Robert De Niro

Personnalité

Interprète, producteur, réalisateur : années 1960-2020

Nationalité :  Etats-Unis

Naissance :  17/08/1943 - Etats-Unis - Manhattan, New York, New York

Identité

Genre : homme

Naturalisation : Italie

État civil :

  • Robert Anthony De Niro Jr.

Fonctions : Réalisateur, Acteur, Producteur, Producteur délégué, Producteur exécutif, Producteur associé, Intervenant, Auteur secondaire

Biographie

Formation :

Robert De Niro grandit dans une famille d'émigrés italiens, dans le quartier new-yorkais de Little Italy. Très tôt, il se découvre une vocation d'acteur que ses parents, tous deux artistes peintres, encouragent sans condition. Dès l'âge de dix ans, il est inscrit au Dramatic Workshop, école de comédie pour enfants. A partir de 1960, il intègre l'Actor's Studio pour suivre les cours de Lee Strasberg et Stella Adler. Il apparaît d'abord dans des spectacles Off Broadway puis quitte les Etats-Unis pour entreprendre un voyage en stop à travers l'Europe. Il est figurant dans Trois chambres à Manhattan de Marcel Carné.

Carrière :

Considéré comme l’un des plus grands acteurs américains de l’histoire du cinéma, Robert De Niro s’est imposé par sa capacité unique à se métamorphoser, de Taxi Driver à Raging Bull en passant par Le Parrain, 2e partie et Les Affranchis, et a été récompensé par deux Oscars pour des performances devenues légendaires.
Monstre du cinéma mondial, Robert De Niro est avant tout un professionnel du changement d'apparence : il opère une véritable mue tout au long de ses films. Mais pour toucher juste, "il est important de ne pas trop en faire", conseille-t-il. Ce trait, sensible dès son deuxième film, Greetings (1968) de Brian De Palma, sème la panique chez les spectateurs : est-il le même personnage qu'ils ont vu au début du film ? Ce n'est du reste qu'en 1971 qu'il est reconnu du grand public avec The Gang That Couldn't Shoot Straight de James Goldstone. En 1973, c'est la critique qui le remarque grâce à son interprétation d'un joueur de base-ball condamné dans Le Dernier Match de John D. Hancock. Mais c'est le marginal de Mean Streets (1973) de Martin Scorsese, premier réalisateur à lui confier la vedette, qui le révèle. Rien n'est comparable cependant au triomphe fulgurant du Parrain II (1974) de Francis Ford Coppola, où Robert De Niro réussit à faire oublier le mythique Marlon Brando de la première partie en interprétant Don Corleone jeune. Il faut dire que l'acteur ne laisse rien au hasard dans ce rôle qui lui vaut un Oscar du meilleur second rôle. Cette perfection, il l'obtient à force de visionner le premier film pour imiter puis finalement dépasser la prestation de son rival. Sans oublier la touche d'authenticité, acquise à la faveur d'un séjour en Sicile où, pour attraper l'accent du pays, il va jusqu'à répéter avec des habitants du cru. Dès lors, Robert De Niro est capable de jouer tous les rôles. Sous la direction de Martin Scorsese, on le retrouve en justicier solitaire et névropathe au crâne rasé dans Taxi driver (1976), en insouciant propriétaire terrien pour Bernardo Bertolucci (1900, 1976), en producteur hollywoodien pour l'adaptation par Elia Kazan du Dernier nabab de Francis Scott Fitzgerald, voire, à l'instigation de Michael Cimino, en ouvrier sidérurgiste embourbé dans l'enfer de la guerre du Vietnam (Voyage au bout de l'enfer, 1978). Scorsese, dont il est devenu l'acteur fétiche, le transforme en jazzman dans la comédie musicale New York, New York (1977) — rôle pour lequel il apprend à jouer du saxophone —, et surtout en boxeur dans Raging Bull (1980) : ce dernier film crée véritablement la légende, puisque pour incarner Jake La Motta, mythe cher à l'Amérique des quartiers pauvres, De Niro accepte de prendre 30 kilos et décroche l'Oscar du meilleur acteur pour sa prestation hallucinée. Par la suite, Robert De Niro s'affranchit de plus en plus de l'inspiration East End pour étendre son champ d'action. Il touche à tous les genres. Le film policier, bien sûr (Sanglantes confessions, Ulu Grosbard, 1981) mais aussi la satire (La Valse des pantins, Martin Scorsese, 1983), le film futuriste (Brazil, 1984, de Terry Gilliam) ou la comédie sentimentale (Falling in love, Ulu Grosbard, 1984). Sa composition la plus inoubliable de la période est certainement Noodles, le gangster dont Sergio Leone raconte la saga dans son dernier film, Il était une fois en Amérique, 1984). Considéré comme le plus grand acteur américain de sa génération, il peut successivement interpréter avec la