Clint Eastwood

Personnalité

Interprète, réalisateur, producteur... : années 1950-2020

Nationalité :  Etats-Unis

Naissance :  31/05/1930 - Etats-Unis - San Francisco, Californie

Identité

Genre : homme

État civil :

  • Clinton Eastwood Jr.

Fonctions : Réalisateur, Acteur, Intervenant, Producteur, Producteur exécutif, Compositeur de la musique originale, Parolier des chansons originales, Compositeur de la musique préexistante, Préfacier, postfacier, Auteur, Auteur primaire

Biographie

Carrière :

Figure majeure du cinéma américain, Clint Eastwood s’est imposé comme l’un des réalisateurs et acteurs les plus prolifiques et respectés d’Hollywood, aussi bien devant que derrière la caméra. Oscillant entre westerns mythiques, polars musclés et drames intimistes, il a marqué l’histoire du septième art par des œuvres telles que Pour une poignée de dollars, Impitoyable, Sur la route de Madison, Gran Torino ou encore American Sniper, couronnées de multiples récompenses internationales.
Clint Eastwood interprète à ses débuts de petits rôles dans des productions mineures des studios Universal. En 1964, Sergio Leone, lui offre le premier rôle de Pour une poignée de dollars, succès international qui marque l'avènement du western spaghetti. Eastwood enchaîne alors les films avec Leone (Et pour quelques dollars de plus, 1965 ; Le bon, la brute et le truand, 1966) et joue toujours le même personnage de cow-boy solitaire du Far West, peu bavard et inflexible. Il devient un des acteurs les mieux payés d'Hollywood et multiplie les rôles. Il incarne ensuite la nouvelle figure mythique du western urbain, le flic justicier et viril en endossant le personnage controversé de l'inspecteur Harry dans plusieurs films très violents dont le premier, Dirty Harry (1971), est réalisé par Don Siegel. Suivent Magnum force (1973) de Ted Post et L'inspecteur ne renonce jamais (1976) de James Fargo, où le personnage d'Harry Callahan, à la fois juge et partie, abat de sang-froid trafiquants de drogue et tueurs psychopathes. Clint Eastwood passe à la réalisation en 1971, avec Un frisson dans la nuit, sorte de mélodrame hitchcockien, puis avec un western, L'homme des hautes plaines (1972). Il crée sa maison de production, Malpaso, et produit par la suite toutes ses autres réalisations. Il partage alors sa carrière : acteur pour certains cinéastes, il joue souvent dans les films qu'il met en scène et produit lui-même. Très prolixe, il réalise près d'un film par an, alternant des sujets grand public et des œuvres plus personnelles. S'il interprète des rôles de vétéran américain du Viêt Nam et de Corée comme dans Le maître de guerre (1986), il entreprend aussi des films comme Chasseur blanc, cœur noir (1989), hommage au tournage épique d'African Queen de John Huston, ou comme Bird (1988), dédié au saxophoniste Charlie Parker et encensé par la critique. En 1991, il revient au western avec Impitoyable, réflexion sur la cruauté des mœurs du Far West et la rédemption chrétienne, qui remporte un succès international. Clint Eastwood s'essaie avec brio au drame sentimental avec Sur la route de Madison (1995), qu'il interprète avec Meryl Streep. Dans les années qui suivent, il met en scène plusieurs films tels que Space cowboys ou Créance de sang où, avec l'humour et l'autodérision qui lui sont propres, il aborde la question du vieillissement, du déclin, le sien en tant qu'humain et à travers lui celui d'une certaine forme classique de cinéma. En 2003, il signe avec Mystic River un film sombre sur fond de violence, de pédophilie et de mafia locale. Sean Penn et Tim Robbins, brillants interprètes, obtiennent chacun l'Oscar et de nombreuses récompenses. Million Dollar Baby (2004), qui a pour toile de fond le milieu misogyne de la boxe, fait également l'unanimité et remporte l'Oscar du meilleur film, tandis qu’Eastwood et ses deux interprètes, Morgan Freeman et Hilary Swank, se voient eux aussi décerner une statuette. En 2006 sort sur les écrans le diptyque Mémoires de nos pères / Lettres d'Iwo Jima, qui retrace, à travers le point de vue américain puis japonais, l'histoire d'une des plus sanglantes batailles de la Seconde Guerre Mondiale. Suivent L'Echange, mélodrame plein de noirceur et Gran Torino, un drame qui relate l'histoire d'un vétéran de la guerre de Corée aux penchants racistes. En 2009 sort Invictus. Morgan Freeman y incarne un Nelson Mandela tout juste élu président après l'Apartheid, dans une Afrique du Sud en pleine organisation de la Coupe du Monde de rugby. En 2010 il aborde avec Au-delà les questions de la perte, du deuil et de la préscience, avant de tourner le biopic J. Edgar qui sort en France en janvier 2012. Consacré à Hoover, le film évoque la personnalité complexe et ultrapuissante de celui qui fut le directeur du FBI pendant près de 50 ans. En 2014, il adapte la vie du sniper Chris Kyle dans American Sniper, un film intense sur les traumatismes de la guerre, qui rencontre un immense succès public et critique, récoltant plusieurs nominations aux Oscars. L’année suivante, il s’intéresse à l’héroïsme ordinaire avec Sully (2015), où Tom Hanks incarne le pilote ayant sauvé des passagers lors d’un amerrissage d’urgence sur l’Hudson. Eastwood y explore la notion de responsabilité et la pression médiatique, confirmant sa maîtrise du récit tendu et sobre. En 2018, il revient devant la caméra avec La Mule, inspiré d’une histoire vraie, où il interprète un vieil homme solitaire et fragile, devenu passeur de drogue pour un cartel mexicain. Ce film, à la fois crépusculaire et teinté d’humour, séduit par sa sensibilité et son regard lucide sur le temps qui passe. Il s’attelle ensuite au Cas Richard Jewell (2019), portrait d’un homme ordinaire accusé à tort d’attentat, dénonçant la machine médiatique et judiciaire américaine. Toujours fidèle à son rythme, Eastwood réalise en 2020, Cry Macho, road-movie intimiste sur la rédemption et la transmission, où il incarne un ancien champion de rodéo chargé de ramener un adolescent du Mexique vers les États-Unis. Le film, empreint de nostalgie, marque un retour aux thèmes chers au cinéaste : la solitude, la vieillesse, la quête de sens. En 2023, il met en scène Juré n°2, un thriller judiciaire où il interroge la notion de culpabilité et de justice à travers le destin d’un juré confronté à ses propres démons.

