André Dussollier

Interprète : années 1970-2020

Nationalité :  France

Naissance :  17/02/1946 - France - Annecy, Haute-Savoie

Personnalité

Identité

Genre : homme

Pseudonyme(s) :

  • André Dussolier

État civil :

  • André Claude Dussollier

Fonctions : Acteur, Voix (doublage), Voix off, Voix (commentaire), Préfacier, postfacier, Auteur primaire, Annotateur

Biographie

Formation :

Pour les parents d'André Dussollier, fonctionnaires au Trésor public, les ambitions d'artiste de leur fils passent après les études. Muni de deux licences et d'une maîtrise de lettres, André Dussollier se rend à Paris pour suivre des cours de théâtre. Il entre au Conservatoire puis devient pensionnaire de la Comédie-Française en 1972. François Truffaut l'y découvre.

Carrière :

Acteur phare du cinéma français, André Dussollier s’est imposé par son élégance, sa subtilité et sa capacité à incarner aussi bien des personnages comiques que dramatiques, multipliant les rôles marquants dans des films tels que Un cœur en hiver, On connaît la chanson, Tanguy ou Tout s’est bien passé, et raflant plusieurs César au fil de sa carrière.
Dussollier débute au cinéma dans Une belle fille comme moi de Truffaut (1972). Pour ce premier rôle, il prend une voix d'adolescent, joue un thésard en sociologie, binoclard et timide, qui donne la réplique à Bernadette Lafont, détenue délurée. Dès ses débuts, André Dussollier dégage une personnalité : classique, timide, modeste et élégant, il se montre doué pour interpréter des personnages subtils, ambigus et intellectuels. Ce portrait se dessine dès les premières années de sa carrière qu'il consacre au cinéma d'auteur. Après Toute une vie (Claude Lelouch, 1973), il tourne avec Eric Rohmer Perceval le Gallois (1978) et Le beau mariage (1981).
En 1982, il rencontre Alain Resnais, et grâce à La vie est un roman, le public découvre enfin cet acteur discret, tenace, au sourire charmeur. Les deux hommes collaborent à plusieurs reprises (L'amour à mort, 1984 ; Mélo, 1986). En 1985, l'acteur sort de sa réserve dans une comédie à grand succès de Coline Serreau, Trois hommes et un couffin : un séducteur acharné se retrouve du jour au lendemain père d'une petite fille, état qu'il partage avec ses deux colocataires. Audacieux dans ses choix, André Dussollier rêve de rôles sans limite comme ceux de Robert De Niro, mais il reste classique et raisonnable dans ses interprétations. En 1991, il est l'expansif Maxime au côté de Daniel Auteuil dans Un cœur en hiver de Claude Sautet ; son personnage de Maxime, commercial décomplexé, habile en amour vaut à Dussolier le César du Meilleur acteur dans un second rôle. Puis, au contraire, l'amoureux secret, timide et un peu perdant qu'il interprète dans On connaît la chanson (1997) d'Alain Resnais lui porte chance : il remporte cette fois le César du Meilleur acteur. On le retrouve sous la direction d'Yves Angelo en médecin comique à force de ridicule dans Un air si pur (1996) et en homme fruste et manuel dans Voleur de vie (1997). A partir de la fin des années 90, André Dussollier est de plus en plus présent sur le grand écran. Sa filmographie montre sa volonté et sa fidélité de jouer pour les réalisateurs qu'il affectionne. En 1998 il est un des "enfants du marais" de Jean Becker ; réalisateur qu'il retrouve en 2000 dans Un crime au paradis et en 2002 dans Effroyables jardins. Toujours en 98 il est le capitaine Jean-Louis Gomez dans Scènes de crimes le polar de Frédéric Schoendoerffer. Genre qu'il affectionne puisqu'on retrouve l'acteur en colonel cette fois dans Agents secrets de Schoendoerffer encore (2003) ; il est également flic gradé dans 36, Quai des orfèvres (Olivier Marchal, 2003) ; et dans le thriller Cortex (Nicolas Boukhrief, 2006), il est un flic à la retraite qui enquête sur des morts mystérieuses survenant dans la maison de retraite où il est pensionnaire. André Dussollier est également à l'affiche de nombreux drames comme La Chambre des officiers (2000), adaptation par François Dupeyron du livre de Marc Dugain ; son rôle du chirurgien lui vaut le César de la Meilleure interprétation masculine dans un second rôle. Le drame historique lui sied car en 2009, il est le Staline de Une exécution ordinaire (Marc Dugain), entre cynisme et sadisme, sa prestation toute en inhumanité est saluée par l'ensemble de la critique. L'acteur qui fait partie de la "bande à Resnais" est à l'affiche de Coeurs (2006), il est Thierry, l'agent immobilier qui travaille avec la troublante Charlotte, interprétée par Sabine Azéma. Il joue encore pour Resnais dans Les Herbes folles (2008) où il a cette fois le rôle-titre en incarnant Georges Palet, un homme déstabilisant ayant du mal à contrôler ses pulsions et impulsions - encore face à Sabine Azéma. André Dussolier a toujours pris soin d'exploiter l'autre versant de son talent, et brille également dans le registre comique. Un de ses grands rôles est celui du malheureux père du fameux Tanguy dans le film éponyme (Etienne Chatiliez, 2000) ; avec son épouse (Sabine Azéma, toujours !) les deux parents, qui aimeraient bien que leur rejeton de 28 ans vole de ses propres ailes, rivalisent de drôlerie et de désopilance pour mettre le fiston à la porte. Dussollier change de partenaire féminine pour les trois opus tournés par Pascal Thomas en 2004 (Mon petit doigt m'a dit), 2008 (Le crime est notre affaire), et 2011 (Associés contre le crime). Au côté de la pétillante Catherine Frot, dans ces comédies policières à la saveur des intrigues d'Agatha Christie, Dussollier incarne Bélisaire Beresford, imperturbable soixantenaire au flair encore affûté, toujours amoureux de sa femme, charmant d'élégance et d'érudition. André Dussollier poursuit une carrière cinématographique riche et éclectique, confirmant sa place de pilier du cinéma français. Il enchaîne les rôles marquants, notamment dans Impardonnables (2010) d’André Téchiné, où il campe un écrivain en quête de paix, puis dans la comédie Mon pire cauchemar (id.) d’Anne Fontaine, face à Isabelle Huppert. Sa filmographie des années 2010 témoigne de sa fidélité aux réalisateurs qu’il affectionne et de son goût pour l’alternance entre comédie et drame. Il joue dans Adopte un veuf (2015) de François Desagnat, où il excelle dans la comédie de situation, puis dans À fond (id.) de Nicolas Benamou, une comédie d’action débridée. Il s’illustre également dans des drames contemporains comme Chez nous (2016) de Lucas Belvaux, où il incarne un notable ambigu, et Mauvaises herbes (2017) de Kheiron, où il apporte une touche d’humanité à son personnage. En 2018, il retrouve le rôle du père de Tanguy dans Tanguy, le retour d’Étienne Chatiliez, renouant avec la veine comique qui a fait son succès auprès du grand public. La même année, il touche par sa sensibilité dans Fourmi de Julien Rappeneau. Il enchaîne avec des rôles plus sombres, comme dans le thriller Boîte noire (2019) de Yann Gozlan, où il campe un directeur d’enquête mystérieux, et dans le drame Tout s’est bien passé (2020) de François Ozon, où il livre une prestation bouleversante en père malade, saluée par la critique. Toujours présent dans des productions ambitieuses, il participe à Le Tigre et le Président (2022) de Jean-Marc Peyrefitte, puis à En plein feu (2023) de Quentin Reynaud, où il incarne un homme confronté à la catastrophe, prouvant encore sa capacité à embrasser des registres variés. En 2024, il est à l’affiche de Paradis Paris (2024) de Marjane Satrapi, et retrouve la même année Sabine Azéma pour la comédie N’avoue jamais (id.) d’Ivan Calbérac.

