Robert Dalban

Personnalité

Interprète, voxographe: années 1930-1980

Nationalité :  France

Naissance :  19/07/1903 - France - Celles-sur-Belle, Deux-Sèvres

Décès :  03/04/1987 - France - Paris, Paris, Ile-de-France

Identité

Genre : homme

État civil :

  • Gaston Paul Barré

Fonctions : Acteur, Voix (commentaire), Auteur secondaire

Biographie

Formation :

Sans formation particulière, Robert Dalban débute au théâtre Montparnasse sous le pseudonyme de RQ dans des pièces de comique boulevardier. Il passe de théâtre en théâtre, de Belleville à la Cigale et de Grenelle à Montparnasse, jouant des opérettes et des revues de music-hall. Il donne la réplique à Gaby Morlay au théâtre du Gymnase dans Rouge d'Henri Duvernois et joue au côté de Sarah Bernhardt dans Les nouveaux riches .

Carrière :

Tout au long d'une carrière qui compte plus de deux cents films, Robert Dalban tient tous les types de seconds rôles : souvent truand, il est aussi majordome, garagiste, flic, patron de bistrot ou d'hôtel de passe. Poussé par Gaby Morlay, il se lance dans le cinéma et fait une première apparition dans Passeurs d'homme (1937) de René Jayet. En 1939, il remplace au pied levé Eric von Stroheim dans Deuxième bureau contre Kommandantur . Ce n'est pourtant qu'après la Seconde Guerre mondiale que Robert Dalban impose réellement son physique râblé et sa tête de boxeur dans un genre particulier : le polar noir à la française. Il fait une brève apparition dans Boule de Suif (1945) de Christian-Jaque, et, deux ans plus tard, Henri-Georges Clouzot en fait le meurtrier de Quai des orfèvres (1947). Son personnage, tour à tour flic ou voyou, s'impose dans Non coupable (1947) d'Henri Decoin, dans Au-delà des grilles (1948) de René Clément et dans Au p'tit zouave (1949) de Gilles Grangier. Il retrouve Henri-Georges Clouzot en 1948 pour Manon puis en 1954 pour Les diaboliques . Avec l'arrivée de la nouvelle vague, le film noir périclite et Robert Dalban s'oriente vers les films de cape et d'épée (Le miracle des loups , 1961, d'André Hunebelle ; La tour, prends garde ! , 1957, de Georges Lampin). Le genre change, mais l'acteur joue le même type de personnage, celui du traître tenant une dague à la place du browning. Dans les années 1960, il trouve plusieurs emplois dans des polars parodiques. L'un des plus savoureux, (1963) de Georges Lautner, le voit camper un majordome britannique ponctuant ses coups de revolver d'un " Yes, sir ! " . On le retrouve à nouveau dans les années 1980, en chauffeur de taxi, concierge ou parisien moyen, cultivant un langage fleuri et imagé, chez Francis Veber ou Claude Pinoteau par exemple.

Autres activités :

Robert Dalban prête sa voix de séducteur à Clark Gable dans la version française d'Autant en emporte le vent (1939) de Victor Fleming ainsi qu'à de nombreux autres acteurs. Grand ami de Robert Hossein, il apparaît dans tous ses spectacles à partir de 1955. Pour la télévision, il interprète Les loups (1959) de Marcel Bluwal, Robinson Crusoé (1964) de Jean Sacha et Benjowski (1974) de Fritz Umgelter.

Filmographie

Courts métrages

Acteur

Voix (commentaire)

Longs métrages

Acteur

Bibliographie éditoriale

  • Ouvrage : Le petit monde de Robert Dalban / Charles Ford.- Paris : France-Empire, 1988
  • Périodique : Ciné-Revue, n° 47, 24 novembre 1988

Liens familiaux

Marié(e) à :