Vladimir Cosma

Personnalité

Compositeur, interprète, producteur... : années 1960-2020

Nationalité :  France

Naissance :  13/04/1940 - Roumanie - Bucarest

Identité

Genre : homme

Pseudonyme(s) :

  • Jeff Jordan
  • Richard Eldwyn

État civil :

  • Wladimir Cosma

Fonctions : Acteur, Compositeur de la musique originale, Compositeur des chansons originales, Parolier des chansons originales, Ingénieur du son, Compositeur de la musique préexistante, Directeur musical, Auteur, Annotateur

Biographie

Formation :

Après ses études secondaires, Vladimir Cosma intègre le Conservatoire National et obtient deux premiers prix, en violon et en composition. Il poursuit ses études à Paris en 1963. Il entreprend une tournée mondiale de violoniste classique.

Carrière :

Compositeur incontournable de la comédie à la française, Vladimir Cosma est reconnu pour ses mélodies inoubliables qui ont marqué le cinéma populaire, de La Boum à Le Grand Blond avec une chaussure noire, et pour ses deux César de la meilleure musique originale (Diva, Le Bal) qui consacrent son talent à la fois populaire et exigeant.
Vladimir Cosma compose sa première bande originale pour le cinéma en 1967 pour Alexandre le bienheureux d'Yves Robert. En 1972, il obtient son premier grand succès avec la musique du Grand blond avec une chaussure noire (Yves Robert). Il utilise principalement la flûte de Pan qui, pour un film d'espionnage, dénote avec tout ce qui a pu être fait. En 1973, il fait preuve de grande créativité en passant par des ambiances jazzy new-yorkaises aux thèmes yiddish dans Les Aventures de Rabbi Jacob de Gérard Oury. Il participera à de nombreux succès, souvent dans le divertissement populaire : Dupont Lajoie (Yves Robert, 1974), L'Aile ou la cuisse (Claude Zidi, 1976), La Boum (Claude Pinoteau, 1980), La Chèvre (Francis Véber, 1981). Tout en continuant son travail de chef d'orchestre, il s'impose véritablement comme un des piliers de la composition pour le cinéma. Dans les années 80, il diversifie son genre en travaillant pour des films à caractère social : les débuts de la télé-réalité dans Le Prix du danger (Yves Boisset, 1982) ou bien l'humour grinçant du Splendid dans Le Père Noël est une ordure (Jean-Marie Poiré, 1982). Vladimir Cosma se renouvèle sans cesse, composant avec des instruments peu utilisés comme l'harmonica ou le lyricon. Son talent pluridisciplinaire est récompensé par deux Césars, en 1982 pour Diva (Jean-Jacques Beineix) et en 1984 pour Le Bal (Ettore Scola). Il fait partie d'un cercle très fermé composé de grands réalisateurs, nouant de véritables amitiés avec Yves Robert, Claude Zidi, Gérard Oury ou Jean-Pierre Mocky. Etant devenu un compositeur à succès, il n'hésite pas à travailler pour des jeunes réalisateurs : Les Grands sentiments font les grands gueuletons (Michel Berny, 1973), La Vouivre (Georges Wilson, 1988). Dans les années 90, son rythme de production ralentit, touché par les évolutions de la musique et occupé par plusieurs projets personnels. Il continue à travailler régulièrement pour le cinéma. Vladimir Cosma reste un grand nom de la musique classique et du cinéma. En 1989, il compose la partition de La Gloire de mon père et Le Château de ma mère de Yves Robert, adaptant l’univers de Marcel Pagnol avec une sensibilité mélodique qui marque les esprits. Il retrouve Francis Veber pour Les Fugitifs (1986), puis Gérard Oury avec La Soif de l’or (1993), confirmant sa capacité à accompagner la comédie populaire d’un souffle orchestral immédiatement reconnaissable. Durant les années 1990, il met en musique des films tels que Le Dîner de cons (Francis Veber, 1997), dont le thème, à la fois malicieux et tendre, s’inscrit dans la mémoire collective. Il collabore également avec Jean-Pierre Mocky sur plusieurs œuvres, dont Ville à vendre (1991) et Le Mari de Léon (1992), explorant des registres plus sombres et satiriques. Au tournant du millénaire, Vladimir Cosma continue d’illustrer le cinéma français, notamment avec Le Plus beau métier du monde (Gérard Lauzier, 1996) ou Le Schpountz (Gérard Oury, 1998), où il revisite la tradition de la comédie à la française. Son style, toujours reconnaissable, évolue au gré des époques, intégrant de nouveaux instruments et des arrangements plus contemporains, sans jamais renoncer à la richesse mélodique qui fait sa signature. Entre les années 2000 et 2020, il se fait plus rare au cinéma, mais sa musique continue d’accompagner les films de Jean-Pierre Mocky (Le Deal, Les Insomniaques, Calomnies, Vénéneuses), tout en étant régulièrement célébrée lors de concerts symphoniques et de rééditions de ses bandes originales.

Autres activités :

Vladimir Cosma a écrit l'opéra Marius et Fanny joué en 2007 à Marseille. Il travaille pour la télévision en signant les bandes originales de feuilletons comme Les Coeurs brûlés , Les Yeux d'Hélène ou des dessins animés comme Les Mondes engloutis . La chaîne TF1 lui confie la composition de ses génériques en 1975.

Filmographie

Courts métrages

Directeur musical

Compositeur de la musique préexistante

Longs métrages

Compositeur de la musique originale

Compositeur des chansons originales

Parolier des chansons originales

Ingénieur du son

Bibliographie éditoriale

  • Ouvrage : Vladimir Cosma, comme au cinéma / entretiens avec Vincent Perrot. - Paris : Hors collection, 2009
  • Périodique : Cinématographe, n° 62, novembre 1980
  • Périodique : Ciné-Revue, n° 16, 16 avril 1987
  • Périodique : Film Français (Le), n° 1755, 2 février 1979
  • Périodique : Film Français (Le), n° 1841, 16 janvier 1981

Récompenses et nominations

  • 1984 - Meilleure musique - César du Cinéma Français - Ballando ballando - Obtenu
  • 1982 - Meilleure musique - César du Cinéma Français - Diva - Obtenu