Autres activités :

Durant sa jeunesse, Clint Eastwood est pianiste et trompettiste de jazz. Il acquiert une certaine notoriété en interprétant un cow-boy dans la série populaire Rawhide , diffusée de 1959 à 1966, pour laquelle il joue dans 250 épisodes. Il est durant deux ans maire de Carmel (Californie), la commune américaine où il vit.

Filmographie

Courts métrages

Longs métrages

Acteur

Producteur exécutif

Parolier des chansons originales

Compositeur de la musique préexistante

Compositeur de la musique originale

Intervenant

Bibliographie éditoriale

  • Ouvrage : A l'est d'Eastwood / Christian Authier. - Paris : La Table Ronde, 2003
  • Ouvrage : Clint Eastwood / Christian Authier. - Paris : Fitway, 2005
  • Ouvrage : Clint Eastwood / Christian Dureau. - Paris : D. Carpentier, 2005
  • Ouvrage : Clint Eastwood / François Guerif.- Paris : Artefact, 1985.
  • Ouvrage : Clint Eastwood / Michèle Weinberger.- Paris : Rivages, 1989.
  • Ouvrage : Clint Eastwood / Noël Simsolo.- Paris : Cahiers du Cinéma, 1990.
  • Ouvrage : Clint Eastwood : biographie, filmographie illustrée, analyse critique / Patrick Brion. - Paris : Ed. de La Martinière, 2001
  • Ouvrage : Clint Eastwood : film-maker / Daniel O'Brien.- London : Batsford, 1996.
  • Ouvrage : Clint Eastwood : la figure du guerrier / Philippe Ortoli.- Paris : Ed. L'Harmattan, 1994.
  • Ouvrage : Clint Eastwood : Regard d'une femme française / Isaline. - Paris : Publibook, 2005
  • Ouvrage : Clint Eastwood : un passeur à Hollywood / Noël Simsolo. - Paris : Cahiers du cinéma, 2006
  • Ouvrage : Clint Eastwood entre colt et culte : la volte-face de la critique française (1966-2000) / Jérémie Couston, 2002
  • Ouvrage : Clint Eastwood, une biographie / Richard Schickel.- [Paris] : Presses de la Cité, 1997.
  • Ouvrage : Eastwood, la boucle et le trait d'union : le Western entre chien et loup / par Nicolas Chemin. - Paris : Dreamland, 2002
  • Ouvrage : Persistence of Double Vision : Essays on Clint Eastwood / William Beard. - Alberta : The University of Alberta Press, 2000
  • Périodique : American Cinematographer, vol. 78 n° 2, février 1997
  • Périodique : American Film, vol. 10, n° 5, mars 1985
  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n° 368, février 1985
  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n° 393, mars 1987
  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n° 460, octobre 1992
  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n° 504, juillet/août 1996
  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n° 521, février 1998
  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n° 549, septembre 2000
  • Périodique : Empire, n° 189, mars 2005
  • Périodique : Film Comment, vol. 20 n° 5, septembre/octobre 1984
  • Périodique : Film Comment, vol. 32 n° 3, mai/juin 1996
  • Périodique : Film Comment, vol. 39, n° 5, septembre 2003
  • Périodique : Film Comment, vol. 41, n° 1, janvier 2005
  • Périodique : Positif, n° 329/330, juillet/août 1988
  • Périodique : Positif, n° 380, octobre 1992
  • Périodique : Positif, n° 397, mars 1994
  • Périodique : Positif, n° 436, juin 1996
  • Périodique : Positif, n° 445, mars 1998
  • Périodique : Positif, n° 459, mai 1999
  • Périodique : Post Script, vol. 19, n° 3, juillet 2000
  • Périodique : Premiere (US), vol. 12, n° 7, mars 1999
  • Périodique : Première, n° 320, octobre 2003
  • Périodique : Revue du Cinéma (La)/Image et Son, n° 335, janvier 1979
  • Périodique : Screen, vol. 37 n° 2, été 1996
  • Périodique : Sight and Sound, vol. 3 n° 9, septembre 1993
  • Périodique : Stars, n° 29, été 1997
  • Site Internet : Clint Eastwood (bio/filmo, affiches, photos, liens...)
  • Site Internet : Clint Eastwood d'hier à aujourd'hui
  • Site Internet : Dirty Harry is at it again (site consacré sur la période Harry Callahan)
  • Site Internet : Legend ère (Ecran noir)
  • Site Internet : The World Wide Web Page (bio, filmo, liens, clips, vidéos, musique de film...)

