Gabriel Yared
Personnalité
Compositeur, interprète... : années 1970-2020
Nationalité : Liban
Naissance : 07/10/1949 - Liban - Beyrouth
Identité
Genre : homme
Naturalisation : France
Fonctions : Acteur, Compositeur de la musique originale, Compositeur des chansons originales
Biographie
Formation :
Gabriel Yared vient à la musique très jeune et, à part quelques cours d'accordéon et de piano, de manière autodidacte. Arrivé en France en 1969, il suit, en auditeur libre, les cours d'Henri Dutilleux à l'École Normale de Musique. Revenu d'un séjour de 18 mois au Brésil, il devient orchestrateur pour de nombreux artistes (Charles Aznavour, Johnny Hallyday, Syvlie Vartan, Gilbert Bécaud...), et compositeur (Françoise Hardy, Michel Fugain, Michel Jonasz...). Il compose une première musique de film en 1973 (Miss O'Gynie et les hommes fleurs , de Samy Pavel).Carrière :
Compositeur de musique de films mondialement renommé et consacré par un Oscar, Gabriel Yared est notamment connu pour la variété de ses sources d'inspiration et pour sa faculté d'adaptation à des univers très différents.
Sauve qui peut (la vie) (Jean-Luc Godard, 1979) constitue pour lui sa première véritable musique de film. Avec le réalisateur, il y expérimente une méthode où, de fait, l'image est moins la source de son inspiration que le thème du film et le scénario, à partir desquels le compositeur peut faire preuve de toute sa créativité. Il revendique ensuite cette approche originale en signant des compositions marquantes et saluées par la critique, entre autres pour Christian de Challonge (Malevil, 1980), Jean-Jacques Beineix (La Lune dans le caniveau, 1982), Jean-Pierre Mocky (Agent trouble, 1987) ou encore Bruno Nuytten (Camille Claudel, 1987). Il est récompensé à de très nombreuses reprises et dans le monde entier pour la musique du Patient anglais (Anthony Minghella, 1995), avec notamment un Oscar en 1997. Dès lors, ses contributions se font encore plus internationales, poursuivant notamment ses compositions pour les films d'Anthony Minghella (Le Talentueux Mr Ripley en 1999, Retour à Cold Mountain en 2002, Par effraction en 2005) et étant nominé dans plusieurs festivals pour La Vie des autres (Florian Henckel von Donnersmarck, 2005) ou Azur et Asmar (Michel Ocelot, 2005). Après Par effraction (2005) pour Anthony Minghella, Michael Yared retrouve plusieurs cinéastes français et européens avec des partitions saluées pour leur finesse et leur densité émotionnelle de Maïwenn (Le Bal des actrices, 2007) à Rupert Everett (The Happy Prince, 2016), retrouvant Michel Ocelot sur Dilili à Paris (2017) et collaborant avec Xavier Dolan à trois reprises (Tom à la ferme en 2012, Juste la fin du monde en 2015 et Ma vie avec John F. Donovan en 2018). Au cours des années suivantes, il continue d’explorer des univers très différents, en collaborant avec Jimmy Keyrouz pour Le Dernier piano (2021), Pietro Marcello pour L’Envol (2022) et Valérie Donzelli pour L’Amour et les forêts (id.). Parallèlement, son œuvre reste régulièrement distinguée et demeure associée à un art de la composition à la fois lyrique, nuancé et ouvert aux formes les plus variées du cinéma contemporain.