même intensité un mercenaire en quête de rédemption dans l'Amérique du Sud coloniale (Mission, Roland Joffé, 1986), le diable dans le thriller Angel Heart (Alan Parker, 1987) ou Al Capone dans Les Incorruptibles (Brian DePalma, 1987). Tout en poursuivant sa fructueuse collaboration avec Scorsese — le mafieux des Affranchis (1990), le terrifiant violeur des Nerfs à vif (1991), le patron de casino de Casino (1995) —, De Niro continue à montrer toutes les facettes de son talent aussi bien dans la romance (Stanley et Iris, Martin Ritt, 1990) que dans le drame (Blessures secrètes, Michael Caton-Jones, 1993). Il accumule aussi les personnages plus grands que nature, que ce soit le malade mental semi-catatonique de L'Eveil (Penny Marshall, 1990) ou le monstre de Frankenstein (Kenneth Branagh, 1994), le spin-doctor politique de Des hommes d'influence (Barry Levinson, 1997) ou le flic ultra-conservateur confronté à une drag-queen de Personne n'est parfait(e) (Joel Schumacher, 1999). Il multiplie également les rôles dans des polars de tous ordre, dont Heat (Michael Mann, 1995) où il est confronté à l'autre acteur de légende du Hollywood seventies, Al Pacino, mais aussi Jackie Brown (Quentin Tarantino, 1997). Alors que son image a tendance à se standardiser, Robert De Niro choisit de s'essayer à un genre qui va relancer sa carrière et sa popularité dans les années 2000 : la comédie. Midnight Run (Martin Brest, 1988) ou Nous ne sommes pas des anges (Neil Jordan, 1989) lui en offrent de premières occasions avant que Mafia blues (Harold Ramis, 1999) — où il s'amuse de son personnage habituel de mafieux plongé, ici, dans une drôle de psychanalyse — et surtout Mon beau-père et moi (Jay Roach, 2000) et sa composition en suspicieux futur beau-père de Ben Stiller, ne confirment cette reconversion. Ces deux films auront d'ailleurs des suites (Mafia blues 2, la rechute !, Harold Ramis, 2002 ; Mon beau-père, mes parents et moi, Jay Roach, 2004 ; Mon beau-père et nous, Paul Weitz, 2010), preuve de leur succès. Mais difficile de changer de peau lorsqu'on a presque tout tourné comme le prouve son premier film français, Malavita (Luc Besson, 2013), comédie policière où il joue un mafieux… En 2012, il retrouve la comédie dans Happiness Therapy de David O. Russell, où il campe un père attachant et fragile, rôle qui lui vaut une nouvelle nomination à l’Oscar. L’année suivante, il s’amuse à casser son image dans Dirty Papy (Dan Mazer, 2015), incarnant un grand-père débridé, puis dans Hands of Stone (Jonathan Jakubowicz, 2016), où il redevient entraîneur de boxe, renouant avec la mythologie de Raging Bull. Mais c’est avec The Irishman (Martin Scorsese, 2017) que De Niro signe un retour magistral au film de mafia. Grâce à la technologie de rajeunissement numérique, il traverse plusieurs décennies, donnant la réplique à Al Pacino et Joe Pesci dans une fresque crépusculaire saluée par la critique. Toujours aussi éclectique, il s’essaie à la satire politique dans Joker (Todd Phillips, 2018), où il incarne un animateur de talk-show cynique, et à la comédie familiale dans Mon grand-père et moi (Tim Hill, 2017). Loin de se reposer sur ses lauriers, De Niro continue d’explorer des registres variés : il joue dans Mon père et moi (Laura Terruso, 2023), où il s’amuse de ses origines italiennes dans une comédie générationnelle. En 2023, il retrouve Martin Scorsese pour Killers of the Flower Moon, fresque historique où il incarne un patriarche manipulateur au cœur d’un drame sur la naissance de l’Amérique moderne, performance une nouvelle fois saluée. En 2025, Robert De Niro retrouve la pègre new-yorkaise en jouant un double rôle (Vito Genovese et Frank Costello) dans The Alto Nights de Barry Levinson. À plus de 80 ans, Robert De Niro demeure un monstre sacré du cinéma mondial, capable de surprendre, d’émouvoir et de se réinventer, fidèle à cette exigence de vérité et de transformation qui, depuis ses débuts, fait de chacune de ses apparitions un événement. Le Festival de Cannes lui décerne une palme d’honneur en 2025.
En 1993, De Niro s'essaie à la réalisation avec Il était une fois le Bronx : il ne résiste pas à la tentation de renouer avec l'ambiance Little Italy dont il signe une chronique sensible située dans les années 60. Il y incarne par ailleurs un chauffeur de bus tentant d'empêcher son fils de rejoindre la
mafia. En 2006, il réalise et interprète (aux côtés de Matt Damon et Angelina Jolie) un film d'espionnage se déroulant en pleine guerre froide, Raisons d'Etat.

