Jean-Pierre Cassel

Personnalité

Interprète, réalisateur, scénariste... : années 1950-2000

Nationalité :  France

Naissance :  27/10/1932 - France - Paris, Seine

Décès :  19/04/2007 - France - Paris, Paris, Ile-de-France

Identité

Genre : homme

État civil :

  • Jean-Pierre Crochon

Fonctions : Acteur, Intervenant, Auteur, Auteur primaire

Biographie

Formation :

Jean-Pierre Cassel étudie durant trois années au Cours d'art dramatique René Simon. Il prend également des cours de chant et de danse.

Carrière :

Jean-Pierre Cassel débute au cinéma en 1952 dans La route du bonheur de Maurice Labro et Giorgio C. Simonelli. Bon danseur, il parvient à placer quelques numéros de claquettes dans certains de ses rôles. Mais il ne trouve pas de rôle à la mesure de son talent dans une comédie musicale, le style ne faisant pas recette à cette époque en France. Il doit attendre 1959 et Les jeux de l'amour de Philippe De Broca pour obtenir son premier rôle principal. Dès lors, De Broca fait de lui le jeune premier de ses films. Ils tournent ensemble Le farceur (1960), L'amant de cinq jours et Un monsieur de compagnie (1964). Acteur au large répertoire, il sait sortir de son personnage initial de jeune homme léger pour interpréter des rôles plus graves comme dans Le caporal épinglé (1962) de Jean Renoir, L'armée des ombres (1969) de Jean-Pierre Melville, Le charme discret de la bourgeoisie (1972) de Luis Buñuel ou Le mouton enragé (1974) de Michel Deville. Jean-Pierre Cassel mène aussi une brillante carrière internationale. Ces merveilleux fous volants dans leurs drôles de machines (1964) de Ken Annakin connaît un immense succès, le rendant célèbre en-dehors de France, il joue ensuite dans Ah ! Dieu que la guerre est jolie (1969) de Richard Attenborough, Le crime de l'Orient-Express (1974) de Sydney Lumet, La grande cuisine (1977) de Ted Kotcheff. En 1987, il tourne à nouveau pour son ami De Broca dans Chouans ! . Depuis ses débuts , il n'a cessé de multiplier les performances d'acteur dans des films aux styles différents, le docteur Gachet dans Vincent et Théo (1991), un haut-couturier grotesque et maniéré Prêt-à-porter (1995) tous deux de Robert Altman, le père d'une famille bourgeoise assassinée La Cérémonie (1995, Claude Chabrol), ancien boxeur Virgil (2004, Mabrouk El Mechri), amateur de golf Fair play (2005, Lionel Bailliu), le père handicapé d'Olivier Gourmet Congorama (2005, Philippe Falardeau), ou le druide Panoramix Astérix et les Jeux Olympiques (2007, Frédéric Forestier et Thomas Langmann). Dans J'aurais voulu être un danseur (2005, Alain Berliner), il rend hommage à son maître Gene Kelly. Après Métisse (1992, Mathieu Kassovitz), et Les rivières pourpres (1999, id.), il retrouve son fils Vincent Cassel dans L'instinct de mort (2007, Jean-François Richet) et L'ennemi public n°1 (2007,id.), saga sur la vie de Jacques Mesrine où il joue le rôle du père du célèbre gangster interprété par son fils.

Autres activités :

Jean-Pierre Cassel monte à plusieurs reprises sur les planches, depuis les années 1950 avec Oscar (1958) jusqu'à nos jours avec Qui a peur de Virginia Woolf ? (1997). Il interprète de nombreux téléfilms dont Le mariage de Figaro (1961), La lune d'Omaha (1984) de Jean Marboeuf, L'été 36 (1985) d'Yves Robert et Le fils de Paul (1995) de Didier Grousset. Il a écrit un livre autobiographique "A mes amours", dans lequel il dresse un portrait des réalisateurs avec lesquels il a travaillé, et rend hommage au danseur Fred Astaire, l'une de ses sources d'inspiration. En 1976, il s'illustre dans la comédie musicale " A chorus line" pendant 7 mois, à Londres. Il remonte en scène en 2006, pour un spectacle dédié à Gainsbourg, "Jean-Pierre Cassel chante et danse Gainsbourg".

Filmographie

Courts métrages

Intervenant

Longs métrages

Acteur

Bibliographie éditoriale

  • Ouvrage : À mes amours / Jean-Pierre Cassel. Paris : Stock, 2004
  • Ouvrage : Dictionnaire du cinéma populaire français des origines à nos jours [Dictionnaire] / sous la dir. de Christian-Marc Bosséno et Yannick Dehée . - Paris : Nouveau Monde, 2004
  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n° 602, juin 2005
  • Périodique : Cinéma, n° 78, juillet 1963
  • Périodique : Cinémonde, n° 1377, 27 décembre 1960
  • Périodique : Ciné-Revue, 17 novembre 1977. Bernard Ales, "Jean-Pierre Cassel"
  • Périodique : Ciné-Revue, 8 novembre 1984. Bernard Ales, "Le Paris secret de Jean-Pierre Cassel !"
  • Périodique : Ciné-Revue, n° 14, avril 1992
  • Périodique : Ciné-Revue, n° 36, 6 septembre 1984. José Bulnes, "Les immortels du cinema: Jean-Pierre Cassel"
  • Périodique : Ciné-Revue, n° 4, 24 janvier 1980
  • Périodique : Ciné-Revue, n° 45, 8 novembre 1979. Bernard Ales, "Jean-Pierre Cassel"
  • Périodique : Ciné-Revue, n° 48, 26 novembre 1981. Bernard Ales, "Jean-Pierre Cassel: "le public francais est plus exigeant qu'on ne le croit !"
  • Périodique : Ciné-Revue, n° 6, 10 février 1983. "Jean-Pierre Cassel: "Je connais dans la vie la route qui mene au bonheur..."
  • Périodique : Ciné-Revue, n° 6, 6 février 1986. Bernard Ales, "Jean-Pierre Cassel: "Reussir au cinema comme Sylvester Stallone, c'est sinistre!"
  • Périodique : Ciné-Revue, n° 9, 26 février 1976
  • Périodique : Ecran, n° 77, février 1979. "Jean-Pierre Cassel"
  • Périodique : Film Dope, n° 6, novembre 1974
  • Périodique : Image et Son, n° 296, mai 1975. Henri Béhar, "Rencontre express avec Jean-Pierre Cassel"
  • Périodique : Image et-Son, n° 246, janvier 1971
  • Périodique : Nouveau Cinémonde (Le), n° 1845, octobre 1970
  • Périodique : Stars, n° 16, printemps 1993. Ron Magid, "Jean-Pierre Cassel"

Récompenses et nominations

  • 1994 - Meilleure interprétation masculine - NBR - The National Board of Review of Motion Pictures (New York) - Prêt-à-porter - Obtenu

Liens familiaux

Collections liées