Autres activités :

André Dussollier poursuit une carrière théâtrale et interprète entre autres L'homme qui rit (1971), Bed Rom (1976), Faisons un rêve (1981), Trahisons conjugales (1982) et La mouette (1998). Il a été nominé quatre fois au Molière du Meilleur comédien. Pour la télévision, il tourne dans Madame Bovary de Pierre Cardinal (1973), Un ours pas comme les autres de Nina Companeez (1977), Music-hall de Marcel Bluwal (1985), Palace de Jean-Michel Ribes (1988), Le piège de Serge Moati (1990) et Notre homme d'Elisabeth Rappeneau (1995).

Filmographie

Longs métrages

Acteur

Voix off

Voix (doublage)

Bibliographie éditoriale

  • Ouvrage : Comédiens du rêve à la réalité / Serge Rousseau.- Le Chesnay : Jade ; Paris : Flammarion, 1988
  • Périodique : Avant Scène Cinéma (L'), n° 356, janvier 1987
  • Périodique : CinémAction, n° 92, 1999
  • Périodique : Mensuel du Cinéma (Le), janvier 1994
  • Périodique : Positif, n° 300, février 1986
  • Périodique : Première, n° 202, janvier 1994
  • Périodique : Revue du Cinéma (La) / Image et Son, n° 397, septembre 1984
  • Périodique : Studio Magazine, septembre 1998
  • Périodique : Télérama, n° 2397, décembre 1995

Récompenses et nominations

  • 2002 - Meilleure interprétation masculine dans un 2d rôle - César du Cinéma Français - La Chambre des officiers - Obtenu
  • 1999 - Prix pour l'ensemble de la carrière - Festival International du Film Romantique (Cabourg) - Obtenu
  • 1998 - Meilleure interprétation masculine - César du Cinéma Français - On connaît la chanson - Obtenu
  • 1993 - Meilleure interprétation masculine dans un 2d rôle - César du Cinéma Français - Un coeur en hiver - Obtenu

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Parent de :

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