 

Autres activités :

Robert De Niro fonde en 1986 sa propre maison de production, Tribeca, et s'initie à la mise en scène. Il lance la série télévisée Tribeca . Il est le propriétaire d'un restaurant, le Tribeca Grill à Manhattan et copropriétaire avec Francis Coppola et Robin Williams du Rubicon à San Francisco.

Filmographie

Courts métrages

Intervenant

Longs métrages

Acteur

Producteur délégué

Producteur exécutif

Producteur associé

Réalisation

Bibliographie éditoriale

  • Ouvrage : Al Pacino Robert De Niro, regards croisés / Michel Cieutat et Christian Viviani ; préf. de Sydney Pollack. - Paris : Dreamland, 2000
  • Ouvrage : Robert De Niro/ James Cameron-Wilson. - Paris : Le Terrain Vague : Losfeld, 1988
  • Ouvrage : The cinema of Robert de Niro / J. Cameron-Wilson. - London : Zomba books, 1986
  • Périodique : American Film, vol. 15, n° 1, octobre 1989
  • Périodique : American Film, vol. 15, n° 1, octobre 1989
  • Périodique : American Film, vol. 6, n° 5, mars 1981
  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n° 286, mars 1978
  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n° 500, mars 1996
  • Périodique : Ciné-Revue, vol. 65, n° 2, janvier 1985
  • Périodique : Film Review, décembre 1996
  • Périodique : Films and Filming, n° 409, octobre 1988
  • Périodique : Interview, vol. 23, n° 11, novembre 1993
  • Périodique : Mensuel du Cinéma (Le), n° 16, avril 1994
  • Périodique : Photoplay, vol. 27, n° 10, octobre 1976
  • Périodique : Photoplay, vol. 34, n° 8, août 1983
  • Périodique : Positif, n° 199, novembre 1977
  • Périodique : Séquences, n° 145, mars 1990
  • Périodique : Télérama, n° 2310, avril 1994
  • Périodique : Time Out, n° 1374/1375, décembre/janvier 1996/97
  • Site Internet : Bio, filmo, photos, actualité, liens, télachargements...
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  • Site Internet : Bio, filmo, photos, récompenses, nouveautés, critiques, interviews, téléchargements...
  • Site Internet : Première, n° 139, octobre 1988
  • Site Internet : Site sur la collaboration De Niro/Scorsese. - en anglais

Récompenses et nominations

  • 2025 - Palme d'or d'honneur - Festival International du Film (Cannes) - Obtenu
  • 2020 - Prix pour l'ensemble de la carrière - Screen Actors Guild Awards (Los Angeles) - Obtenu
  • 2011 - Cecil B. DeMille Award - Golden Globes - Obtenu
  • 2000 - Prix pour l'ensemble de la carrière - Festival International de Cinéma (San Sebastian) - Obtenu
  • 1997 - Prix pour l'ensemble de la carrière - Festival International du Film (Moscou) - Obtenu
  • 1993 - Lion d'or pour l'ensemble de la carrière - Mostra Internazionale d'Arte Cinematografica (Venezia) - Obtenu
  • 1990 - Meilleure interprétation masculine - New York Film Critics Circle Awards - Goodfellas/Awakenings - Obtenu
  • 1990 - Meilleure interprétation masculine - NBR - The National Board of Review of Motion Pictures (New York) - Awakenings - Obtenu
  • 1981 - Meilleure interprétation masculine - AMPAS - Academy of Motion Picture Arts and Sciences - Raging Bull - Obtenu
  • 1981 - Meilleure interprétation masculine - Boston Society of Film Critics Awards - Raging Bull - Obtenu
  • 1981 - Meilleure interprétation masculine - Golden Globes - Raging Bull - Obtenu
  • 1980 - Meilleure interprétation masculine - NBR - The National Board of Review of Motion Pictures (New York) - Raging Bull - Obtenu
  • 1980 - Meilleure interprétation masculine - Los Angeles Film Critics Association Awards - Raging Bull - Obtenu
  • 1980 - Meilleure interprétation masculine - New York Film Critics Circle Awards - Raging Bull - Obtenu
  • 1977 - Meilleure interprétation masculine - New York Film Critics Circle Awards - Taxi driver - Obtenu
  • 1977 - Meilleure interprétation masculine - NSFC Award - National Society of Film Critics Awards - Taxi driver - Obtenu
  • 1976 - Meilleure interprétation masculine - Los Angeles Film Critics Association Awards - Taxi driver - Obtenu
  • 1975 - Meilleure interprétation masculine dans un 2d rôle - AMPAS - Academy of Motion Picture Arts and Sciences - The Godfather : part II - Obtenu
  • 1974 - Meilleure interprétation masculine dans un 2d rôle - NSFC Award - National Society of Film Critics Awards - Mean streets - Obtenu
  • 1974 - Meilleure interprétation masculine dans un 2d rôle - New York Film Critics Circle Awards - Bang the drum slowly - Obtenu

Liens familiaux

Marié(e) à :

Relations professionnelles

Fondateur de :