Récompenses et nominations

  • 2015 - Meilleur réalisateur - NBR - The National Board of Review of Motion Pictures (New York) - American sniper - Obtenu
  • 2009 - Prix pour l'ensemble de l'oeuvre - Prix Lumières - Obtenu
  • 2009 - Meilleur réalisateur - NBR - The National Board of Review of Motion Pictures (New York) - Invictus - Obtenu
  • 2008 - Meilleure interprétation masculine - NBR - The National Board of Review of Motion Pictures (New York) - Gran Torino - Obtenu
  • 2008 - Prix spécial du jury - Festival International du Film (Cannes) - Obtenu
  • 2006 - Meilleur réalisateur - San Diego Film Critics Society Awards - Letters from Iwo JIma - Obtenu
  • 2006 - Prix pour l'ensemble de l'oeuvre - DGA - Directors Guild of America (Los Angeles) - Obtenu
  • 2005 - Meilleur réalisateur - Vancouver Film Critics Circle - Million Dollar Baby - Obtenu
  • 2005 - Meilleur réalisateur - AMPAS - Academy of Motion Picture Arts and Sciences - Million dollar baby - Obtenu
  • 2005 - Meilleur réalisateur - DGA - Directors Guild of America (Los Angeles) - Million Dollar Baby - Obtenu
  • 2004 - Meilleur réalisateur - New York Film Critics Circle Awards - Million Dollar Baby - Obtenu
  • 2004 - Meilleur réalisateur - London Film Critics Circle Awards - Mystic River - Obtenu
  • 2004 - Meilleur réalisateur - San Diego Film Critics Society Awards - Million Dollar Baby - Obtenu
  • 2004 - Meilleur réalisateur - Chicago Film Critics Association Awards - Million Dollar Baby - Obtenu
  • 2004 - Mention Spéciale - NBR - The National Board of Review of Motion Pictures (New York) - Million Dollar Baby - Obtenu
  • 2004 - Meilleur réalisateur - Golden Globes - Million dollar baby - Obtenu
  • 2004 - Meilleur réalisateur - NSFC Award - National Society of Film Critics Awards - Mystic River - Obtenu
  • 2003 - Prix pour l'ensemble de l'oeuvre - Screen Actors Guild Awards (Los Angeles) - Obtenu
  • 2002 - Prix pour l'ensemble de la carrière - Chicago International Film Festival - Obtenu
  • 2000 - Lion d'or pour l'ensemble de la carrière - Mostra Internazionale d'Arte Cinematografica (Venezia) - Obtenu
  • 1999 - Prix pour l'ensemble de la carrière - NBR - The National Board of Review of Motion Pictures (New York) - Obtenu
  • 1998 - César d'honneur - César du Cinéma Français - Obtenu
  • 1996 - Prix pour l'ensemble de l'oeuvre - AFI - American Film Institute - Obtenu
  • 1995 - Prix pour l'ensemble de l'oeuvre - AMPAS - Academy of Motion Picture Arts and Sciences - Obtenu
  • 1993 - Meilleur réalisateur - Kansas City Film Critics Circle Awards - Unforgiven - Obtenu
  • 1993 - Meilleur réalisateur - Golden Globes - Unforgiven - Obtenu
  • 1993 - Meilleur réalisateur - Golden Globes - Unforgiven - Obtenu
  • 1993 - Meilleur réalisateur - DGA - Directors Guild of America (Los Angeles) - Unforginen - Obtenu
  • 1993 - Meilleur réalisateur - AMPAS - Academy of Motion Picture Arts and Sciences - Unforgiven - Obtenu
  • 1992 - Meilleur réalisateur - Los Angeles Film Critics Association Awards - Unforgiven - Obtenu
  • 1992 - Meilleur réalisateur - NSFC Award - National Society of Film Critics Awards - Unforgiven - Obtenu
  • 1992 - Meilleure interprétation masculine - Los Angeles Film Critics Association Awards - Unforgiven - Obtenu
  • 1989 - Meilleur réalisateur - Golden Globes - Bird - Obtenu
  • 1988 - Mention Spéciale - Golden Globes - Obtenu
  • 1971 - Mention Spéciale - Golden Globes - Obtenu