des seconds rôles, il apporte à ses personnages une désinvolture teintée d'un cynisme amusé. En 1981, il prouve ses aptitudes d'adaptation dans un film d'auteur, Le beau mariage d'Eric Rohmer, dans lequel il interprète un peintre. Un an plus tard, Rohmer lui offre un nouveau rôle dans Pauline à la plage, celui d'un bellâtre qui manipule tout le monde en utilisant son charme hâbleur. Tyran médiéval (Le moine et la sorcière, 1987, de Suzanne Schiffman), aventurier (El dorado, 1988, de Carlos Saura), terroriste (Ne réveillez pas un flic qui dort, id., de José Pinheiro) : tous les types de personnages lui conviennent. Sa filmographie est aussi variée qu'hétéroclite : on le voit dans des films d'auteur (Trois Vies et une seule mort, 1995, de Raul Ruiz) et dans des comédies potaches (Michael Kael contre la World News Company, 1997, de Smith), ou encore dans des films d'action (Ronin, 1998, de John Frankenheimer). Au tournant du millénaire, Atkine poursuit sa carrière éclectique avec la même aisance. Il apparaît dans des productions internationales comme Alexandre (2003) d'Oliver Stone, où il incarne le beau-père du roi de Macédoine (Colin Farrell). Son talent polyvalent continue de s'exprimer dans des genres variés, du drame historique Je n'ai rien oublié (2010) de Bruno Chiche au film d'animation Mune, le gardien de la lune (2014) où il prête sa voix caractéristique. L'acteur ne cesse de collaborer avec des réalisateurs confirmés, comme en témoigne sa participation à La French (2013) de Cédric Jimenez. Il s'illustre également dans des comédies telles que Père fils thérapie ! (2015) d'Émile Gaudreault et Le Retour du héros (2017) de Laurent Tirard. Mais sa capacité à incarner des personnages complexes se voit également dans des drames comme Dans la cour (2012) de Pierre Salvadori ou Ce sentiment de l'été (2014) de Mikhaël Hers. Plus récemment, Atkine a prêté ses traits et son timbre de voix si caractéristique à des rôles marquants dans des films comme L'Astronaute (2022) de Nicolas Giraud ou le film d’animation Saules aveugles, femme endormie (2023) de Pierre Földes, adaptation d'une nouvelle de Haruki Murakami.